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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /2010 16:47
LA UNE DU JOUR 3 mars 2010
Après le renoncement à l’irrecevabilité de la session:La lettre de Yayi introuvable au parlement [...]

La correspondance par laquelle le président de la République a renoncé depuis la nuit du lundi 1er mars 2010 à sa demande adressée au président Mathurin Nago pour soulever l’exception d’irrecevabilité de la loi portant abrogation du Recensement électoral national approfondi (Rena) et la Liste électorale permanente informatisée (Lepi) est toujours mystère à l’Assemblée nationale. Pendant toute la journée d’hier mardi 02 mars 2010, nos investigations ont fait chou blanc. Plusieurs membres du bureau de l’Assemblée sont aussi dans l’attente d’en prendre.


Le chef de l’Etat a-t-il envoyé à l’Assemblée nationale sa correspondance par laquelle il renonce à l’irrecevabilité de la proposition de loi abrogatoire de la Lépi et du Réna. Pour le moment la lettre est inconnue. C’est sur les antennes des télévisions que les députés ont appris la nouvelle et attendent, dit-on, de pied ferme cette correspondance. Surtout que le professeur Mathurin Coffi Nago bien malmené dans ce dossier commence par prendre son destin en main. Il n’est pas passé par quatre chemins pour avouer avoir précisé au chef de l’Etat que la requête de ses 44 collègues est belle et bien recevable. Pourtant, ce qui est arrivé n’a pu être évité au point où les complications qui en ont résulté ont contraint le président Yayi Boni à reculer quelques heures seulement après. La nouvelle volte-face ne manquera certainement pas de conséquences. D’abord, c’est à la conférence des présidents de demain que tout pourrait commencer. Avant tout, les députés chercheront à avoir la nouvelle correspondance qui annule l’irrecevabilité de leur demande de session extraordinaire prononcée maladroitement par le premier magistrat. Ensuite, le ton pourrait bien monter quand les députés de l’Alliance ‘’Union fait la Nation’’ useront, comme c’est souvent le cas, des propos déplacés pour expliquer la situation qui a prévalu ces derniers jours. Et plus tard dans l’hémicycle, il faut s’attendre à une forte tension parce que la commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme à qui le dossier a été transmis en plénière depuis bientôt un mois, n’a rien fait pour doter l’Assemblée nationale d’un rapport sur la question. Déjà, c’est le branle-bas hier à Porto-Novo où les parlementaires ont reçu les invitations pour la plénière de demain sans les rapports sur la base de laquelle les débats se feront. Et chacun a dû prendre son mal en patience pour se préparer en conséquence pour déverser sa bile sur le président Mathurin Coffi Nago demain à la conférence des présidents puis à l’ouverture de la session.

Forte politisation du dossier

Le dossier Lepi prend désormais une tournure exagérément politique. Et les ténors de l’Alliance ‘’Union fait la Nation’’ très réconfortés dans leur position à cause des ratés qui ont jalonné ces derniers jours les comportements au sommet de l’Etat, pourront bien se faire la part belle. Parce que le gouvernement et les autres chantres du changement auront bien de mal à saisir la Cour constitutionnelle. Même avec des vices de procédure, ils sont très limités par le temps pour n’avoir pas su raison gardée. La seule possibilité qui leur reste, c’est de laisser le débat se poursuivre de façon à rattraper plus tard. Pour s’être précipité sur tout alors que le jeu ne valait pas la chandelle et il avait mieux à gagner en se calmant. Aujourd’hui, la situation est telle que l’opposition profite trop des agissements maladroits du chef de l’Etat. Et telle que la situation se présente avec les différents faux pas, c’est que le gouvernement s’organise comme si la Lepi concerne rien que lui.

Jean-Christophe Houngbo (Br.Ouémé-Plateau)

Par Richard Boni - Publié dans : Articles de presse - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /2010 16:46
LA UNE DU JOUR 3 mars 2010
Après le renoncement à l’irrecevabilité de la session:La lettre de Yayi introuvable au parlement [...]

La correspondance par laquelle le président de la République a renoncé depuis la nuit du lundi 1er mars 2010 à sa demande adressée au président Mathurin Nago pour soulever l’exception d’irrecevabilité de la loi portant abrogation du Recensement électoral national approfondi (Rena) et la Liste électorale permanente informatisée (Lepi) est toujours mystère à l’Assemblée nationale. Pendant toute la journée d’hier mardi 02 mars 2010, nos investigations ont fait chou blanc. Plusieurs membres du bureau de l’Assemblée sont aussi dans l’attente d’en prendre.


Le chef de l’Etat a-t-il envoyé à l’Assemblée nationale sa correspondance par laquelle il renonce à l’irrecevabilité de la proposition de loi abrogatoire de la Lépi et du Réna. Pour le moment la lettre est inconnue. C’est sur les antennes des télévisions que les députés ont appris la nouvelle et attendent, dit-on, de pied ferme cette correspondance. Surtout que le professeur Mathurin Coffi Nago bien malmené dans ce dossier commence par prendre son destin en main. Il n’est pas passé par quatre chemins pour avouer avoir précisé au chef de l’Etat que la requête de ses 44 collègues est belle et bien recevable. Pourtant, ce qui est arrivé n’a pu être évité au point où les complications qui en ont résulté ont contraint le président Yayi Boni à reculer quelques heures seulement après. La nouvelle volte-face ne manquera certainement pas de conséquences. D’abord, c’est à la conférence des présidents de demain que tout pourrait commencer. Avant tout, les députés chercheront à avoir la nouvelle correspondance qui annule l’irrecevabilité de leur demande de session extraordinaire prononcée maladroitement par le premier magistrat. Ensuite, le ton pourrait bien monter quand les députés de l’Alliance ‘’Union fait la Nation’’ useront, comme c’est souvent le cas, des propos déplacés pour expliquer la situation qui a prévalu ces derniers jours. Et plus tard dans l’hémicycle, il faut s’attendre à une forte tension parce que la commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme à qui le dossier a été transmis en plénière depuis bientôt un mois, n’a rien fait pour doter l’Assemblée nationale d’un rapport sur la question. Déjà, c’est le branle-bas hier à Porto-Novo où les parlementaires ont reçu les invitations pour la plénière de demain sans les rapports sur la base de laquelle les débats se feront. Et chacun a dû prendre son mal en patience pour se préparer en conséquence pour déverser sa bile sur le président Mathurin Coffi Nago demain à la conférence des présidents puis à l’ouverture de la session.

Forte politisation du dossier

Le dossier Lepi prend désormais une tournure exagérément politique. Et les ténors de l’Alliance ‘’Union fait la Nation’’ très réconfortés dans leur position à cause des ratés qui ont jalonné ces derniers jours les comportements au sommet de l’Etat, pourront bien se faire la part belle. Parce que le gouvernement et les autres chantres du changement auront bien de mal à saisir la Cour constitutionnelle. Même avec des vices de procédure, ils sont très limités par le temps pour n’avoir pas su raison gardée. La seule possibilité qui leur reste, c’est de laisser le débat se poursuivre de façon à rattraper plus tard. Pour s’être précipité sur tout alors que le jeu ne valait pas la chandelle et il avait mieux à gagner en se calmant. Aujourd’hui, la situation est telle que l’opposition profite trop des agissements maladroits du chef de l’Etat. Et telle que la situation se présente avec les différents faux pas, c’est que le gouvernement s’organise comme si la Lepi concerne rien que lui.

Jean-Christophe Houngbo (Br.Ouémé-Plateau)

Par Richard Boni - Publié dans : Articles de presse - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /2010 15:09

Le numéro spécial du grand direct de l’info du lundi huit février 2010 sur Fraternité FM a reçu comme invité, l’honorable Samou Seidou Adambi, élu Fcbe dans la 8è circonscription électorale. Sur le plateau de l’émission, l’invité et influent membre du parti Rdi Anfanni a apporté des clarifications sur un certain nombre de sujets relatifs à ses activités parlementaires et le rejet du vote du budget par ses collègues membres du groupe parlementaire Fcbe Sursaut Patriotique.

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l’honorable Samou Séidou Adambi

Dites-nous honorable Sam Adambi, où peut-on vous situer aujourd’hui ? On ne vous voit plus aux côtés du chef de l’Etat qui s’était battu pour votre élection lors des législatives de 2007.

Je suis là où je suis depuis le début. Je suis toujours avec le régime jusqu’à nouvel ordre. Mais cela ne m’empêche pas de dire ce que je ressens. Personnellement, comme on a l’habitude de nous appeler, je fais partie des députés rebelles, on a décidé de créer le groupe parlementaire Fcbe Sursaut Patriotique. Au sein de ce groupe, nous avons décidé de faire autrement, tout en étant avec le chef de l’Etat. Autrement, c’est de dire ce qui ne va pas et à chaque fois que l’occasion nous est donnée, on le dit même si les gens ne prennent pas ça au sérieux. Avec l’évolution des choses, on se rend compte que nous avons raison parce que le budget 2009 a été voté dans les conditions que tout le monde connaissait et on s’attendait à ce que ça soit la même chose cette année. Malheureusement, les négociateurs au sein de l’hémicycle de l’année dernière n’ont pas été associés à quoi que ce soit et le résultat est là.

A ce qu’il parait, le budget 2010 n’est pas réaliste, on parle de plusieurs chiffres

C’est vrai. En dehors de plusieurs chiffres lors de l’étude en commission de ce budget, nous avons eu à clamer haut et fort que ce budget là, en réalité ne se base pratiquement sur rien. Il ne prend pas en compte les réalités économiques du pays aujourd’hui. En fin d’année, le budget 2009 n’était exécuté qu’à 70% et moi je ne sais pas sur quoi on se base pour voir cet accroissement là qui le porte jusqu’à 1346 milliards de Francs Cfa. Raisonnablement, le budget réel de cette année ne peut pas dépasser les 1000 milliards parce qu’il ne faudrait pas se baser sur les impôts pour étouffer les quelques entrepreneurs, les quelques opérateurs économiques qui sont encore en vie parce que la plupart ont déjà rangé tapis. Ils ont fui pour s’installer ailleurs. La crise économique et financière mondiale a beaucoup secoué le Bénin. On s’est opposé à cette façon de faire, mais malheureusement ils ont fait à leur tète et la suite est là.

Au sein du groupe parlementaire Fcbe-Sursaut Patriotique, il y a deux électrons libres, les députés Edgar Alia et Janvier Yahouédéhou qui n’ont plus leur langue dans la poche ; allusion faite aux déclarations lors de la fête du vodoun à Savalou et l’affaire des machines agricoles

Oui. Je crois qu’il vaut mieux dire la vérité à celui qu’on aime que de le caresser dans le sens du poil à chaque instant pour que tous au finish, on se retrouve dans un trou d’où on ne pourra pas sortir. L’affaire des machines, je vais commencer par là, je crois que c’est réaliste. Personnellement, j’ai abordé cette question avec le chef de l’Etat et il m’a dit qu’il n’en sait absolument rien. Alors s’il n’en sait rien, je dis que l’Assemblée nationale doit alors jouer son rôle. Yahouédéhou étant de mon groupe, je l’ai aussi consulté, également avec les autres puis on s’est dit, il faut nous en remettre à une commission d’enquête pour clarifier l’affaire. Présentement, je crois que la session extraordinaire qui va s’ouvrir verra naître cette commission d’enquête. Par rapport à Edgar Alia, je crois certainement qu’il en a marre avec ce qui se passe chez lui. Tout le monde sait, les sorties de son frère du village le ministre de la communication Désiré Adadja qui veut régner chez eux comme le seul maître à bord. Vous comprenez quelqu’un qui a été ministre avant lui ; qui a été élu déjà conseiller municipal de la ville de Cotonou contre les Soglo ; quelqu’un qui est élu député à l’Assemblée nationale, je comprends mal qu’il accepte un certain nombre de choses.

Vous disiez le 25 juillet 2009 au stade municipal de Parakou, lors de la naissance de votre parti RDI Anfanni que le changement était en panne. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Je crois qu’en venant ici, j’ai décidé de dire la vérité. Les observations et constats qui nous avaient amené en son temps à dire que le changement était en panne, je crois que tout est encore en place. Pour moi personnellement, le changement est toujours en panne et il faut le réparer.

Mais après cette déclaration, vous avez certainement rencontré le chef de l’Etat pour lui dire pourquoi le système est en panne. Qu’est-ce qui fait qu’aucune solution n’ait été trouvée pour améliorer ce que vous dénoncez ?

Malheureusement, ce n’est pas le chef seul qui répare. C’est tout ce qui l’entoure comme structure qui doit aller dans ce sens là. Malheureusement, on constate que les gens n’ont pas encore compris. Cela ne leur passe pas par l’esprit. Ils n’ont pas l’intention de changer quoi que ce soit et moi j’espère qu’avec le remaniement qu’il va faire, peut-être l’amélioration pourra intervenir comme nous le souhaitons puisqu’il y a encore un an devant nous.

Par Richard Boni - Publié dans : Articles de presse - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /2009 08:52

Les dés sont désormais jetés en ce qui concerne les prochaines élections législatives et présidentielles au Bénin. Et comme si ce pays ne cessera d’étonner le monde, c’est le chef de l’Etat, le président en exercice et les siens qui rencontrent d’énormes difficultés  de mobilisation dans ce qu’ils ont toujours considéré comme leur fief électoral. En effet, il faut faire aujourd’hui  un petit sondage sur le terrain pour se rendre compte que dans les quatre départements de la  partie septentrionale du pays, Boni Yayi et ceux qui se réclament encore de sa mouvance présidentielle n’ont plus un grand monde derrière eux. Avec  la probabilité de la candidature de l’actuel homme fort de la Boad, le prince du Changement a drastiquement chuté dans les pronostics. Tellement sa popularité est aujourd’hui érodée qu’on est en droit de se demander  s’il aura la chance de passer le cap du premier tour comme ses prédécesseurs.  Si dans les départements de l’Atacora et de la Donga, la notion de fils  du terroir arrange le potentiel candidat Abdoulaye Bio TChané, il faut reconnaitre que dans le Borgou et l’Alibori, les véritables artisans de l’impopularité de Boni Yayi ont pour nom Issa Salifou et Georges Saka. En ce qui concerne le premier, l’honorable Saley, visiblement engagé à prendre sa revanche, s’appuie sur des leaders d’opinions des localités de ces deux départements pour rallier le grand nombre à sa cause. Désormais présent sur le terrain, il a réussi sans grande difficultés à fidéliser les militants de son Upr à Parakou portant ainsi un coup très dur à la popularité de l’honorable Rachidi Gbadamassi qui finalement se retrouve sans militant aux côtés d’un Boni Yayi qui paye aussi de sa popularité les nombreuses fausses promesses qu’il avait faites notamment à Parakou qui ne veut plus le sentir. A ceci, il faut ajouter l’inconnu Georges Saka qui complique dangereusement la résolution de l’équation 2011 à Boni Yayi. Fin stratège politique, tapis dans l’ombre, le président de l’Ufc passe aujourd’hui pour  l’un des pionniers du mouvement Abt dans le département du Borgou. Dans une sérénité totale, le prince de Nikki à chaque descente abat un travail formidable sur le terrain. Tel le recteur de l’Université de Parakou, il a déjà réussi à graver dans la mémoire de presque tous les étudiants de ce centre universitaire le bien -fondé de l’élection de Bio Tchané à la magistrature suprême en 2011. Malgré son âge, il est resté jeune dans l’esprit toute chose qui lui permet aujourd’hui de rallier la grande partie de la jeunesse à sa ligne politique.  Il faut aussi ajouter la position des grands leaders d’opinion comme le doyen Michel Lolo Chidiac qui influence beaucoup l’électorat dans les communes du Borgou.  Face à la situation,  les députés et cadres de la mouvance, dans l’impossibilité d’une bonne réaction se confondent dans des actes dictatoriaux  qui noircissent davantage ce tableau de popularité déjà sombre du Changement.  Le cas de l’honorable Orou Séguéné dans le dossier de l’arrestation du frère de l’ancien maire de Kalalé en est une preuve.  Presque tous les matins, les populations ne cessent de grogner qui pour dire son hostilité à la gestion de Boni Yayi qui pour revenir sur ses promesses non tenues et qui pour répondre à ceux qui tentent encore de le défendre.


Laurent Yovo

Article paru dans ''le Béninois Libéré' du lundi 16 Novembre 2009

Par Richard Boni - Publié dans : Articles de presse - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /2009 08:41

Le Gouvernement   a récemment offert plus  300 millions de francs  aux religieux toutes tendances confondues et aux  têtes couronnées de notre pays. Un don reparti comme suite ; environ  120 millions pour les musulmans, 100  millions  pour les chrétiens et assimilés et  100 autres  millions pour les têtes couronnées.  La question  est de savoir en cette période de vache plutôt maigre pourquoi une telle magnanimité du Prince du Changement. Cette séance de gratification du gouvernement Yayi  qui en est à sa seconde édition, n’aurait pas connu le même faste il y a un peu plus d’un an mais suscite autant  le  débat sur son opportunité et surtout sur les critères de désignation des groupes bénéficiaires.

 

Même si c’est avec bonheurs que les uns et les autres ont reçu leur chèque, il n’empêche qu’ils sont conscients que ce cadeau ne va pas se garder sans quelques soucis. L’expérience  des  dons sous Yayi a montré ses limites. La première édition avait déjà donné lieu a des échanges venimeux   entre d’une part les  têtes  couronnées et de l’autre, religieux et gouvernement.   D’ailleurs, le clergé  catholique plus tatillon sur la notion de l’aumône a, il y a quelques mois,  refusé d’accepter ce cadeau pour suggérer les orphelinats et autres associations caritatives, comme bénéficiaires.

 

Le ministre  Baba Bodi en charge  des relations avec les institutions, probablement pour meubler son discours, a souligné la nécessité de bien gérer ce fonds, même s’il sait  qu’il ne dispose d’aucun moyen de contrôle pour connaitre de sa destination qui s’est faite sur une base purement arbitraire. 

 

 

 

Donation à la tête du client

 

C’est une véritable nébuleuse qui entoure les conditions d’attributions de cette aide. Autrement comment comprendre que les musulmans bénéficient de plus de 100 millions de francs Cfa, tandis que les têtes couronnées reçoivent  quant à eux un montant inférieur d’environ 20 millions. Même si le flou persiste dans l’attribution des 100 millions rois et chefs traditionnels avec ou sans les cultes traditionnelles, il y a que l’importance de la taille en terme de proportion est dans tous les cas inégale. En  admettant qu’uniquement ceux-ci  bénéficient (quelques centaines)  de l’argent du  gouvernement  on comprendra que ce n’est pas d’une vingtaine de millions d’écart que les 2 groupes doivent être séparés, mais plutôt de plusieurs centaines de millions de francs en faveur de la communauté musulmane.  Et dans le cas contraire, l’avantage serait à la faveur des chefs traditionnels et des cultes qu’ils symbolisent, car il n’est un secret pour personne que les religions traditionnelles sont en termes de nombre, la communauté la plus importante au Bénin, avant chrétiens et musulmans.  Un premier hic qui annonce plusieurs autres,  entre autre  les religions qui ne sont pas répertoriées au titre de l’allocation faite par  le gouvernement  Yayi. Elles ne manquent pourtant pas d’être  répertoriées au ministère de l’intérieur au même titre que toutes les religions du Bénin et sont fréquentées par des Béninois. Pourquoi dans un souci d’équité  ces religions ne sont pas prises en compte par les largesses du gouvernement.

 

Achat de conscience ou donation ?

 

Comme l’a implicitement déploré l’iman de Cadjehoun au cours du prêche du vendredi dernier, l’argent introduit dans les différents clergés par les pouvoirs publics ne va pas améliorer le débat politique et est plutôt malsain. L’année dernière peu s’en est fallu que les chefs traditionnels se poignardent  autour de la centaine de millions annoncée par le ministre d’alors. Quelques temps après c’est le clergé catholiques qui n’a pas hésité à refuser ce cadeau qui n’a rien d’un don puisque les conditions d’octroie étaient elles  même viciées par les motivations sous jacentes. Motivations politiques voire électoralistes selon certains. Dans de telles conditions, on peut arguer que la présente distribution d’argent est une forme de campagne. Au pire, une tentative de corruption des dignitaires traditionnels et religieux dans le but  inavoué de les faire adhérer à la vision  du chef de l’Etat par le truchement de l’argent du contribuable.


Eric Tchiakpè

Article publié dans ''le Béninois Libéré'' du lundi 16 Novembre 2009

 

Par Richard Boni - Publié dans : Articles de presse - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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