Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /2009 04:58

Depuis quelques jours, l’insécurité empoisonne massivement le pays. Les gangs ont repris activement et follement du service. L’escalade de la criminalité secoue la nation enfoncée dans la résignation alors que des pistes cherchent le bout du tunnel dans les souterrains de cette insécurité soumise à un régime de recrudescence.

Le pire s’annonce avec cette générosité des malfrats dans l’accomplissement du mal. C’est en plein jour que les gangsters ont frappé à Djougou, laissant une blessée par balles et emportant plusieurs millions de francs Cfa. Ce braquage spectaculaire est symptomatique de la faille inquiétante de la sécurité. A Tchatchou, il a fallu l’habileté de chasseurs patriotes pour envoyer trois coupeurs de route en enfer. Les sanglants épisodes d’insécurité abondent. Ecrasée par le rouleau compresseur des malfrats, notre espérance s’effrite et cède aux affres de la peur ponctuées par le dégoût et le scepticisme. Le Bénin est il voué à devenir une usine à fabriquer l’insécurité ?

Comme s’ils avaient décrété unilatéralement une trêve, les malfrats déclenchent à nouveau les hostilités. En fait, de louables efforts des autorités en charge de la gestion de la sécurité avaient permis une traque efficace de ces individus qui ont échappé au contrôle de la société. La baisse de l’insécurité observée ces derniers mois et la plénitude des masses sont par essence fugaces. La sécurité est une quête permanente. Les gangs ne manquent pas d’imagination dans leurs stratégies de perturbation de la quiétude des populations. Le recours à un plan B, est une solution pour embrouiller le dispositif des forces de l’ordre. Cette nouvelle saison d’insécurité remue nos inquiétudes et fait penser à ce type de plan, désormais opposé à la détermination de la police et de la gendarmerie. La guerre contre les malfrats nécessite une production sans cesse de nouvelles stratégies et une vigilance de tous les instants. Le renforcement des capacités d’intervention des forces de sécurité sera un atout dans cette croisade contre les forces du mal. Le relèvement du niveau d’équipement doit être complété par une augmentation de l’effectif de la police nationale. La remise de matériels roulants aux unités de la police nationale ce mardi est destinée à leur donner du souffle et à entretenir les volontés. Reste à suffisamment améliorer les conditions de vie et de travail de ces forces de sécurité.

Le partenariat populations-forces de l’ordre si cher au ministre Armand Zinzindohoué devrait amplifier l’effet de la chasse à ces asociaux qui ne vivent que des fruits de la criminalité. La sécurité n’a pas de prix. Avec les nouvelles salves des malfrats déchaînés et pétillants de forme dans leurs actes ignobles, l’Etat doit s’investir sans ménagement et faire implacablement face aux syndicats du vol. Il faut étouffer les malfrats pour éviter que nos villes deviennent des nids d’insécurité comme Johannesburg, Lagos ou Bogota…

La recrudescence de l’insécurité et ce retour des coupeurs de route appellent à la mobilisation de tous. Pour le gouvernement du changement, la quête de l’émergence peut commencer par celle de la sécurité. La doctrine du mieux être agitée risque de fondre dans la phobie collective avec la loi affreuse des fossoyeurs de la quiétude qui s’illustrent même sous le soleil. Les différentes incursions des malfrats vont, peut être, finir par sonner la révolte de ceux qui ont en charge notre sécurité. C’est une question existentielle.

SOURCE FRATERNITE QUTOTIDIEN BENINOIS
Par Richard Boni Ouorou - Publié dans : Articles de presse - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 11:53
Par Le Prince
Caricature parue dans ''Le Béninois Libéré''

Par Richard Boni Ouorou - Publié dans : Caricatures
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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 11:37

Par Le Prince
Caricature parue dans ''Le Béninois Libéré''

Par Richard Boni Ouorou - Publié dans : Caricatures
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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 11:26

Même s’il est de notoriété publique que le président Boni Yayi ne respecte pas les engagements qu’il prend, bien des Béninois ont été surpris de le voir dribbler Mathieu Kérékou au sujet de la promesse qu’il lui a faite d’envoyer à nouveau le Colonel Simon Idohou aux Nations Unies  comme l’avait fait le Général Kérékou courant août 2006. Pour la petite histoire, il faut rappeler que c’est Boni Yayi lui-même  dans sa quête effrénée du soutien du Général en vue de sa réélection en 2011, qui a proposé à son prédécesseur  de corriger toutes ses erreurs. Le retour  de Simon Idohou aux Nations Unies entrait dans le cadre de cette liste d’erreurs que Boni Yayi tenait à corriger. Quoi de plus normal pour obtenir un sourire du Général ? Chose curieuse, c’est le syndicat des diplomates appuyé par les médias qui monte au créneau pour dénoncer quelque chose qui est censée être frappé du sceau de secret d’Etat pour avoir été arrêté entre 03 personnes, Mathieu Kérékou, l’épouse du colonel Idohou et le président Boni Yayi. Il n’en fallait pas plus pour que tout le monde comprenne  que c’est Boni Yayi lui-même qui se cache derrière la grogne des syndicalistes et la détermination des médias à dénoncer cette nomination.


Les dessous d’une affaire qui dépasse Yayi lui-même

Même si la ruse, les dribbles et la parole non tenue font partie du quotidien de Boni Yayi que certains appellent affectueusement le ‘’Lionel Messi du football politique béninois’’, il est aujourd’hui  une réalité après nos enquêtes que le grand dribbleur a été pris dans un jeu qui lui est totalement insondable. En effet, il semble que Boni Yayi pour une première fois, était sincère avec Kérékou avant de se voir otage du ministre Jean-Marie Ehouzou  et les autres gourous et carriéristes de la diplomatie béninoise. A la base de cette hostilité des requins du ministère des affaires étrangères quant au retour d’Idohou aux Nations Unies, se trouve la nébuleuse, le dossier  vente d’une partie de la mission du Bénin à New York.


De quoi s’agit-il ?

C’est entre 2003 et 2004 que le génie béninois a poussé l’apatridie loin en vendant à un juif américain une partie du domaine de la Résidence de la mission du Bénin à New York. C’était sous l’ambassadeur Adéchi. Comme il s’agissait d’une affaire de gros sous d’environ 4 milliards de francs Cfa, tous les ‘’gourous’’ de la diplomatie béninoise ont été mouillés. Chacun avait pris sa part. Du ministre sous lequel le deal a été pensé à certains cadres du ministère en passant par celui  qui a signé la vente, chacun avait pris son ‘’gombo’’. Qui 200 millions, qui 300 millions, qui 500 millions, tous avaient les mains liées  et il ne fallait donc pas que cette affaire éclate. Mais le représentant de la mission de la Guinée informé de la vente a été un peu bavard en informant son patron, feu Lansanna Conté de ce que ses voisins béninois à New York venaient de bazarder une partie de leur patrimoine. Et c’est le Général Conté qui mit la puce à l’oreille de son collègue Kérékou. Pour voir clair dans ce dossier et éviter que les diplomates, tous mouillés ne lui présentent un rapport tronqué, le président Kérékou décide d’envoyer aux Nations Unies l’époux de sa chargée de missions qui est d’ailleurs son frère d’arme. L’un des objectifs assignés au colonel Idohou est rigoureusement de veiller à ce qu’un rapport détaillé renseigne le président Kérékou de toutes les personnes impliquées dans cette affaire lugubre.


Du coup, le représentant devenait pour Jean-Marie Ehouzou, Adounmassè, Madame Diallo, Rogatien Biaou et tous les autres gros bras de la diplomatie béninoise, la bête à abattre. Mais kérékoun, en dehors du rapport accablant qu’on lui a envoyé, n’a pas pu procéder  rigoureusement à la phase punitive relative à ce dossier. Entre-temps en 2006, Boni Yayi vînt au pouvoir et Madame Diallo, très impliquée dans le dossier, devint la patronne de la diplomatie béninoise. Très vite, elle envoie l’autre bras du dossier, Ehouzou remplacer le colonel Idohou, celui-là même qui a voulu mettre à nu les combines de nos diplomates. Ainsi en dehors du pauvre Guèdègbé, alors chef service financier de la mission qui croupit aujourd’hui dans casernes de la prison civile de Cotonou, le dossier est parti pour être classé sans suite. On en est là quand la sueur du contribuable béninois, très revancharde veut réclamer justice dans le cadre du dossier ‘’ vente d’une partie de la mission aux Nations Unies’’ au travers un éventuel retour en poste de l’incorruptible en uniforme Simon Idohou. Voilà qui a fédéré l’énergie des vieux briscards de la diplomatie béninoise dans un sursaut d’instinct de conservation pour éviter que tombe la sentence.


Le syndicat abusivement utilisé

Dans un élan corporatiste, le syndicat des diplomates béninois composé de jeunes cadres décidés à donner à la diplomatie béninoise ses lettres de noblesse, Chite Ahovê et ses hommes informés du retour de Monsieur Idohou se sont soulevés. Ils n’ont pas tord puisque pour eux, l’essentiel aujourd’hui est de voir dans nos représentations à l’étranger rien que des diplomates de carrière. Mais ces jeunes n’ont pas fait attention au fait que leurs aînés, tous proches de la retraite, avaient dans le dossier Idohou un autre objectif de suivi. Les gourous tapis derrière les jeunes syndiqués voulaient coûte que coûte utiliser  cette jeunesse pour régler la question du gros pavé qui revenait  se mettre de travers dans leur gorge.

Le jeune talentueux diplomate et fougueux syndicaliste, Chite Ahovê s’est laissé aller au projet funeste de ces anciens oubliant que l’essentiel aujourd’hui a trait au cas de Guèdègbé qu’il faut faire sortir de la prison et clarifier la nébuleuse,  la vente du domaine du Bénin à New York, qui suit la diplomatie béninoise depuis 1993 comme une sale grippe. Dans ce dossier, rien ne saura enlever de la tête du contribuable béninois qu’un collège de la branche bandite et voyoue de la diplomatie béninoise a pris pour ses intérêts égoïstes celui de vendre une partie d’un domaine qui revient au Bénin. Dans nos prochaines parutions, nous allons, pour étayer notre argumentation, procéder à la publication du rapport que la commission qui a traité le dossier a déposé au président Kérékou. Et le syndicat verra que les vrais loups sont dans la bergerie depuis la nuit des temps et que l’affaire Idohou et l’histoire des passeports ne constituent pas ce qui peut retenir leur attention. Affaire à suivre…

Aboubakar TAKOU
Article paru dans
''Le Béninois Libéré'' du jeudi 1er octobre 1980
Par Richard Boni Ouorou
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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 11:21
Décidément, il faut croire que  la semaine dédiée à la paix n’a pas été de tout repos pour le docteur Boni Yayi. Bien au contraire, ça a été la semaine de tous les dangers et de tous les affronts. C’est d’abord le maire de Porto-Novo qui a refusé ouvertement d’accepter   de jouer le jeu de la transmission de flambeau de la paix. Pour lui, en plus du fait que le moment était mal approprié, il y avait que l’objet  de toute cette débauche d’énergie, en total contradiction avec la réalité, ressemblait plus à du folklore, à de la distraction qu’à autre chose. Il n’était donc pas question selon Osséni Moukaram  de se prêter à un quelconque jeu dont le but inavoué est  de faire une opération de charme politique dans un environnement  délétère et vicié par le pouvoir. Cette réaction a  déclenché des contre -réactions du côté des pro-Yayi qui  ont vu en cet acte du maire de Porto-Novo une injure à notre démocratie et surtout au climat du dialogue qui l’a toujours présidé. Les langues se sont alors  plues à critiquer mais rien n’y fit.

Le maire de Porto-Novo persista et signa. On en était alors aux prémices des déconvenues à venir  du chef de l’Etat au cours de  cette semaine dite de la paix. Par la suite une fois que la semaine a été lancée à Cotonou, c’est la bruyante absence de l’opposition qui s’est fait remarquer au cours des différentes cérémonies. A aucun colloque, à  aucun séminaire, à  aucune rencontre, l’ombre  d’un opposant  n’a été signalé. Attitude de défiance et de méfiance ouverte,  démontrant  au grand jour les malaises  que connaît le Bénin politique sous le Gouvernement du Changement et le refus  des autres acteurs de la classe politique de servir de faire valoir, de bêtes de foire. Ainsi se déroulait le deuxième couac de la semaine de la paix. Pour le troisième et avant dernier événement de cette fameuse semaine de la  pais plutôt mouvementé, c’est encore le refus du maire président  Nicéphore Dieudonné Soglo de  prendre part à la cérémonie officielle de clôture et là, seul El Hadj Malèhossou officiellement Rb était venu  doper le moral d’un Yayi en quête, à ce moment -là, d’un peu plus d’indulgence.

Malgré cette présence, c’est plutôt les commentaires acerbes des journaux proches de l’opposition qui ont hanté les discussions. Mis sous autant de pressions, le président  de la République   aurait-il craqué lors de la cérémonie de clôture ? Toujours est-il que le symbole de la flamme  de la paix est resté longtemps en rade au Palais des Congrès  de Cotonou après que le chef de l’Etat et son protocole ont quitté les lieux.  Boni Yayi   avait simplement  oublié de réclamer, en tant que  gardien de cette nouvelle flamme pour la paix, de savoir ce que devenait la représentation physique de la paix. Ce n’est qu’après   s’être ébranlé vers la Présidence de la République  qui est à peine  à une minute du lieu de la manifestation que le protocole s’est rendu compte que le symbole de la paix avait été laissé sur une table perdue du présidium  de la cérémonie officiellement marquant la fermeture de la semaine de la paix.

C’est donc sirène hurlante et la paix au ventre que  ces fonctionnaires ont rué vers le Palais des Congrès car heureusement pour leur plus grand bonheur, l’objet de toutes ces agitations n’avait pas été repéré par quelques badauds en quête d’objets rares.  Ce  qu’il faut retenir principalement, c’est que Yayi lui-même est conscient qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond  dans sa gouvernance. Et c que cette chose  peut être une cause des critiques acerbes formulées à son encontre par l’opposition déclarée ou  non. A dix huit mois de la prochaine échéance et dans un climat qui n’a rien d’apaisé, la démarche qui devrait sous-tendre les actions du chef de l’Etat devait réunir plus que diviser. Ce n’est hélas pas ce qui s’est passé la semaine de la paix.

Eric DJANGOUN
Article paru dans ''Le Béninois Libéré'' du jeudi 1er octobre 1980
Par Richard Boni Ouorou
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