CI_DESSOUS ENCORE UNE VUE DE LA FÊTE DES ROSEAUX AU SWAZILAND

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Le Swaziland est officiellement appelé royaume du Swaziland ou encore le Ngwane. C'est un État d'Afrique australe, enclavé entre le Mozambique, à l'est, et l'Afrique du Sud. Ce petit pays de 17 363 km² (moins grand que la Belgique), indépendant depuis 1968, s'est constitué autour de la nation swazie. C'est un pays montagneux sans façade maritime enclavé entre l'Afrique du Sud et le Mozambique |
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Mawati III'ROI DU SWAZILAND)
en costume traditionnel
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5 janvier 2010Le président de l’Assemblée nationale a enfin convoqué en plénière ses collègues pour ce mardi 05 janvier 2010 afin de voter le délai au terme duquel le chef de l’Etat ne peut plus recourir aux mesures exceptionnelles. C’est suite aux pressions qui fusaient de tous les côtés que le professeur Mathurin Coffi Nago a lancé espressément les invitations hier vers 17 heures. Mais, il n’est pas encore à l’abri d’autres difficultés.
Les députés sont en plénière ce jour mardi 05 janvier 2010 pour fixer le délai au-delà duquel le président Yayi Boni ne peut plus recourir aux mesures exceptionnelles. C’est cinq jours après la prise, par le chef de l’Etat, des ordonnances pour faire exécuter le budget général de l’Etat gestion 2010 que le Parlement a enfin décidé de prendre ses responsabilités constitutionnelles. Mais, pour en arriver là, il a fallu des pressions sur le président de l’Assemblée nationale avant qu’il ne convoque ses collègues pour ce jour. Dans la mouvance comme dans l’opposition non déclarée, on se demande les raisons qui peuvent motiver un tel retard. Parce qu’au terme des dispositions de l’article 69 de la constitution du 11 décembre 1990, le Parlement se réunit de plein droit dès que le chef de l’Etat a recours aux mesures exceptionnelles. Et c’est toujours au lendemain de la décision du président de la République de recourir à ce pouvoir exceptionnel que le Parlement se réunit. Mais, sous le fallacieux prétexte de la longue période des fêtes de fin de l’année 2009 et prétextant du fait que la loi soit très imprécise sur le délai imparti à l’Assemblée nationale pour s’exécuter, le professeur Mathurin Coffi Nago semble avoir, à tort ou à raison, fermé les yeux sur cette obligation constitutionnelle et devra, selon certains, députés, en répondre. Car, ce long silence pourrait apporter de l’eau au moulin du gouvernement déjà en proie à de sérieuses difficultés, qui pourrait alors profiter du vide créé pour enrôler tous les dossiers sensibles qui pourraient lui être refusés par l’Assemblée nationale. Car à l’Assemblée nationale, les marges de manœuvres sont très réduites pour le gouvernement en cette période où certains députés Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) prêtent déjà main forte à l’opposition informelle. Car le vote qui rejette la loi des finances exercice 2010, est la preuve que la majorité a visiblement changé de camp et les communications en cours contre les députés Fcbe mécontents pourraient vite alourdir l’ambiance déjà très délétère dans cette mouvance présidentielle en panne. D’ailleurs, c’est vers 17 heures que, tous travaux cessants, les fonctionnaires du Secrétariat général administratif de l’Assemblée nationale ont commencé par rédiger le communiqué qui devrait être diffusé sur la chaîne nationale hier soir pour inviter les députés à la plénière de ce jour. Et Dieu sait que ce n’est qu’après cela que ces mêmes invitations seront distribuées dans les casiers des 83 députés. Pour une rencontre qui a lieu dans cette journée. La situation risque de poser certains problèmes. Il y a d’abord le fait que plusieurs députés en campagne dans leurs différentes localités sont encore en fête avec les leurs. Certains d’entre eux résident à plus de 700 kilomètres ou plus de Porto-Novo. Les autres sont plutôt coupés du monde pour des raisons de communication. La plupart ne sauront rien de ce qui se passe aujourd’hui au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo ou feront semblant de ne pas être informés. A toutes ces difficultés s’ajoute les limites fixées par le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. A cet effet, il faut au moins quarante huit heures après la lettre de convocation pour la tenue effective d’une plénière. Voilà que c’est seulement hier soir que les communiqués sont partis. C’est presque tous les députés qui s’organiseront pour être en possession de leur invitation ce jour. Comme cela a toujours été le cas en dépit d’itératives protestations. Un ensemble de situations qui n’arrangent pas du tout le président de l’Assemblée nationale qui aurait négligé ce volet des prises de position en s’abstenant de convoquer à temps ses collègues pour évacuer le dossier. C’est, qu’on le veuille ou non, une nouvelle occasion rêvée pour les forces politiques de l’Alliance ‘’Union fait la Nation’’ et leurs nouveaux alliés mécontents de la mouvance pour s’extérioriser.
Nago tombe dans le piège de ses adversaires
Selon des sources parlementaires, les ténors de l’Alliance ‘’Union fait la Nation’’ auraient acclamé quand ils ont eu vent que le président Mathurin Nago s’apprêtait à inviter à une plénière ce mardi pour fixer ce délai pour lequel il a accusé cinq jours de retard. Tout en fustigeant ce retard très criard avec les conséquences qui pourraient en découler, on apprend que des tractations sont en cours dans tous les sens pour éviter que le quorum soi atteint ce jour. Pour proroger le vide juridique. Surtout que le président de l’Assemblée nationale, a levé la séance dans la nuit du jeudi 31 décembre 2009 au vendredi 1er janvier 2010 quand le budget de l’Etat de l’année en cours a été rejeté. Pour ce jour, il lui faut forcément la majorité relative des députés avant d’ouvrir la séance. Et une heure après quand le verrou sera levé, il faut s’attendre au procès du président de l’Assemblée nationale avant la mise au vote du document préparé hier quelque part dans un bureau de la Direction des services législatifs du Parlement. Et si certains députés avaient la confirmation qu’il y a un seul dossier qui a filtré frauduleusement du côté du gouvernement en ces cinq jours de vide sciemment orchestré par l’Assemblée nationale, c’est dit-on, une résolution qui suivra. Pour rendre responsable le professeur Mathurin Coffi Nago qui n’a pas fait diligence pour convoquer cette plénière attendue depuis le vendredi dernier comme c’est toujours le cas.
Jean-Christophe Houngbo (Br.Ouémé-Plateau)
31 décembre 2009Longtemps adversaire farouche du chef de l’Etat, Rachidi Gbadamassi a rejoint en avril 2009 le camp présidentiel après avoir démissionné du G13. Un nouvelle qui s’apparente à un cauchemar pour certains, mais à du pain béni pour d’autres.
Gbadamassi quitte le G13 et rejoint Yayi
Longtemps adversaire farouche du chef de l’Etat, Rachidi Gbadamassi a rejoint en avril 2009 le camp présidentiel après avoir démissionné du G13. Un nouvelle qui s’apparente à un cauchemar pour certains, mais à du pain béni pour d’autres. L’Union pour la relève (Upr), son parti a mis du temps à reconnaître le revirement spectaculaire de l’ancien maire de Parakou. L’information était pourtant vraie. L’intéressé ayant régulièrement déposé à la coalition G13 sa lettre de démission, dûment légalisée à la mairie de Parakou. Aussitôt après sa démission, Rachdi Gbadamassi s’était envolé pour Paris. Coïncidence ou situation planifiée, sur place se trouvait également le député Fcbe Chabi Tokou Dari, qui a aussi démissionné pour rejoindre le G13. C’est pourquoi, l’acte posé par le député Rachidi Gbadamassi, grâce à un tour de manège du chef de l’Etat ressemble bien à une réponse du berger à la bergère. Pour beaucoup, le chef de l’Etat venait là de déclencher une offensive politique, qu’on ne lui connaissait pas quelques mois seulement plus tôt. En tout cas, après la confirmation de la nouvelle, tout le monde politique s’est accordé à reconnaître qu’il s’agit d’un coup dur pour son compère, Issa Salifou. Le démissionnaire ayant une grande capacité de mobilisation.
Création de l’Umpp
Le Chef de l’Etat a installé officiellement le samedi 16 mai 2009 au Palais des congrès de Cotonou un autre regroupement politique dénommé Union pour la majorité présidentielle plurielle (Umpp). Dans la déclaration de constitution de l’Union, le Président du Rund, membre de l’alliance des Forces agissantes pour le Changement, M. Idrissou Ibrahima, présentait l’Union pour la majorité présidentielle plurielle comme étant un cadre de concertation des forces politiques et sociales engagées et mobilisées pour la sauvegarde des acquis de la conférence des forces vives de la Nation béninoise de février 1990 et qui adhèrent au projet de société de construction d’un Bénin émergent tel que défini dans le programme de gouvernement du Président Thomas Boni Yayi. Contrairement aux Fcbe, les partis membres de l’Umpp sont censés disposer d’une plus grande liberté d’action et ne se fondent pas en une seule entité. Tour à tour, Eugène Azatassou, futur Coordonateur national de l’Union avait signé au nom des Fcbe, le Général Martin Dohou Azonhiho au nom des Fac, Candide Azannaï au nom de son parti Restaurer l’espoir, Isidore Gnonlonfoun a signé au nom du Parti de la rénovation sociale, Zéphirin Kindjanhoundé au nom de l’Udd Wologuèdè et Anne Cica Adjaï pour l’Undp. Il faut rappeler que l’Umpp est dirigé par l’honorable Grégoire Laourou.
Les conseillers de la Haac, 4ème mandature, installés
Les membres de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), 4ème mandature ont été officiellement installés le lundi 20 juillet 2009, dans leurs nouvelles fonctions par le chef de l’Etat, Yayi Boni. C’était au Palais de la présidence de la République en présence des représentants des différentes institutions de la République. Le chef de l’Etat a saisi l’occasion pour inviter les nouveaux conseillers de la Haac à préserver les acquis de la mandature précédente. Mieux, le président Yayi Boni leur a demandé de hisser l’organe à la hauteur d’autres institutions similaires de la sous-région. Le nouveau président de la Haac, Théophile Nata a pris la résolution de faire travailler son équipe dans le sens de la continuité des acquis de la 3ème mandature et d’ouvrir « de nouveaux chantiers » d’actions. Après la cérémonie officielle d’investiture, cap a été mis sur le siège de l’institution où a eu lieu le passage de témoin entre les présidents sortant et entrant. A travers une cérémonie fort simple, Ali Zato et Théophile Nata ont sacrifié aux protocoles d’usage qui ont consacré l’entrée en fonction des membres de la Haac, 4ème mandature. Une mandature qui a enregistré la brillante élection de Edouard Loko, actuel vice-président, dans la catégorie presse écrite. Les autres conseillers sont : Joseph Ogounchi, Kimba Ba Séguéré, Célestin Akpovo, Roufaï Akobi, Mathias Tossou, Moïse Bossou et Victorin Agbonon.
Les nouveaux membres de la Haute Cour de justice ont prêté serment
Après plus de deux ans d’inertie, la Haute Cour de justice a repris enfin sa place dans le cercle des institutions prévues par la constitution. Tous les membres désignés par chaque institution compétente ont officiellement prêté serment le 10 juin 2009 dans la salle du peuple du Palais de la présidence en présence du chef de l’Etat. C’est par le traditionnel prononcé du « Je le jure » que entre autres Louis Vlavonou, Edmond Agoua, Yacoubou Malèhossou de l’opposition et Benoit Dègla, Janvier Yahouédéhou et Eric Kouagou N’da ont été investis de leur mission constitutionnelle. Ces députés composent les 13 membres de la 3ème mandature de la Haute Cour de justice avec le président de la Cour suprême, Saliou Aboudou et les six des sept membres à l’exception de son président. Il s’agit de Théodore Holo, Clémence Yimbéré Dansou, Ali Zimé Yérima, Marcelline Gbêha, Bernard Dégboé et le suppléant du défunt Robert Tagnon, Jacob Kissèzounon. Il faut souligner que le mercredi 24 juin 2009 le professeur Théodore Holo a été élu président de cette institution après de longues tractations.
Rentée scolaire 2009-2010 le 1er octobre 2009 après plusieurs reports
La rentée scolaire 2009-2010 a été sérieusement perturbée par d’incessants mouvements des enseignants qui réclamaient une amélioration de leurs conditions de travail. C’est après moult reports engendrés par ces grèves et plusieurs mises en garde au gouvernement contre « ses manœuvres dilatoires » que les responsables des syndicats des trois ordres de l’enseignement ont décidé de reprendre le chemin des classes. Une reprise devenue effective le 1er octobre 2009.
Gbadamassi quitte le G13 et rejoint Yayi
Longtemps adversaire farouche du chef de l’Etat, Rachidi Gbadamassi a rejoint en avril 2009 le camp présidentiel après avoir démissionné du G13. Un nouvelle qui s’apparente à un cauchemar pour certains, mais à du pain béni pour d’autres. L’Union pour la relève (Upr), son parti a mis du temps à reconnaître le revirement spectaculaire de l’ancien maire de Parakou. L’information était pourtant vraie. L’intéressé ayant régulièrement déposé à la coalition G13 sa lettre de démission, dûment légalisée à la mairie de Parakou. Aussitôt après sa démission, Rachdi Gbadamassi s’était envolé pour Paris. Coïncidence ou situation planifiée, sur place se trouvait également le député Fcbe Chabi Tokou Dari, qui a aussi démissionné pour rejoindre le G13. C’est pourquoi, l’acte posé par le député Rachidi Gbadamassi, grâce à un tour de manège du chef de l’Etat ressemble bien à une réponse du berger à la bergère. Pour beaucoup, le chef de l’Etat venait là de déclencher une offensive politique, qu’on ne lui connaissait pas quelques mois seulement plus tôt. En tout cas, après la confirmation de la nouvelle, tout le monde politique s’est accordé à reconnaître qu’il s’agit d’un coup dur pour son compère, Issa Salifou. Le démissionnaire ayant une grande capacité de mobilisation.
Création de l’Umpp
Le Chef de l’Etat a installé officiellement le samedi 16 mai 2009 au Palais des congrès de Cotonou un autre regroupement politique dénommé Union pour la majorité présidentielle plurielle (Umpp). Dans la déclaration de constitution de l’Union, le Président du Rund, membre de l’alliance des Forces agissantes pour le Changement, M. Idrissou Ibrahima, présentait l’Union pour la majorité présidentielle plurielle comme étant un cadre de concertation des forces politiques et sociales engagées et mobilisées pour la sauvegarde des acquis de la conférence des forces vives de la Nation béninoise de février 1990 et qui adhèrent au projet de société de construction d’un Bénin émergent tel que défini dans le programme de gouvernement du Président Thomas Boni Yayi. Contrairement aux Fcbe, les partis membres de l’Umpp sont censés disposer d’une plus grande liberté d’action et ne se fondent pas en une seule entité. Tour à tour, Eugène Azatassou, futur Coordonateur national de l’Union avait signé au nom des Fcbe, le Général Martin Dohou Azonhiho au nom des Fac, Candide Azannaï au nom de son parti Restaurer l’espoir, Isidore Gnonlonfoun a signé au nom du Parti de la rénovation sociale, Zéphirin Kindjanhoundé au nom de l’Udd Wologuèdè et Anne Cica Adjaï pour l’Undp. Il faut rappeler que l’Umpp est dirigé par l’honorable Grégoire Laourou.
Incarcération du maire de Dangbo
Le maire de la commune de Dangbo, Clément Gnonlonfoun et son Chef service financier ont été incarcérés à la prison civile de Porto-Novo le 17 septembre 2009 dans une affaire de mauvaise gestion d’une somme d’environ 2.640.000 Fcfa. Accusé de détournement et de faux en écriture, le maire de Dangbo, élu sur la liste du G13 en novembre 2008, a affirmé avoir découvert que son Chef service administratif et financier (C/Saf) a acquis illicitement des tonnes de ciments d’une valeur de 2.640.000 FCFA. Il interpella ce dernier qui reconnut les faits et s’engagea à restituer les sommes indûment décaissées. Ce qu’il a fait à concurrence de 2.037.288 FCFA le 26 décembre 2008 et le maire informa le conseil municipal de la situation, le 30 décembre 2008. Seulement, des conseillers communaux (identifiés pour la plupart comme étant de la majorité au pouvoir) ont, après d’infructueuses tentatives de le destituer, saisi la justice afin de faire condamner le maire qui visiblement a été victime de la grande confiance qu’il plaçait en son C/Saf. Après une première décision de libération avortée, le maire a été de nouveau libéré le mercredi 23 septembre 2009. Mais une fois encore, le Procureur de la République interjeta appel et Clément Gnonlonfoun fut gardé dans les liens de la détention. Autant de rebondissements qui ont notamment suscité une marche de l’Union fait la Nation à Porto-Novo12 octobre 2009 et font dire à certains Béninois que dans cette affaire, la politique a pris le pas sur le judiciaire même si le maire a finalement recouvré sa liberté mardi dernier après 4 mois de détention.
Les membres de la Cour constitutionnelle renouvelés
Depuis le 2 mars 2008, les sept membres de la Cour Constitutionnelle du Bénin ont été renouvelés. Après des débats parfois intenses à l’Assemblée nationale pour la d désignation des représentants du pouvoir Législatif, la nouvelle composition a finalement été dévoilée. Parmi les membres désignés par le Président de la République, il y a l’actuel Président de la Cour Me Robert Dossou, Madame Clémentine Yimbéré Dansou et Monsieur Robert Tagnon. Quant aux membres de l’Assemblée nationale, ils ont noms Madame Marcelline Claire A. Gbèha Afouda, Vice-présidente de la Cour, Monsieur Zimé Y. Kora Yarou, Monsieur Bernard Dossou Dégboé et le Professeur Théodore Holo. Il faut préciser que c’est quelques jours après leur prestation de serment que l’ancien bâtonnier du Barreau de Cotonou, Me Robert Dossou, a été élu président de l’institution au terme d’un scrutin consensuel. Une élection qui sonne comme une véritable consécration pour l’ancien acteur de la Conférence nationale. « C’est un nouveau sacerdoce qui commence. Je compte assurer cette responsabilité avec beaucoup de dévouement, de compétence et de doigté… », avait laissé entendre l’ancien doyen de la Fasjep (actuel Faculté de droit et des sciences politiques à l’Université d’Abomey-Calavi).
Naissance du Nep-Mixalodo
Le parti Nouvel élan pour la patrie- Mixalodo(Nep-Mixalodo), l’un des seuls partis qui se sont publiquement déclarés de l’opposition après le Prd, a été porté samedi 20 décembre 2008 dernier sur les fonts baptismaux à Agbangnizoun, dans le département du Zou, devant une assistance évaluée à trois mille (3000) militants. Lors du congrès constitutif, Paul Gnimagnon, président du parti affirmait : « en optant pour le combat politique, nous n’avons été entraînés par aucune sollicitation inconvenante ni influencés par aucun motif indigne ou sentiment vénal. Nous ne sommes mus que par la volonté sincère de nous rendre utiles à nos semblables, à l’humanité, à la patrie où nous avons vu le jour et qui a nourri notre enfance ». La création de ce parti marque également le retour de Séraphin Agbangbata, ancien leader des étudiants, membre influent du Parti communiste du Bénin et du Parti communiste marxiste-léniniste du Bénin (Pcmlb).
Installation de la Cps
Les membres de la Commission politique de supervision(Cps) du Recensement électoral national approfondi(RENA) et de l’établissement de la Liste électorale permanente informatisée(Lépi) ont été installés hier après midi par les sages de la Cour constitutionnelle. C’était en présence du président de l’Assemblée nationale, de son collègue du Conseil économique et social (Ces), de quelques membres du gouvernement, de certains députés et d’un parterre de personnalités. « La Cour vous donne acte de votre serment et vous renvoie à l’exercice de vos fonctions ». Voilà les propos du président de la Cour constitutionnelle, Robert Dossou après avoir reçu la prestation de serment des quinze (15) membres devant siéger dans la Commission politique de supervision chargée de l’établissement du Recensement électoral national approfondi(Rena) et de la Liste électorale permanente informatisée(Lepi). Une prestation de serment des 15 membres à raison de 2 pour le gouvernement à savoir Bernard Lani Davo et Zakary Baba Body, 9 pour l’Assemblée Nationale à savoir Epiphane Quenum, Léon Ahossi, Timothée Gbèdiga, Nassirou Arifari Bako, Gabriel Tchocodo, André Dassoundo, Karimou Chabi Sika, Domitien N’Ouémou et Hélène Aholou Kèkè . Me Agathe Affognon représente l’Ordre des Avocats, Onésime Madodé les Magistrats, René Tchibenou la Société civile et Léa Hounpkè le Sap- Cena. Au cours de cette prestation de serment, les acteurs de la société civile, présents à l’instar de Joël-Atayi Guèdègbé avaient exprimé leur étonnement de voir qu’à la place de Orden Alladatin, c’est René Tchibénou qui va représenter leur organisation, malgré leur recours devant la Cour constitutionnelle. Il faut préciser que c’est l’honorable Epiphane Quenum qui est le superviseur général de la Lépi.
30 décembre 2009Au bout de 05 jours de torture morale, le coordonnateur du Millénium Challenge Account, Simon Pierre Adovèlandé s’est vu notifier un mandat de dépôt. Ainsi, depuis hier mardi 29 décembre 2009, il est retenu dans les liens de la détention préventive à la prison civile de Cotonou, par la justice de son pays. Isaac Agossou, un des responsables du Groupe Betsaleel Building (Gbb) dont Simon Pierre Adovèlandé était le président du Conseil d’administration, n’échappe pas à cette inculpation. Cette décision du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou a mis en ébullition une foule de partisans des inculpés et provoqué la colère des avocats du principal accusé. « C’est sur instruction du gouvernement », s’indigne Djoseph Djogbénou.
L’histoire retiendra que le même jour où le maire de Dangbo, Clément Gnonlonfoun, considéré comme un prisonnier politique sous le régime du Changement, a franchi libre les portes de la prison civile de Porto-Novo, celles de la maison d’arrêt de Cotonou s’ouvrent à un autre de renom, un nouveau pensionnaire. Il s’agit de Simon Pierre Adovèlandé. Il en est désormais un, comme ce régime sait en fabriquer. Au bout de cinq jours de torture morale, le pouvoir s’est rendu compte que cet homme qui n’a jamais été ministre a du monde derrière lui. En témoigne l’ambiance qui règne au Tribunal de Cotonou, chaque fois qu’il doit quitter les bureaux de la Brigade de recherche, assistance, intervention et dissuasion (Raid) de la police nationale pour être auditionné, brièvement ou longuement. C‘était le cas hier. Même ambiance que les autres jours. Les trottoirs et les alentours du Tribunal grouillaient de monde. Une foule composée de curieux, d’observateurs, de partisans et évidemment d’espions du régime étaient encore au rendez-vous, un peu plus tôt que les autres fois. Ils ont reçu comme information que, Simon Pierre Adovèlandé doit être écouté par le juge en charge de son dossier à partir de 06 heures. Une heure qui paraît bien curieuse. Mais, c’est parce que le Parquet a voulu prendre ses dispositions, vu le scénario de la veille, où des échauffourées ont failli éclater entre un public pro Adovèlandé en colère et les policiers qui ont conduit leur « messie » dans le bureau du Procureur de la République pour la prorogation de sa garde à vue. N’empêche, la même ambiance a démarré également tôt. Quand, le cortège de la police arrive comme annoncé discrètement, c’est la cohue. Une poignée de personnes déjà présente sur les lieux verront sans doute leur chouchou pour la dernière fois avant que la décision de le placer sous mandat de dépôt ne tombe aux environs de 20 heures. A 07 heures, la grande mobilisation était encore visible tout autour du palais de justice. Si une affaire historique se découvre à la tension qui règne aux alentours, dans les couloirs et les allées du Tribunal, il faut dire que celle de Simon Pierre Adovèlandé en est une. Et, si une affaire brûlante et embarrassante se détecte à l’attitude des Magistrats, celle de Simon Pierre Adovèlandé en est également une. Lorsque le coordonnateur du Mca a été présenté aux environs de 06 heures, il n’y avait personne pour le prendre. Tout Magistrat est conscient que prendre une décision pour relaxer le principal mis en cause est source de commentaires élogieux à son endroit de la part d’une opinion qui ne doute pas de l’ingérence du pouvoir dans cette affaire. Il n’ignore pas les conséquences s’il devrait aller dans ce sens. Il sait aussi que l’inculper, assouvira la soif du même régime de nuire à un homme et provoquera le désarroi d’une partie du public, qui parie sur l’injustice dans ce dossier. En fait toute décision prise entachera la carrière de ce juge souverain ou aux ordres. Autant ne pas s’en mêlait. Il fallait attendre plus de 11 heures d’horloge, soit aux environs de 19 heures, avant qu’un juge se décide à braver cette pression, dont la plus perceptible provenait de la foule, qui sans s’en lasser élevait sa voix pour crier « Libérez Adovèlandé ». Enfin Simon Pierre Adovèlandé a été entendu au cours d’une courte audition. Il sera retenu contre lui cinq charges, dont on doute encore de la pertinence. Les plus gaves sont : « faux en écriture », « détournement de deniers publics » et autres. De là, le juge conclut à l’opportunité de le retenir dans les liens de la détention préventive. Il lui a notifié son mandat de dépôt, au même titre que, Isaac Agossou, ex Directeur général du Gbb. Les deux sont poursuivis suite à une plainte adressée au Procureur de la République par l’avocat conseil de certains investisseurs qui ont accordé un prêt au Gbb dans le cadre d’un projet de construction immobilière dans la commune d’Abomey-Calavi. Afin de garantir le remboursement de ce prêt, le Gbb a hypothéqué plusieurs lots de terrains, gérés par la mairie de Calavi pour le compte de la République du Bénin. Chemin faisant, le Gbb n’aurait pas honoré les engagements pris dans le cadre de ce prêt.
Adovèlandé, victime ou coupable ?
Le sort de Simon Pierre Adovèlandé semble bien scellé à la lecture des charges mises à son compte. C’est entre autres « faux en écriture », « détournement de deniers publics »… et autres qui sont constitutifs d’un crime. Ça devient un peu plus compliqué qu’on le pensait. Mais l’homme reste serein et s’en remet à Dieu. Il est confiant que la justice va rayonner un jour. Même si à un moment donné, il a perdu le sourire, il n’a pas perdu le courage, après s’être rendu compte qu’il a été victime des méthodes d’un régime. Car, les différentes péripéties qui ont conduit à la décision de le mettre sous mandat de dépôt confortent ceux qui très nombreux s’installent dans la certitude selon laquelle, « ses adversaires » qui rêvaient d’une occasion pour saborder son image de bon gestionnaire du Programme Bénin de Millénium Challenge Account se sont servis de cette affaire pour réussir leur plan. Peut-être que c’est lui-même qui leur a laissé des failles. Et, face à cette occasion qui s’est présentée, ils ne l’ont pas laissée s’échapper. Il est question pour eux, croit-on, à tort ou à raison, d’envoyer Simon Pierre Adovèlandé le plus longtemps possible à l’ombre. Son calvaire vient de commencer et on se demande jusqu’à quand il va durer dans un pays où toutes les affaires qui ont éclaboussé des personnalités de renom n’ont jamais fait l’objet d’un procès pour qu’on établisse la vérité. Et, cette affaire du coordonnateur du Mca pourrait connaître le même sort. Après tout le scénario observé, la preuve semble être administrée qu’il a été envoyé plus, parce qu’il a commencé par déranger politiquement, que pour une infraction à la loi pénale, si vraiment c’est de cela qu’il s’agit. Un collège d’avocats est à pied d’œuvre pour préparer la défense de l’inculpé. En dehors de MM Djoseph Djogbénou et de Cyrile Djikoui qui connaissent déjà le dossier, l’entrée en lice des ténors des barreaux étrangers est de plus en plus annoncée. Il pourrait s’agir des avocats français et américains, apprend-on des sources proches de Simon Pierre Adovèlandé. FN
Joseph Djogbénou, membre du collège d’avocats de Adovèlandé : « La décision a été prise sur instruction précise du gouvernement »
« Il y avait à choisir entre le chemin de la puissance sur celui de droit, ou le chemin de l’arbitraire sur celui de la justice. Il semble qu’on ait préféré le chemin de la puissance à celui de droit et celui de l’arbitraire à celui de la justice. Depuis 05 heures que nous étions ici, il a été présenté à 06 heures 30 et aux environs de 20 heures, M. Simon Pierre Adovèlandé a été placé sous mandat de dépôt, de même que M. Agossou, c’est-à-dire en détention préventive. Ils ont été privés de liberté. Je voudrais insister sur ceci. C’est sur instruction du gouvernement. C’est-à-dire que la décision a été prise sur instruction précise du gouvernement. Si parmi vous, il y en a qui se rappelle de quelques notions de procédure pénale, vous savez bien que l’écriture est faible en matière pénale, c’est la parole qui rime. Le Parquet n’avait pas d’autres opportunités que de conclure à la privation de la liberté. Le juge a suivi le Parquet dans ce sens. Voilà ce que je puisse vous dire. Les jours à venir, nous allons aviser. Je suis malheureux, non pas surpris, parce que je vois bien que ce qu’on recherche, ce n’est point le règlement d’une quelconque affaire, ce n’est point même la pertinence d’une quelconque procédure. Ce qu’on recherche, c’est de placer quelqu’un sous mandat et de pouvoir avoir la preuve de ce que cette personne est placée sous mandat et de pouvoir fournir cette preuve à quelque endroit qu’il appartiendra d’en tirer les conclusions que l’on n’a pas pu tirer il y a quelques moments, et pour tirer les conclusions après. Je crois que c’est désolant. Qu’il vous souvienne qu’en 2005, vous vous étiez tous levés ici pour refuser que l’on puisse prendre une loi qui exclut, aujourd’hui je pense que de manière stratégique, on est en train d’exclure quelqu’un dont on suspecte être candidat à une élection présidentielle. Je préfère m’en arrêter là. Je crois qu’aujourd’hui, il y a quelque nuit qui soit tombée sur tout ce dont nous rêvons tous, la justice. Mais demain, le jour va se lever encore, et le soleil va briller.. »
30 décembre 2009Sacrifiant à un exercice constitutionnel, le chef de l’Etat a présenté hier mardi 29 décembre 2009, le traditionnel message devant la représentation nationale sur l’état de la Nation. Occasion pour le Président de la République d’exposer devant les députés, les corps constitués, les présidents des Institutions de la République, les sages et notables de la ville de Porto-Novo, les dignitaires religieux et les diplomates les réalisations de son gouvernement au cours de l’année 2009 et de s’engager à poursuivre les chantiers entamés.
Il faudra fondamentalement retenir dans ce discours, qu’en matière du capital humain, le recrutement et le reversement en cours des agents pour le compte de la Fonction publique ont connu un taux d’accroissement d’environs 66%. Entre autres, Yayi Boni a souligné les efforts de son gouvernement en faveur de la consolidation d’un Etat de droit, de la pratique démocratique, d’une justice efficace et moderne, d’une économie à forte croissance, d’un système de santé fiable et accessible à tous, d’une sécurité à la pointe, d’une agriculture de développement, d’une éducation adaptée aux exigences de l’heure, de la construction des infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires…Au nombre de ses succès, le chef de l’Etat accorde une place de choix à la diplomatie et son ouverture pour un dialogue social et politique. Par ailleurs, le chef de l’Etat a manifesté sa volonté de doter le Bénin d’un système électoral plus fiable et crédible en appelant les forces politiques, les autres composantes de la Nation et les partenaires au développement à accompagner les opérations du Recensement électoral national approfondi (Rena) et celles de la Liste électorale permanente informatisée (Lepi). Lire l’intégralité de son message.
Conformément à la tradition républicaine établie en vertu des dispositions de l’article 72 de la Constitution du 11 décembre 1990, je suis heureux d’être une fois encore devant la Représentation nationale en cette fin de l’année 2009. La cérémonie de ce jour répond à cette obligation constitutionnelle et m’offre l’opportunité de rendre compte au peuple béninois souverain du bilan des activités de mon gouvernement tout au long de l’année qui s’achèvera dans quelques jours.
Je voudrais tout d’abord vous exprimer ma profonde gratitude pour votre accueil chaleureux et fraternel et saluer la présence remarquée parmi nous des Présidents des Institutions de la République, des Notables et Sages de la ville de Porto-Novo et des chefs des confessions religieuses pour leur disponibilité et leur sens élevé du devoir. Je voudrais aussi témoigner ma reconnaissance aux membres du Corps diplomatique et consulaire ainsi qu’aux représentants des Organisations Internationales pour avoir accepté d’honorer de leur présence cette cérémonie solennelle.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Distingués invités,
Qu’il me soit également permis de remercier l’ensemble des honorables Députés pour l’intensité et la qualité des relations entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif dans le strict respect de l’indépendance des deux Institutions, toutes choses qui contribuent à l’enracinement au quotidien de notre processus démocratique engagé depuis l’historique Conférence des Forces vives de la Nation de février 1990.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés, Mesdames et Messieurs,
Les actions de mon Gouvernement, que j’ai le privilège de présenter à la Représentation nationale, aborderont les domaines suivants : • le renforcement de la démocratie et de la consolidation de l’Etat de Droit ; • la construction d’une Administration dynamique et performante ; • l’assainissement du cadre macroéconomique et le maintien de sa stabilité ; • la promotion de l’agriculture ; • le renforcement du capital humain ; • l’éducation et la promotion de la culture, des langues nationales et des sports ; • l’amélioration du système sanitaire ; • le développement équilibré et durable du territoire ; • la sécurité publique ; • les relations internationales.
Il est aujourd’hui évident pour toute Béninoise, pour tout Béninois ainsi que pour la communauté internationale que notre processus démocratique malgré les difficultés rencontrées, évolue à un rythme satisfaisant et qu’il se renforce irréversiblement dans un environnement sous-régional, régional et continental sensible à de multiples soubresauts préjudiciables à la paix et au développement durable. Convaincu que la démocratie est une condition indispensable à la réalisation du développement humain durable, mon Gouvernement ne ménage aucun effort pour en assurer la consolidation. Cette détermination s’est traduite par le lancement officiel, le 23 novembre 2009, des opérations du Recensement Electoral National Approfondi (RENA), processus devant conduire à l’établissement de la Liste Electorale Permanente Informatisée (LEPI). En effet, il convient de donner maintenant à nos diverses consultations électorales toute leur crédibilité en corrigeant les imperfections constatées dans leur gestion afin de parvenir à des élections transparentes et crédibles. C’est dans cette optique que le gouvernement a pris les mesures qui s’imposent avec l’appui des partenaires techniques et financiers, pour que la Liste Electorale Permanente Informatisée (LEPI) devienne une réalité dans notre pays. Le vote par votre auguste Assemblée de la loi sur l’organisation du RENA et l’établissement de la LEPI permettra non seulement d’assainir et de rendre transparent le cadre d’organisation des élections dans notre pays mais aussi et surtout de raffermir la cohésion nationale, la paix sociale et la stabilité politique. Mon Gouvernement est ouvert au dialogue constructif devant nous conduire vers une LEPI indispensable pour la transparence de nos consultations électorales. Dans le même ordre d’idées et depuis 1991, nos populations ont été sollicitées à plusieurs reprises dans le cadre de diverses consultations électorales. En dépit des progrès enregistrés à ces différentes occasions, bon nombre d’observateurs, tant nationaux qu’internationaux, des acteurs politiques, ceux de la société civile ainsi que les institutions concernées ont souligné des faiblesses importantes et des dysfonctionnements de la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA), des déficiences dans la gestion des infrastructures et équipements de vote et des problèmes chroniques dans la transmission des résultats. Pour corriger ces faiblesses de notre système électoral, mon gouvernement a mis en place une commission de juristes indépendants dont le rapport nous permettra de réformer totalement et dans une approche participative, la CENA afin qu’elle s’adapte aux impératifs d’une LEPI. Dans ce même ordre d’idées et après une vingtaine d’années d’application de la Constitution du 11 décembre 1990, mon Gouvernement estime que le temps est venu de questionner notre Constitution et de procéder à sa relecture en vue de consolider les acquis de notre processus démocratique. Soucieux donc de préserver ces acquis, une commission ad’hoc mise sur pied par mon Gouvernement a entrepris la relecture de la Loi fondamentale de notre pays. Cette commission a livré les conclusions de ses travaux qui ont fait l’objet d’un projet de loi soumis à votre auguste assemblée. L’objectif d’un Etat de droit dans lequel les droits fondamentaux de l’Homme, les libertés publiques et la dignité humaine sont garanties ne peut être réellement atteint sans un système judiciaire et juridique performant. C’est pourquoi, pour conforter les bases de notre expérience, il a été conçu et mis en œuvre un programme intégré de renforcement des systèmes juridique et judiciaire dont l’objectif est d’instaurer « une justice de qualité, efficace, crédible et accessible au justiciable, contribuant à la paix sociale et au développement du Bénin ». Dans le cadre de ce programme, cinq tribunaux de première instance à savoir : Porto-Novo, Abomey, Parakou, Ouidah et Lokossa ont été entièrement rénovés et dotés de mobiliers et d’équipements modernes. De même, la réhabilitation des tribunaux de première instance de Cotonou, de Kandi et de Natitingou est en voie d’achèvement. La construction des Cours d’Appel de Cotonou et de Parakou se poursuit également selon le planning établi. Dans le domaine de la bonne gouvernance, un progrès notable a été enregistré avec le vote par l’Assemblée nationale de la loi instituant le Médiateur de la République. Je tiens à féliciter la Représentation nationale pour ce progrès remarquable dans notre paysage institutionnel. Nous avons ainsi mis un terme à l’absence du Bénin dans l’univers de la médiation institutionnelle en Afrique et dans le monde et nous avons opéré une avancée majeure dans nos efforts pour la défense des droits et la protection des citoyens.
Les progrès dans la gouvernance se sont encore affirmés avec :
• la prise de décret portant application du statut de l’opposition ; • la prise du décret portant financement des partis politiques ; • la création et l’installation de la Commission nationale permanente de concertation et de négociation collective Gouvernement/Centrales et Confédérations syndicales ;
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés, Mesdames et Messieurs,
Mon Gouvernement mène sans désemparer les actions visant à promouvoir une culture administrative centrée sur l’obligation de résultat, le respect des usagers et du bien public ; Une administration moderne au service des citoyens et du développement. Les mesures engagées dans le secteur de l’administration publique viennent renforcer la lutte contre la corruption. L’objectif visé est d’assurer la dépolitisation du service public, la gestion prévisionnelle des effectifs de la fonction publique, la rationalisation des structures et de l’organisation administrative à travers la relecture du décret n°2006-268 du 14 juin 2006 fixant la structure type des ministères, la suppression des lourdeurs et de la lenteur qui caractérisent le fonctionnement des services publics à travers la simplification des procédures. Le Bénin de demain ne se construira qu’avec une administration performante. C’est fort de ce principe que le Gouvernement, dans le cadre du renforcement de la fonction publique, a procédé au cours de cette année au recrutement d’agents de diverses catégories. En effet, depuis avril 2006 à ce jour, mon gouvernement a montré à maintes occasions, son engagement à améliorer les conditions de vie des populations et en particulier celles des agents de la Fonction publique. Ainsi, les dépenses de personnel se sont sensiblement accrues, passant de 135 milliards de francs CFA en 2006 à 220 milliards en 2009, soit une augmentation de 85 milliards dans la période. Cet effort a été réalisé, malgré les crises alimentaire et énergétique de 2008 qui ont exercé de fortes pressions sur les finances publiques. Par ailleurs, toujours à la recherche de la paix sociale, condition nécessaire pour le développement, le Gouvernement a procédé au reversement de 19.300 agents, faisant ainsi passer l’effectif de la Fonction publique de 47.175 à 66.475 agents. Le nombre des agents en cours de reversement s’élève à 12.000, ce qui portera l’effectif total de la Fonction publique, à l’issue des opérations de reversement à 78.475 agents, soit une progression de plus de 66%.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés, Mesdames et Messieurs,
L’année 2009 a été particulièrement marquée par les répercussions de la crise financière internationale à laquelle l’économie mondiale est confrontée depuis le deuxième semestre de l’année 2007. Le Bénin comme tous les autres pays du monde, subit les conséquences de cette crise mondiale après celles des crises alimentaire, énergétique et pétrolière survenues en 2008. Ces chocs successifs ont contrarié le processus de redressement engagé depuis 2006. En effet, le taux de croissance qui avait amorcé une dynamique nettement haussière, passant de 2,9% en 2005 à 5,0% en 2008 (niveau le plus élevé depuis 2001), pourrait se situer à 2,5% en 2009 et 3,0 % en 2010 selon les dernières prévisions du FMI. En ce qui concerne l’évolution des prix à la consommation, le taux d’inflation est ressorti 3,2% à fin novembre 2009 contre 7,9% en décembre 2008, en liaison avec la détente observée sur les prix des produits alimentaires en relation avec les mesures prises par le Gouvernement dans le cadre de l’augmentation de la production agricole. S’agissant de l’assainissement des finances publiques, le Gouvernement a élaboré et finalisé en 2009 un plan d’actions pour l’amélioration du système de gestion des finances dont la mise en œuvre bénéficie du soutien de ses partenaires financiers à travers un projet conjoint. Pour ce qui est de l’encours de la dette extérieure, il s’est établi à 445 milliards de FCFA en 2009, soit un niveau de 14,2 % du PIB contre une norme de 70 % prévue par l’UEMOA. En conclusion, malgré les effets des différentes crises, la situation macroéconomique n’a pas été bouleversée. Le taux d’inflation est inférieur à la norme communautaire de l’UEMOA, le déficit budgétaire inférieur à 10 % du PIB, la balance des paiements soutenable et l’encours de la dette faible. Somme toute, le cadre macroéconomique reste stable et augure de bonnes perspectives pour la nouvelle dynamique de développement de notre pays. Pour conforter ce cadre macroéconomique, j’ai installé, le 14 mai 2009, la Commission nationale de gestion de l’impact de la crise financière et économique sur le développement économique et social au Bénin, commission paritaire secteur public - secteur privé. Cette commission s’est notamment chargée de proposer au gouvernement des mesures de politique économique susceptibles de juguler les répercussions de la crise économique mondiale sur le développement économique et social du Bénin. Ces mesures sont en cours de mise en œuvre.
Par ailleurs, le gouvernement a poursuivi les réformes structurelles engagées depuis 2008 à travers :
• la cession partielle de l’industrie du Bois du Bénin (IBB SA) ; • la mise en concession de deux nouveaux quais à construire au Port de Cotonou par le Millénium Challenge Account ; • la poursuite du processus d’ouverture du capital de Bénin TELECOMS SA ; • la poursuite du processus de désengagement de l’Etat de la Société des Ciments d’Onigbolo (SCO) ; • le retour de la SONACOP dans le patrimoine de l’Etat.
Le gouvernement a également entrepris la rationalisation des investissements publics et le renforcement du dispositif de suivi-évaluation. Ainsi, il a été procédé à l’assainissement du Programme d’Investissements Publics (PIP) pour en faire un véritable moteur de développement. Quant au développement des technologies de l’information et de la communication, il s’impose aujourd’hui à nous comme la voie incontournable pour l’amélioration de la productivité et de la compétitivité de notre pays. Pour réaliser cette ambition, le Gouvernement a œuvré pour la mise en place du projet de couverture intégrale du territoire national par les organes de presse de service public. A ce jour, 16 centres sur les 27 prévus sont entièrement construits. Les onze (11) restants seront achevés en 2010. Les équipements commandés pour la fonctionnalité de l’ensemble des centres sont déjà disponibles. Par ailleurs, des mesures importantes ont été prises en vue du renforcement des infrastructures et équipements des services publics de l’information. L’objectif du gouvernement dans ce domaine est de moderniser les équipements de l’Office National d’Imprimerie et de Presse et de l’Agence Bénin Presse pour les rendre plus performants. S’agissant du développement des TIC, la vision du gouvernement est de faire du Bénin le quartier numérique de l’Afrique. A cet effet, il a adopté en décembre 2008, le document de politique et de stratégie pour les secteurs des postes et télécommunications et des technologies de l’information et de la communication et a fait réaliser l’étude de faisabilité d’un programme de gouvernance électronique dénommé « E-government » et dont les objectifs consistent à : • promouvoir la bonne gouvernance par l’utilisation des TIC ; • mettre en place l’Intranet gouvernemental et • développer les services en ligne au profit des citoyens.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés, Distingués invités,
Il est aujourd’hui établi que la qualité des infrastructures de communication et la performance du système de transport relèvent le niveau de compétitivité de l’économie nationale. Au titre de la modernisation du réseau routier et dans le cadre du renforcement de la compétitivité du corridor béninois et par conséquent de l’économie du Bénin, le gouvernement a poursuivi l’extension du réseau bitumé par l’exécution de grands chantiers routiers. Il s’agit notamment de : • la poursuite de la reconstruction en 2x2 voies de la sortie ouest de Cotonou : carrefour Godomey-Calavi dont les travaux sont actuellement en cours d’achèvement ; • la poursuite des travaux d’aménagement et de bitumage de la route Akpro-Missérété–Adjohoun-Dangbo-Ouinhi-Kpédékpo ; •l’aménagement et le bitumage de la route Djougou-N’Dali dont les travaux sont achevés et réceptionnés.
Tous ces travaux ont nécessité la mobilisation d’un financement de 90 milliards de francs CFA pour un linéaire de 264 km. A ces différentes actions, il faut ajouter le désenclavement de nombreuses localités du pays qui a nécessité des travaux de construction et de réhabilitation en cours ou achevés sur un linéaire de pistes rurales de 1560 km pour un coût total de plus de 900 millions de francs CFA dans le cadre du programme d’urgence de désenclavement renforcé et du programme d’urgence de réfection des pistes pour l’évacuation du coton graine. Les travaux de construction de l’échangeur de Godomey se poursuivent et ont atteint un niveau d’exécution appréciable. Dès qu’il sera mis en service, cet ouvrage contribuera à fluidifier et à sécuriser la circulation au grand bonheur des populations.
Dans les mois à venir, le Gouvernement s’attèlera au démarrage des travaux de :
• reconstruction en 2x2 voies du tronçon Godomey-Pahou ; • réhabilitation des routes Parakou-Berebouay, Pahou-Ouidah-Hillacondji, Akassato-Bohicon ; • aménagement et bitumage des routes frontière du Togo-Ouaké-Djougou et la bretelle de Sèmèrè, N’Dali-Nikki-Tchicandou-frontière du Nigéria et la bretelle Biro-Pèrèrè, Djrègbé-Dja-Owodé, Ouidah-Allada et Pahou-Tori Bossito, carrefour de Natitingou et de Dassa-Zoumè, la traversée de Banikoara et la bretelle de Bopa ; • la construction de plusieurs ouvrages de franchissement sur le Couffo entre Tchetti et Savalou, à Ouèssè, le pont sur le fleuve Mono, le dédoublement du pont de Porto-Novo et sa voie d’accès ;
En outre, des études sont envisagées pour 2 000 km de routes parmi lesquelles 500 km de routes sont prêtes à démarrer en terme d’études réparties dans tous les départements. Dans le domaine des transports aériens, les travaux de réaménagement de l’aéroport international Cardinal Bernardin GANTIN et de construction du nouvel aéroport de Tourou se poursuivent. Dans le sous-secteur du transport ferroviaire, toutes les études ont démontré que notre port ne peut être compétitif sans le chemin de fer. Aussi, la facilitation et la fluidité du trafic à Cotonou, ne peuvent-elles être possibles qu’avec la réhabilitation de l’OCBN dans le cadre de la mise en concession de sa gestion. C’est pourquoi l’Etat a consenti d’énormes efforts pour la réhabilitation de cette société qui se traduit par la mise en service du trafic marchandises courant dernier trimestre 2009 et le démarrage du trafic voyageur au cours de l’année 2010 avec le renforcement de son parc. Dans le domaine portuaire, les projets de réforme en cours d’exécution. Le partenariat public-privé nous permettra d’accroitre la capacité de ce Port, d’augmenter la cadence en chargement et en déchargement afin de rendre plus fluide le trafic. Dans ce cadre, la coopération entre notre pays et les Etats-Unis d’Amérique, à travers le programme Millenium Challenge Account, permet d’ériger de nouvelles infrastructures modernes au niveau du Port de Cotonou. Les travaux de construction d’un Terminal à conteneurs, le renforcement de l’épi d’arrêt de sable, la construction de deux nouveaux quais, l’installation d’un système automatique de surveillance, ainsi que le suivi par GPS du mouvement des camions gros porteurs devront démarrer dans les tout prochains jours. L’informatisation des opérations portuaires et la mise au point du guichet unique du Port de Cotonou permettront enfin de mettre notre Port aux normes internationales. Au cœur de mon programme de modernisation de l’outil portuaire se trouve également la mise en place d’un Bureau d’embauche unique des dockers, Bureau d’embauche qui verra le jour très prochainement. Nous n’occulterons pas la construction de ports secs dans l’arrière pays. Il s’agira des ports secs de Parakou, du port sec de Ségbana pour desservir le Nord du Nigéria et le port sec de Porga pour desservi le Burkina- Faso. Le second port en eau profonde de Sèmè est en bonne liste. Le projet « transport fluvio-lagunaire » ou bateau-mouche initié par le Gouvernement depuis 2006 afin d’exploiter les eaux intérieures du Bénin, avec comme phase pilote l’exploitation du lac Nokoué entre Cotonou, Porto-Novo et les environs, a connu des avancées notables et rentrera dans sa phase de réalisation dès le début de l’année 2010. Pour ce qui est des travaux d’assainissement, d’urbanisation et d’habitat, il a été réalisé au cours de l’année 2009 environ 28 000 mètres linéaires de voies pavées et assainies, 14 000 mètres linéaires de voies rechargées et assainies et 1 500 mètres linéaires de collecteurs pour un coût global d’environ 13 milliards de FCFA. Au cours de l’année 2010, l’accent sera mis sur certains départements dont le relief requiert des travaux d’assainissement importants notamment le département de l’Atacora. Dans le même registre, mon Gouvernement a conçu un vaste programme de 10.000 logements économiques en cours d’exécution, pour la première phase, dans les villes de Porto-Novo, Abomey-Calavi, Lokossa et Parakou. De même, le projet de protection de la côte est dans sa phase active avec la construction des épis au nord de Siafato.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés, Mesdames et Messieurs,
Grâce aux plans d’actions stratégiques qui seront mis en œuvre par le gouvernement, le Bénin sera à l’horizon 2015, un pays qui exploite ses ressources énergétiques et en eau de manière durable, afin qu’elles contribuent au développement socio-économique pour le bien-être des populations. Pour atteindre ces objectifs, il est envisagé de réduire la trop forte dépendance de notre pays vis-à-vis des sources d’approvisionnement extérieures en matière d’énergie électrique et de fournir aux populations urbaines et rurales, en qualité, en quantité suffisante et à moindre coût, l’énergie électrique dont elles ont besoin pour l’amélioration de leurs conditions de vie et pour le développement de leurs activités rémunératrices. Ainsi, dans le domaine de l’approvisionnement en énergie électrique, l’année 2009 a été marquée par l’achèvement des travaux de la ligne d’interconnexion Nord Bénin - Sud Bénin. En outre, le raccordement de Djougou, Natitingou, Parakou, Bembèrèkè et autres localités environnantes, sur la ligne d’interconnexion Nord Togo / Nord Bénin est effectif. Les travaux de renforcement et de densification des réseaux de distribution dans les communes de Cotonou, Porto-Novo, Sèmè-Kpodji et Abomey-Calavi sont en cours de réalisation. La construction de la centrale thermique de Maria-Gléta se poursuit et sera mise en service courant 2010. Sa capacité est de 80 mégawatts. Dans le but de renforcer la sécurité énergétique nationale, il sera mis en œuvre de façon rationnelle, la politique d’électrification de nos localités, assortie d’un programme d’actions dont l’objectif est de couvrir tout le territoire national. A terme, ce programme vise à électrifier 1356 localités de notre pays pour un coût global de 240 milliards FCFA. Dans le sous-secteur de l’eau, 1950 équivalents de points d’eau dont 1020 forages équipés de pompes, 50 adductions d’eau villageoises pour 660 bornes fontaines, 17 postes d’eau autonomes ont été réalisés et 60 anciens forages réhabilités à fin décembre 2009. La réalisation des travaux de la première phase du projet d’alimentation en eau potable des villes de Savè, de Dassa-Zoumè, de Glazoué et des agglomérations environnantes à partir des eaux de surface se poursuit. La ville de Savè et les localités environnantes ont bénéficié d’un réseau d’alimentation en eau potable pour un coût de 3,5 milliards FCFA entièrement financé par le budget national. Il convient de citer dans ce même chapitre, le démarrage effectif des travaux de renforcement et d’extension du système d’alimentation en eau potable de la ville de Cotonou et ses environs pour un coût de 7 milliards FCFA.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés, Mesdames et Messieurs,
Comme vous l’avez certainement remarqué, au cours de l’année 2009, les efforts du Gouvernement se sont davantage concentrés sur une meilleure définition et un renforcement de notre politique en matière d’investissement dans le secteur agricole et la sécurité alimentaire à travers la mise en place d’équipements agricoles au profit des producteurs, de semences améliorées et d’engrais spécifiques pour la production vivrière et la réorientation des activités de la Société Nationale pour la Promotion Agricole (SONAPRA), dorénavant recentrées sur ses missions originelles de diversification et de promotion de filières agricoles intégrées. Une somme de 47 milliards de francs CFA a été consacrée en 2009 aux investissements de développement agricole pour des interventions sur plusieurs maillons de la chaîne des valeurs ajoutées des filières agricoles, notamment dans les domaines de la recherche agricole, la production de semences améliorées, l’approvisionnement en intrants, la mécanisation agricole et la maîtrise de l’eau. Avec les différents programmes mis en place au niveau de ce secteur, je puis affirmer que la sécurité alimentaire de notre pays est en voie d’être assurée. Les productions de maïs et de riz en 2009 sont respectivement de 1.100.000 et 110.000 tonnes. Le secteur agricole emploie aujourd’hui, plus de douze mille (12.000) jeunes dans les sites aménagés au niveau de certaines de nos vallées. L’aménagement d’autres vallées est programmé et sera effectif en 2010. Les investissements pour une agriculture durable requièrent une forte garantie autour du facteur que constitue la terre. C’est pourquoi le Gouvernement, dans le but de renforcer la sécurisation foncière en milieu rural, a organisé plusieurs séminaires régionaux et un forum national sur la réforme foncière. De même, il a été élaboré le code foncier rural et domanial et les plans fonciers ruraux. Dans le même sens, les activités du projet Accès au foncier du MCA-Bénin se poursuivent.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés, Mesdames et Messieurs, La jeunesse étant la relève d’une nation, mon Gouvernement attache une importance particulière au renforcement du potentiel humain qu’elle constitue. Ainsi, dans ce domaine il a financé 602 plans d’affaires initiés par des jeunes pour un montant global de 5 milliards francs CFA à travers le Fonds National pour la Promotion de l’Entreprise et de l’Emploi des Jeunes. Par ailleurs, au cours de l’année 2009 et au titre du Programme de facilitation d’accès des PME et des jeunes aux moyens et outils de production, 294 projets sont approuvés pour être financés pour un montant de 2 milliards FCFA. En ce qui concerne le Programme de diversification agricole par la valorisation des vallées, il a connu un lancement de 320 premiers jeunes promoteurs installés dans la vallée de l’Ouémé. Eu égard à l’importance du rôle que jouent les femmes dans le domaine des activités économiques, mon Gouvernement a poursuivi le programme de microcrédits aux plus pauvres à leur profit. A ce jour, ce programme a rendu autonomes près de 600 000 femmes par la création d’activités génératrices de revenus. Il a en outre permis, avec le principe de revolving, d’injecter au total 32 milliards de FCFA. Les innovations visant l’alphabétisation, la micro-assurance, la mutuelle de santé, la solution biométrique ont été introduites dans le programme en vue de sa professionnalisation, de la sécurisation des fonds publics engagés d’une part et de l’amélioration de l’accès des bénéficiaires auxdits programmes d’autre part. Mon gouvernement a pour ambition d’élargir le programme à près d’un million de bénéficiaires, ce qui nécessite un soutien financier supplémentaire de l’ordre de 15 milliards de FCFA.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés, Distingués invités,
La construction d’une nation passe surtout par l’accès à l’instruction pour tous. C’est pourquoi, mon Gouvernement est résolument engagé dans l’exécution du Plan Décennal de Développement du secteur de l’Education. Ainsi, dans le domaine de l’éducation de base, plusieurs sessions de formation ont été ouvertes au profit des enseignants de la maternelle et du primaire. Pour mesurer le chemin parcouru, des missions d’évaluation interne et externe ont été organisées pour une appropriation par les enseignants des mesures correctives. Au plan de l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants, le gouvernement a poursuivi son soutien par l’augmentation substantielle des salaires depuis le mois de juillet 2008. Un montant de 5.350.000.000 F CFA a été débloqué pour payer les diverses primes aux enseignants. Une somme de 2.500.000.000 F CFA représentant les 50% des subventions prévues pour le bon fonctionnement des écoles, a été mis à la disposition des directeurs d’école. L’atteinte des objectifs de la gratuité dans les enseignements maternel et primaire dans le public nécessite des actions continues à travers la construction des salles de classe pour respecter les normes de l’Ecole de qualité Fondamentale. Au total, plus de 3000 salles de classe ont été construites et mises en service depuis avril 2006. Dans le domaine de l’enseignement secondaire et de la formation technique, la construction des centres de formation technique et agricole traduit le souci du gouvernement de permettre à ces sous-secteurs de jouer pleinement leur partition dans la valorisation des ressources humaines de notre pays. La dynamique impulsée à l’ensemble du système éducatif béninois est également perceptible au niveau de l’enseignement supérieur à travers l’effectivité de la gratuité des inscriptions dans nos universités aux non boursiers et aux non secourus, l’ouverture de nouveaux centres universitaires à Abomey, Djougou et Kétou ainsi que la réouverture des Ecoles normales supérieures d’Abomey et de Natitingou. Afin d’accroître les capacités d’accueil de nos universités, plusieurs infrastructures, notamment des amphithéâtres et des bâtiments à usage pédagogique, administratif et social ainsi que des résidences universitaires ont été construits. Par ailleurs, la mise en œuvre d’un ambitieux programme pour la formation des formateurs pour les universités nationales a permis le recrutement d’enseignants permanents pour servir dans les formations universitaires.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés, Mesdames et Messieurs,
Les secteurs de la culture, du tourisme et de l’hôtellerie sont considérés aujourd’hui comme de véritables adjuvants au renforcement de la vitalité et à l’amélioration de la compétitivité de l’économie nationale. C’est aussi pour cette raison que mon Gouvernement y accorde une attention soutenue. Dans le domaine de la culture, d’importantes mesures ont été prises en vue de la valorisation du patrimoine culturel matériel et immatériel. On peut retenir entre autres :
• l’achèvement des travaux de 19 chantiers de restauration et de réhabilitation de palais royaux ; • la participation du Bénin à d’importantes manifestations culturelles à l’étranger pour la promotion de l’image du pays à l’extérieur ; • l’élaboration de la politique nationale de la culture ; • l’appui financier aux acteurs dans le cadre du Fonds d’Aide à la Culture.
Dans le domaine du tourisme et de l’hôtellerie, de réels efforts ont été déployés pour la promotion de la destination Bénin. Dans ce cadre, notre pays a été présent à la plupart des manifestations internationales à caractère touristique. Par ailleurs, des actions de renforcement des capacités d’hébergement ont été menées au niveau des réceptifs hôteliers sur toute l’étendue du territoire national et ont contribué à la mise à niveau de plusieurs centaines d’opérateurs touristiques privés et de leurs employés. Prenant en compte l’adage qui préconise « un esprit sain dans un corps sain », le Gouvernement s’est engagé dans les travaux de réalisation d’une politique nationale des sports. Notre souci dans ce domaine est d’une part, de mieux organiser le sport de masse et d’autre part, de promouvoir la culture de résultat au niveau des sports de compétition. Je suis bien heureux de constater que des initiatives diverses sont prises au niveau national pour développer le sport de masse. Au niveau des sports de compétition, je voudrais ici saluer la renaissance d’une certaine conscience responsable et citoyenne. Les sportifs béninois ont réalisé des performances appréciables au cours de la saison sportive 2008-2009. A ce titre, je citerai la bonne performance de nos athlètes qui ont remporté 34 médailles à l’issue de plusieurs campagnes sportives et la qualification de notre équipe sénior de football pour les phases finales de la Coupe d’Afrique des Nations prévues en janvier 2010 en Angola. En tout état de cause, le Gouvernement a entamé la réalisation d’un certain nombre d’infrastructures pour favoriser l’éclosion de sportifs émérites et je salue les initiatives privées visant à accompagner les efforts du Gouvernement dans ce cadre.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés,
La solidarité nationale a toujours préoccupé mon Gouvernement qui s’attelle à promouvoir la culture de la solidarité et la lutte contre toute forme d’exclusion et toute forme d’inégalité et de discrimination à l’égard des personnes vulnérables. Dans ce sens, mon gouvernement a engagé plusieurs actions en faveur des personnes déshéritées et handicapées. Au cours de cette année, la situation humanitaire de notre pays a connu une crise importante due aux inondations qui ont provoqué beaucoup de dégâts matériels. Avec l’aide de la communauté internationale et des ressources internes, le gouvernement a pu intervenir et ses appuis ont consisté en des dons en matériaux de construction, vivres, moustiquaires imprégnées et effets vestimentaires et de couchage. C’est le lieu pour moi, d’exprimer toute ma reconnaissance à l’ensemble de nos partenaires pour leur disponibilité constante et à toutes les bonnes volontés pour leur spontanéité dans cette situation de sinistre. La solidarité nationale se manifeste aussi à travers l’accès à des services de santé de qualité moins onéreux pour les plus défavorisés. A cet effet, pour renforcer la couverture sanitaire nationale et améliorer la qualité des services, le Gouvernement, avec l’appui de nos partenaires, a investi plus de 60 milliards de francs CFA dans la construction, la réhabilitation et l’équipement de diverses infrastructures sanitaires dont les zones sanitaires, les centres hospitaliers départementaux, l’hôpital universitaire de Parakou et l’Hôpital de la Mère et de l’Enfant Lagune (HOMEL) de Cotonou et j’en passe. Le paludisme, la tuberculose, la poliomyélite et le VIH/SIDA bénéficient d’une attention particulière avec des programmes d’éradication et de prise en charge appropriés. Dans le cadre du renforcement de la lutte contre les maladies transmissibles et les maladies non transmissibles, d’importants efforts ont été consentis pour l’acquisition de médicaments, de vaccins et de moustiquaires imprégnées.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés, Distingués invités,
Le développement de notre pays doit être également perçu dans sa dimension spatiale. C’est pourquoi mon Gouvernement s’efforce de parvenir à une communalisation intégrale en vue de donner à l’ensemble de nos populations l’opportunité de participer au choix et à la prise de décision pour le développement local. Dans ce sens, le transfert des compétences et des ressources aux communes sera poursuivi et renforcé en 2010. Le souci de rapprocher davantage l’administration de l’administré a amené le gouvernement à mettre sur pied une commission chargée de proposer un nouveau découpage territorial susceptible d’impulser une nouvelle dynamique locale. A cet effet, un projet de loi est déjà transmis à Votre auguste Assemblée pour appréciation. Avec ce découpage territorial adapté à l’évolution démographique, l’Administration et toute la chaîne des acteurs du développement pourront mieux encadrer les populations dans leurs activités de production. C’est le lieu de rendre un très sincère hommage à un grand serviteur de l’Etat, Richard ADJAHO, qui a piloté avec dévouement et compétence les travaux ayant permis le dépôt du projet de loi relatif au découpage territorial. Sa disparition soudaine et prématurée constitue une très lourde perte pour sa famille et pour la nation toute entière. En notre nom à tous je tiens en ces lieux à saluer sa noble mémoire.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés, Distingués invités,
La sécurité publique est une condition indispensable à toute stratégie de développement et de lutte contre la pauvreté. Les actions menées en 2009 ont porté entre autres, sur le renforcement des actions de lutte contre la criminalité, le grand banditisme, le trafic de drogue et le renforcement des capacités opérationnelles des services de défense et de sécurité. Dans le domaine particulier de la lutte contre la criminalité et le grand banditisme, les forces de défense et de sécurité ont assuré une présence permanente et dissuasive sous forme de patrouilles de surveillance et d’intervention sur les axes routiers du territoire national. En tout état de cause, des actions énergiques seront prises pour renforcer les stratégies de lutte en tenant compte du mode opératoire des délinquants, en renforçant les effectifs ainsi que les moyens techniques des forces de défense et de sécurité, en poursuivant les opérations de surveillance préventive et d’intervention dans les zones criminogènes tout en prenant en compte les pistes rurales devenues dangereuses. Sur le plan de la lutte contre le trafic des drogues et de la vente illicite des médicaments de la rue, des actions de sensibilisation et de lutte ont été menées et vont se poursuivre au cours des années à venir.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés, Mesdames et Messieurs,
Le Bénin poursuit inexorablement sa marche dans la voie de l’émergence grâce à la maturité de notre peuple et au fonctionnement régulier de ses institutions. De par nos efforts conjugués, notre pays jouit d’un réel rayonnement à l’extérieur et d’un regain de confiance et de considération de la part de ses partenaires techniques et financiers ainsi que de la part de la communauté internationale. Aujourd’hui, le Bénin entretient d’excellents rapports de coopération avec de nombreux pays tant à l’échelon sous-régional, continental qu’international. C’est ainsi qu’au cours de l’année 2009, j’ai effectué des visites de travail successivement au Niger, au Nigeria, au Togo, en Côte d’Ivoire, en France et en Espagne. Dans le cadre de l’offensive diplomatique engagée par mon gouvernement sur la scène internationale, notamment dans le Golfe, j’ai séjourné au Qatar et au Koweït. Ma visite au Qatar a contribué au resserrement des relations diplomatiques entre nos deux pays avec l’ouverture d’une représentation diplomatique du Bénin à Doha. Dans le même sens, je me suis rendu en Inde et aux Pays-Bas, dans le cadre de la consolidation des liens de coopération entre le Bénin et ces deux pays ; je me suis également rendu à l’UNESCO à Paris et au siège des Institutions de Bretton Woods à Washington DC. Par ailleurs, le séjour de nombreuses délégations de haut niveau dans notre pays notamment les visites d’amitié et de travail de Chefs d’Etat et de Gouvernement sont une illustration visible d’une audience et d’une confiance sans cesse croissantes de la communauté internationale.
A ce titre, je voudrais mentionner :
• la visite et le séjour au Bénin de la Présidente de la République de Finlande ; • les visites d’amitié et de travail du Président de la République de Guinée équatoriale et de la Présidente de la République du Liberia ; • l’arrivée au Bénin du Premier Ministre de l’Etat de Koweït ; • le séjour chez nous du Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie.
De même, la rencontre internationale de Cotonou dans le cadre du lancement de « l’Appel de Cotonou pour la lutte contre les faux médicaments » à l’initiative de la Fondation CHIRAC a connu la participation effective de l’ancien Président de la République française, Monsieur Jacques CHIRAC, des Présidents du Sénégal, du Burkina-Faso, du Niger, du Togo, de Centrafrique et du Congo. L’ancien Président mauritanien Mohamed VALL et le Ministre français chargé du développement durable, Monsieur Jean-Louis BORLOO ont été également accueillis à cette occasion. Pour renforcer cette image de marque, le Bénin poursuivra ses efforts en matière de promotion de la paix, de l’intégration sous-régionale et régionale.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés, Mesdames et Messieurs,
Les analyses les plus récentes révèlent que les effets de la crise financière continueront de se manifester en 2010. Pour y faire face, mon Gouvernement mettra l’accent sur la mise en œuvre d’un programme économique et financier en partenariat avec le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque Mondiale et les autres partenaires techniques et financiers. Je confirme au peuple béninois mon engagement et celui de mon gouvernement à maintenir le cap de la nouvelle dynamique de développement qui s’appuie sur une meilleure gouvernance administrative et économique, la promotion de l’entreprise, le renforcement des infrastructures socioéconomiques et le développement local. Je reste convaincu que notre pays réussira sa relance économique dans un environnement social et politique favorable. J’invite chaque béninoise et chaque béninois à y contribuer. L’année 2010 sera déterminante dans le cadre des opérations du Recensement Electoral National Approfondi et de l’établissement de la Liste Electorale Permanente Informatisée. Je voudrais réitérer mon appel aux forces politiques, à la société civile et au peuple béninois afin que tous ensemble, nous contribuions au succès de ces opérations, gage de l’amélioration de notre système électoral et du renforcement de notre processus démocratique. Aussi, voudrais-je inviter tous les partenaires sociaux à une trêve sociale qui sera négociée au sein de la Commission Nationale Permanente de Concertation et de Négociations Collectives Gouvernement/Centrales et Confédérations Syndicales.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés, Mesdames et Messieurs,
L’année 2010 sera également l’année du cinquantenaire de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale. En vue de la commémoration de cet évènement historique, mon Gouvernement a mis en place une commission spéciale chargée de réfléchir sur les liens de coopération entre la France et ses anciens territoires africains de l’espace francophone, faire une évaluation de cette coopération et faire des propositions en vue de meilleures perspectives. Je m’en voudrais de terminer ce message sur l’état de la nation sans vous remercier pour votre disponibilité et votre attention soutenue. Je sais que, par-delà les divergences de vue et d’approche, nous avons tous au fond de nous une seule motivation : celle de servir au mieux notre commune patrie, le Bénin. Nous ne devons pas nous décourager devant l’ampleur des défis car derrière chaque difficulté, il y a des possibilités qui ne demandent qu’à être exploitées dans un esprit de patriotisme et de tolérance. Mon Gouvernement est ouvert au dialogue politique national avec toutes les forces politiques ainsi que les différentes composantes de la société civile pour relever les défis qu’impose la marche de notre pays vers le progrès. Sur cette note d’espoir, je souhaite à la Représentation nationale, au peuple béninois ainsi qu’à tous nos hôtes qui vivent parmi nous et nous soutiennent mes meilleurs vœux pour l’année 2010.
Que Dieu bénisse le Bénin, notre patrie commune ! Vive la République !
Je vous remercie.