Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /2010 15:26

La République en danger


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Rosine Soglo

Quelle mouche a bien pu piquer hier à l’hémicycle la présidente de la Renaissance du Bénin (Rb), Rosine Soglo pour qu’elle réveille en des termes graves les vieux démons du régionalisme ? Certainement celle de l’intolérance qui plonge la Nation dans l’inquiétude et qui fait perdre à la fin, les notions élémentaires de ce que le Bénin est loin d’être un pays à l’image du Rwanda où jadis, la division Nord-Sud était fort remarquable. Dans ses envolées lyriques hier au Palais des gouverneurs sur ce qu’il convient désormais d’appeler le clivage nord-Sud au Bénin tel que vu par Rosine Soglo à la faveur de sa défense pour le maintien d’Epiphane Quenum comme superviseur de la Cps-Lépi, elle a dit tout haut ce qu’elle pensait tout bas. Mais le lieu ne s’y prêtait pas et surtout dans sa diatribe, l’ex première dame du Bénin a manqué de pertinence pour que les Béninois comprennent véritablement les raisons de son coup de gueule. Car si aujourd’hui, il se susurre que le régionalisme connaît une courbe ascendante au Bénin, à qui la faute ? D’abord aux politiciens et malheureusement, Rosine Soglo en fait partie. Et, pendant le règne de Nicéphore Soglo, son époux, la situation n’était pas enviable. A l’époque déjà, les Béninois dénonçaient la gestion clanique qui était faite du pouvoir. Même si le passé ne peut en aucun cas excuser le présent, Rosine Soglo doit savoir raison garder.

Elle ne peut, en voulant guérir un mal, l’aggraver faute de tact et de thérapie appropriée. La déclaration faite hier à l’Assemblée nationale est simplement une bombe et si on n’y prend garde, elle risque d’accentuer le régionalisme dans un pays qui n’en a pas besoin et de l’embraser à la moindre étincelle. La démocratie et l’Etat de droit chèrement acquis à la conférence nationale des forces vives de la Nation n’ont nullement besoin de ces genres de propos. C’est d’ailleurs dommage qu’aux lendemains du 20ème anniversaire de la conférence nationale, qu’on en arrive là. Rosine Soglo doit faire son mea culpa. Les Béninois veulent bien penser que tout ce qu’elle a eu à dire était plutôt une fâcheuse erreur. Ils veulent penser d’abord et avant tout développement de leur pays et Rosine Soglo a mal choisi sa tribune et le moment de faire de distinguo entre Béninois originaires du Nord et Béninois originaires du Sud.

Une gaffe qui ne rend pas service

Au delà de ce mauvais exemple servi aux générations futures, Rosine Soglo en voulant peut-être dénoncer le déséquilibre dans le partage du pouvoir met en difficulté l’Union fait la Nation. Car à part l’aigreur, l’autre interprétation qui peut être faite de ses propos est qu’elle vient confirmer les reproches « d’Union régionaliste » qui étaient faits au bloc politique auquel elle appartient. Déjà taxé d’union de sudistes par leurs détracteurs, le regroupement Rb-Prd-Psd-Madep-Forces clé doit maintenant apporter la preuve de ce qu’il ne partage pas cette vision de sa partenaire politique Rosine Soglo. Car, il est temps que les politiciens béninois comprennent que ce n’est pas en agitant la notion nord Sud qu’ils accéderont au pouvoir. Le Rwanda, la Somalie, le Burundi, la Côte-d’Ivoire ne sont pas loin. La gaffe de Rosine Soglo ne doit pas faire école et plaise à Dieu, elle ne fera jamais école au Bénin. Il est regrettable qu’à 76 ans, cette femme continue de s’illustrer dans les scandales régionalistes.


Les déballages de la députée Rosine Vieyra Soglo « …J’entends dire qu’on va destituer Quenum et mettre à sa place, quelqu’un du Nord (…) Quenum peut déconner peut-être bien. Mais si vous mettez quelqu’un du Nord, si vous destituez Quenum et vous mettez quelqu’un du Nord, et bien, je crois que nous allons avoir la bagarre. C’est moi Rosine Vieryra Solgo qui le dis. Le Nord ne peut pas toujours commander le Sud. La minorité s’arroge tout le pouvoir et ne laisse rien à la majorité. On va retourner un jour dans l’affrontement. Alors, n’arrivons pas là et je sais de quoi je parle. J’ai des beaux frères et des petits neveux qui peuvent, pourquoi pas, faire le jeu du Nord. Je ne suis pas raciste. A mon âge, c’est malheureux. C’est quoi. Le Dahomey, le Bénin nous appartient à tous, Nord, Sud, Est, Ouest. Nous sommes tous enfants du même pays et que ça cesse. Le Nord, le Nord, le Nord. Et le Sud alors. Nous sommes de la majorité, on s’est tu en cinquante ans d’indépendance, vous nous avez commandés. On a connu Maga, on a eu Kérékou, Sopi… »



5-03-2010, Angelo DOSSOUMOU S.
Par Richard Boni - Publié dans : Articles de presse - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /2010 15:22
LA UNE DU JOUR 5 mars 2010
Assemblée nationale :28 députés interpellent Yayi au sujet de l’avion présidentiel [...]

Le dossier de l’avion présidentiel revient au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo. A travers une question d’actualité qui sera transformée en question orale avec débats, 28 députés, toutes tendances confondues, interpellent le président Yayi Boni sur les controverses autour de l’avion présidentiel. Ci-joint l’intégralité du document déposé hier jeudi 04 mars 2010 sur la table du président de l’Assemblée nationale.


En effet, dès l’acquisition par le gouvernement d’un avion présidentiel, un opérateur économique aurait déclaré sur plusieurs chaîne de télévision que la transaction n’a rien coûté à l’Etat béninois et qu’il serait une conséquence heureuse des relations amicales personnelles du Général Mathieu Kérékou, précédemment président de la République du Bénin. Face à ces allégations, les députés signataires de la question d’actualité invitent le gouvernement à venir dire à la représentation nationale si ces déclarations sont fondées. Ensuite, ils cherchent à savoir si cet avion est vraiment une propriété de l’Etat béninois. Par ailleurs, les initiateurs de la requête reviennent sur la qualité même de l’appareil et veulent comprendre les différents aménagements qui y ont été effectués pour les commodités dignes d’un avion présidentiel. A ce titre, la représentation nationale souhaite connaître le coût desdits aménagements et les réparations y afférentes. Et puis, ils constatent avec amertume que depuis quatre ans, l’avion présidentiel en question a disparu de la circulation. Il n’est ni stationné à l’aéroport Bernardin Cardinal Gantin, ni ne sert aux déplacements internationaux du président Yayi Boni. Raison pour laquelle, le député Wallis Mamoudou Zoumarou qui a initié la requête et ses autres collègues co-signataires cherchent à en connaître les causes. Ils veulent aussi savoir où se trouve exactement en ce moment cet avion présidentiel, s’il est encore en état de voler et les raisons pour lesquelles le pays n’en fait plus usage.

Jean-Christophe Houngbo (Br.Ouémé-Plateau)

Question d’actualité

Dès l’acquisition par notre gouvernement d’un avion présidentiel un opérateur économique a déclaré sur plusieurs chaînes de télévision que l’opération n’a rien coûté à l’Etat béninois et qu’il serait une conséquence heureuse des relations amicales personnelles du Général Mathieu Kérékou précédemment Président de la République.

1. Le gouvernement est invité à dire à la représentation nationale si ces déclarations sont fondées ou pas. 2. Cet avion est-il vraiment une propriété de la Nation béninoise ? Par ailleurs les autorités gouvernementales ont affirmé qu’il y a eu des aménagements et réparations pour permettre à l’appareil volant d’avoir les commodités dignes d’un avion présidentiel.

3. La représentation nationale souhaite savoir le coût desdits aménagements et réparations. Depuis environ quatre (04) mois l’avion présidentiel a disparu de la circulation. Il n’est ni stationné à l’Aéroport Bernardin Cardinal Gantin, ni ne sert aux déplacements internationaux du Chef de l’Etat.

4. Pourquoi ?

5. Où se trouve exactement en ce moment l’avion présidentiel ?

6. Cet avion est-il réellement en état de marche ?

Et pourquoi ne l’utilise-t-on pas ?

Porto-Novo, le 04 mars 2010

Par Richard Boni - Publié dans : Articles de presse - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 05:21

Quelques extraits DE SA CONFERENCE DONNEE A LA SALLE DE L'ALPHABETISATION DE PARAKOU PAR RACHIDI GBADAMASSI

« …Le projet d’extension du réseau électrique à Parakou n’a pas encore porté ses fruits. Au contraire, les multiples rigoles creusées à cet effet et abandonnées sont devenues de véritables pièges à hommes pour les populations. Sur 6 000 poteaux électriques prévus, seulement 900 sont livrés et ne couvrent que 2 quartiers sur les 43 que compte la ville. Pendant ce temps, les populations ont continué par subir impuissamment les méfaits de la coupure du courant au plan économique, humain, socio sanitaire et sécuritaire. Par contre à Lokossa, Porto-novo, les populations ont bénéficié des retombées du 1er août. …Certaines personnes n’hésitent pas à affirmer que Parakou a organisé le 1er aout 2008 et que cela a été une opportunité pour elle de faire peau neuve, donc d’engranger quelques ressources et infrastructures. Aujourd’hui, je dois tenir un langage de vérité. Cotonou, Abomey et Lokossa ont effectivement profité de leur 1er aout pour avoir quelques infrastructures. J’affirme haut et fort que la fête du 1er août n’a rien apporté à Parakou. Les marchés n’ont pas été toujours passés conformément au Code de passation des marchés publics en République du Bénin. Comme conséquences qui découlent de cet acte, il est à noter que la plupart des marchés ont été mal exécutés. Pour preuve, les poteaux électriques dont je parlais plus haut et dont 900 seulement sont livrés font partie des marchés mal exécutés et qui retardent le développement de la commune de Parakou. Il ne serait pas alors exagéré d’affirmer que c’est un seul clan qui profité de cette opportunité pour s’enrichir et épargner pour les prochaines joutes électorales qui seront dures pour eux. …Mesdames et Messieurs, ce qui parait aberrant dans toute cette affaire, c’est que les premiers bénéficiaires des rentes découlées de la fête du 1er aout et qui se proclament être de la majorité présidentielle sont ceux qui se rebellent aujourd’hui contre le chef de l’Etat et prétendent rectifier le changement qui selon eux est en panne. J’exhorte donc les populations de Parakou à s’unir comme un seul homme afin qu’on donne une leçon à ces escrocs politiques qui se prennent pour des princes. …Dans la même perspective, je voudrais préciser que la commune de Parakou a monté un très bon dossier relatif à un emprunt obligataire d’un montant de 5 milliards de francs qui attend sur le marché de l’Uemoa. Il ne reste que le gouvernement lui donne sa caution pour que le projet aboutisse. A mon niveau, je ne cesse de mettre la pression nécessaire sur le gouvernement pour qu’il joue sa partition pour l’essor économique de Parakou ».

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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 05:09
::Koaci.com Lomé ::La tension monte à la veille du scrutin, la question de l’acheminement des résultats au cœur de la polémique, ici un bulletin de vote (ph LD) ::

A moins de 24 heures du lancement du scrutin présidentiel au Togo, la panique gagne les qg des principaux partis d’opposition qui ce soir dénoncent une tentative de fraude massive au niveau de l’acheminement technique des résultats.

En effet, selon l'opposition, le système soutenu par l’Union Européenne, de transmission satellitaire, «VSAT », qui devait être utilisé pour la transmission des résultats au niveau des commission électorales locales sur l'étendue du territoire, aurait été, ce mercredi soir, écarté et préféré à un système de transmission plus classique, par Fax qui selon nos informations serait utilisé en "secours" en cas de dysfonctionnement du système VSAT. Le FAX étant selon les témoignages recueillis auprès des différents leaders de l’opposition, moins fiable que la solution initiale satellitaire et surtout sujet à manipulations aisées et maitrisées en vue de falsification les résultats.

L’Union Européenne menace ce soir de ne pas reconnaître les résultats si la solution du VSAT n’était pas utilisée.

A l’UFC, le parti du candidat Jean Pierre Fabre (opposition), challenger officiel du candidat Gnassingbé, c’est l’indignation et la panique, Eric Dupuy, le chargé de communication du candidat du parti, nous livre ce soir que « la volonté du pouvoir en place de frauder est réelle, ils ne veulent pas du système Vsat, jugé sûr, préférant un système de Fax relié à un terminal à Lomé qui se chargera de produire de faux fax et donc de manipuler les résultats en la faveur de Faure ».

Maitre Tchassona, le responsable de la coordination pour l’alternance, nous indique : « je ne crois pas que ce scrutin sera transparent, le système des fax a déjà été utilisé par le passé et il est nuisible à la transparence… on peut tout manipuler facilement avec ce procédé, c’est dommage, je suis indigné ».

Le président de la CENI (commission électorale nationale indépendante), Taffa Tabiou, nous indique quant à lui que:" je vous rassure, les VSAT ont bien été installés dans les commissions électorales locales indépendantes chargées d'acheminer à la CENI (Lomé) les résultats" sans donner plus d'indication quant à leur fonctionnement et à un éventuel système secondaire de secours.

Aucune réaction du côté du RPT, personne ne souhaite s’exprimer à ce sujet, l’embarras est perceptible.

Les frontières terrestres seront coupées ce jour à minuit jusqu'à vendredi minuit. Les frontières maritimes et aériennes restent ouvertes.

Ce soir, la CENI par la voix de son président a officiellement annoncé la tenu pour ce jeudi 4 mars du scrutin présidentiel qui malgré le calme apparent s’annonce de moins en moins apaisé.
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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /2010 16:51
LA UNE DU JOUR 3 mars 2010
Selon l’honorable Basile Ahossi :« Si Rachidi Gbadamassi revenait au G13, il sera chassé » [...]

Selon le coordonnateur national adjoint du G13, l’honorable Basile Ahossi, son ancien compagnon Rachidi Gbadamassi est déclaré persona non grata au sein du groupe. Au cours d’une interview, il s’est prononcé sur un éventuel retour de l’ancien maire de Parakou au sein de la coalition en affirmant, que le démissionnaire n’a plus sa place au G13.


Rachidi Gbadamassi se prépare t-il à rejoindre son ancien camp le G13 ? Alors que la question commence par préoccuper des Béninois, et que dans la presse, on y répond par l’affirmative, une voix autorisée s’est fait entendre à ce sujet. Elle émane du coordonnateur national adjoint du G13, l’honorable Basile Ahossi. A la question de savoir, si des démarches sont en cours pour que son ancien compagnon revienne sur ses pas, le coordonnateur national adjoint a répondu, il y a environ une semaine, voire plus, qu’il n’en a pas connaissance. « C’est vrai qu’il a des amis personnels qui ont tenté des choses avec lui. Mais pas officiellement au niveau du groupe. J’avoue donc que je n’ai pas connaissance des démarches qu’il aurait faites pour revenir. S’il revenait, certainement qu’on en aurait chassé, parce que l’évènement a fait trop de bruit pour que les jours ou les semaines qui viennent suffisent pour qu’il revienne. Aujourd’hui, je crois que tout cela est définitivement consommé. Les gens l’utilisent à leur fin. Moi je lui souhaite seulement de bien s’en sortir. Les politiciens, surtout ceux qui nous dirigent aujourd’hui ne se préoccupent pas de ce que vous allez devenir. Ils vous utilisent, si vous n’êtes plus efficace, ils vous jettent à la poubelle. Je ne lui souhaite pas ce sort.. ». Voilà qui est bien clair au niveau du G13. Même si rien définitivement figé en politique, envisager un retour de Rachidi Gbadamassi à la case de départ, n’est pas pour le moment à l’ordre du jour. Les propos de l’honorable Basile Ahossi en sont la parfaite illustration. Le coordonnateur national adjoint du G13 qui a toutefois reconnu l’immense rôle que jouait l’ancien maire de Parakou au sein de la coalition, a montré que la page est tournée et que chacun de son côté fera le bilan au moment venu. Un Rachidi Gbadamassi averti en vaut deux donc. S’il avait réellement l’intention de retrouver ses anciens compagnons qui ne cessent pas d’avouer qu’il a aidé le groupe à prendre ses marques, à avoir des entrées au Palais pour recueillir des informations sensibles, qu’il y renonce parce qu’il risque d’être traité comme un chien. Les rumeurs qui se répandent laissent pourtant croire que le rapprochement est proche, mais personne ne peut dire un seul mot sur la solidité de cet acte s’il se concrétise. Encore qu’on en est loin, comme l’indiquent les sources officielles. Le retour préoccupe peut-être l’intéressé, mais l’idée l’est moins à la maison d’accueil. On peut pour le moment dire que le retour de l’enfant prodige n’aura pas lieu, alors qu’on susurre qu’il est indésirable par le locataire de la Marina avec lequel il pensait filer le parfait amour. Difficile mariage après avoir diabolisé, malmené, et couvert de longues diatribes le marié.

FN

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