Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /2009 12:24

Noureïni Tidjani-Serpos, n’a rien pu faire au cours de la campagne pour la Direction Générale de l’Unesco. Les observateurs avertis, l’avaient prédit, pour eux, rien de nouveau sous le Soleil. Nouréini n’avait aucune chance de gagner et il n’a pas gagné. Visiblement, à sa cause il n’a pu réunir que sa propre personne. Piètre résultat mais prévisible et symptomatique de la méthode Yayi. Si ce cadre de l’Unesco a perdu la face et nous Béninois avec, c’est avant tout parce que les hommes de Yayi n’ont pas voulu écouter la raison. Une fois de plus la parole donnée a été bafouée. En effet, il faut rappeler que l’un des adversaires de Nouréini Tidjani-Serpos, l’Egyptien avait eu en plus de l’aval de l’Union africaine, le quitus de Cotonou pour compétir. A partir de ce moment, présenter un candidat avait tout l’air d’une félonie. Juste sanction donc, comme dirait l’autre. Mais ce qu’il faut surtout déplorer, c’est que dans cette aventure perdue d’avance, l’argent du contribuable a été gaspillé sans se sourciller.


Où sont passé nos millions ?

Pour cette campagne éclopée, c’est la bagatelle somme de 250 millions de nos francs qui a été mise à disposition pour convaincre à soutenir le candidat. Un montant  sensé nous permettre de susciter l’adhésion  du plus grande nombre de pays. Il faut dire que  Yayi convaincu de ce que la précipitation pouvait payer, n’a vu aucun inconvénient à mettre à la disposition de la délégation béninoise conduite par Kogui N’Douro, cette somme d’argent. Si on doit se pencher sur la méthode et  le résultat, on peut dire sans se tromper, que le contribuable a été une fois de plus gruger.  D’abord, le choix de se présenter de Noureïni Tidjani-Serpos était tardif et reposait sur l’amateurisme. Sa cinglante défaite a été d’ailleurs à la hauteur de l’impréparation dont sa campagne a fait preuve.


Ensuite, alors que les autres ont fait, en plus de s’être pris à temps, le choix du lobbying souterrain, nous avons eu droit nous autres Béninois a un battage médiatique en règle avec des apparitions à l’endroit du grand public qui lui ne vote pas. Emission sur Africa 24  et autres journaux béninois et étrangers, prêchi-prêcha d’hommes politiques, soutien ostentatoire et grossier de la mouvance Fcbe pour un candidat dont l’échec était connu d’avance. Le tout couronné d’une virée ministérielle dans la capitale française au frais du contribuable évidemment. Le chef de la délégation, ou du moins celui qui a été le plus en vue dans ladite délégation, le ministre d’Etat Kogui N’Douro, à ce stade et vu les résultats désastreux, devrait pouvoir venir nous expliquer à quoi a servi l’argent mis à disposition pour cette aventure. Le Béninois de Missèbo et celui de Tchoumi-Tchoumi  qui eux peinent à trouver 250 francs pour une journée, veulent bien savoir pourquoi sous le Changement, se sont les causes farfelues qui suscitent le plus l’intérêt du gouvernement.


Whenafa LECOMTE

Article paru dans ''Le Béninois Libéré''
Par Richard Boni Ouorou - Publié dans : Articles de presse
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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /2009 12:19
La paix n’est pas un vait mot, c’est un comportement, disait l’ancien président Ivoirien Félix Houphouët-Boigny. Cette citation a du mal à se traduire en fait avec le régime de Boni Yayi. Après l’annonce de la vraiex fausse libération du maire de Dangbo, on comprend aujourd’hui que la cérémonie à grands frais du flambeau de la paix n’était que du folklore. Un événement dépourvu de sens, qui a été magistralement trouvé par le gouvernement pour distraire le peuple. Et pour cause, on ne peut pas vouloir la paix et ne pas suivre les décisions de justice. On ne peut pas vouloir de  la paix ensoumettant tous ceux-là qui ne pas de son bors politique à des crocs-en-jambes guerriers. Voilà autant d’actes qui montrent que Boni Yayi est loin de ce qu’il dit vouloir.

En énonçant sa fameuse phrase, Houphouët-Boigny a voulu que cela se traduise en actes. D’ailleurs, C’est en connaissance de cause que les G et F ont refusé de prendre part à ce qu’il faut désigner de mascarade. Vu tout ce qui se passe et qui pousse les G et F à attirer la sonnette d’alarme, il y a lieu de remarquer que tant que Boni Yayi sera au pouvoir, les foyers de tensions au sein de la classe politique ne manquera jamais. Si lui, Yayi, voulait la paix, est-ce qu’il pouvait intervenir de quelque manière que ce soit dans des affaires qui ne le concerne pas et ce dans la même semaine que son machin de flambeau de la paix ? Cela mérite réflexion car on ne saurait comment le président peut vouloir une chose et son contraire. En d’autres termes, c’est cela le régime de Boni Yayi où il n’hésite pas à sortir ses muscles pour régler ses comptes, pour détruire ou anéantir son adversaire.

Ce qui est mauvais et carrément contraire à l’instauration de la paix car comme le dit Jean-Jacques Rousseau : « le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le plus fort s’il ne transforme pas sa force en droit et l’obéissance en devoir ».  Une chose est sure, la paix ne viendra jamais par les coups de forces ou les coups bas puisque c’est ce qui énerve le plus les acteurs de la vieille classe politique que Yayi s’échine éperdument à humilier. Dans ces conditions, il revient plus de se soucier pour les dépenses exorbitantes qu’on essaye de mettre sur le dos du contribuable béninois. Cela le pouvoir du Changement s’en fout énormément. Au contraire, le pouvoir de Yayi aime beaucoup plus inventer des topos budgétivores tels le Flambeau de la paix qui d’ailleurs n’aboutira à rien deconcret. Eh jah, à quand la fin de la saignée ?

Eric TCHIAKPE

Article paru dans ''Le Béninois Libéré''
Par Richard Boni Ouorou - Publié dans : Articles de presse
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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /2009 12:08

A l’instar des Béninoises et des Béninois, le Président du RDL Vivoten, Maire de la ville de Ouidah que je suis a suivi l’affaire relative à un supposé détournement de fonds publics ayant conduit le Maire Clément GNONLONFOUN en prison.

 

En observateur et acteur averti de la vie politique nationale, j’estime que cette affaire mérite d’être analysée avec le recul nécessaire.

 

En plein depuis plus d’un an dans la pratique de la gestion administrative locale, je peux comprendre en raison des procédures en vigueur notamment en matière de finances publiques locales qui imposent au Maire de signer à intervalles de temps régulières, de nombreuses pièces comptables en plusieurs exemplaires même pour les dépenses les plus minimes. Dans ces conditions, il n’est pas exclu que, profitant d’un moment d’inattention ou de surcharge de travail du Maire, un agent puisse réussir à lui faire signer un document irrégulier. Sans préjuger toutefois de l’issue de la procédure judiciaire, je trouve extrêmement dangereux qu’on puisse salir, comme c’est actuellement le cas, l’honorabilité d’un Maire, en lui infligeant le traitement, le matraquage dont il fait l’objet en ce moment.

 

S’agissant de la procédure judiciaire en cours, je m’inquiète, tout en croyant en l’existence au Bénin d’un justice encore impartiale et tout à fait libre, de la tournure que prend l’affaire. Comment comprendre en effet, la nécessité absolue de maintenir en détention préventive Monsieur Clément GNONLONFOUN  alors même que le Juge du flagrant délit s’est déclaré incompétent pour connaître de l’affaire et a demandé au Ministère public de mieux se pourvoir ? Mieux, le Maire Clément GNONLONFOUN présente une totale garantie de représentativité et rien ne peut justifier cette volonté du Procureur de la République près le Tribunal de 1ère Instance de Porto-Novo de le maintenir en prison. Il pourra en principe être retrouvé à tout moment que les autorités judiciaires voudront l’écouter surtout que le montant qu’on lui reproche d’avoir détourné a déjà été reversé au trésor public.


Cet aspect de la question laisse planer de sérieux soupçons d’un acharnement aux forts relents politiques. Dans un pays comme le Bénin où aux prix de nombreux sacrifices, nous construisons bon an mal an, un Etat de droit, il faut s’inquiéter quand des situations de cegenre se produisent. La paix que nous nous employons tous à bâtir sera un vain mot si nous restons passifs sans nous préoccuper des situations de ce genre. L’esprit de la conférence nationale des forces vives de la nation est sacré et doit être préservé à tout prix.


En ma qualité de Maire et au vu de ma propre expérience de la chose, je comprends parfaitement la situation dans laquelle se trouve mon collègue de Dangbo. On sait que si vous êtes Maire sans être de l’obédience politique qu’on connaît, tout est mis en œuvre pour vous déstabiliser et vous discréditer auprès de vos mandants. Dans plusieurs affaires communales en effet, l’on a pu noter que des instructions sont données du sommet pour intimider des Maires pour peu de ceux-ci affichent une position politique nuancée ou critique sur la gestion politique, économique et sociale de notre pays.


Le Maire de Ouidah que je suis, voudrais apporter son soutien à son homologue de Dangbo et lui manifester ma totale solidarité en ces moments de dures épreuves. Je l’invite à faire confiance à la justice de notre pays pour que triomphe la vérité et le droit.

 

Pour moi, les forces politiques ont le devoir de faire la veille pour que seul le droit et rien que le droit serve de fondement aux décisions de justice dans notre pays.
Par Richard Boni Ouorou - Publié dans : Articles de presse
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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /2009 12:04

Il est aujourd’hui un évangile que Boni Yayi est décrié par les populations et vomi paraît un euphémisme pour parler du sentiment des politiciens à son encontre. Mais il est un paradoxe que l’homme du 06  Avril 2006 a encore ses chances intactes pour rempiler prochainement. Et pour cause Boni Yayi, conscient que son propre  adversaire et bourreau est lui-même, c’est-à-dire qu’il a une force incroyable à se détruire politiquement, vient d’inventer une nouvelle stratégie pour reconquérir son pouvoir. Boni Yayi veut en effet rentrer tel un virus dans le corps du mastodonte politique pour détruire. Arme favorite, jouer sur tous les tableaux  et obtenir  la scission au sein des grands groupes pour qu’il lui soit plus aisé de les phagocyter un à un.   Avouons que pour une première fois, Boni Yayi chausse dans les grandes pointures. Il est devenu cartésien et il est en train de : diviser chacune de ses difficultés qu’il examinerait, en autant de parcelles qu’il se pourrait, et qu’il soit requis pour les mieux résoudre. Mais au lieu de réagir en sortant une carte mutante qui puisse correspondre à Yayi, le roi Proudhon devenu cartésien, la classe politique semble afficher une certaine passivité. Le G13 broyé, la Rb grignotée, l’Undp divisée, des députés achetés à coup de billets de banque, des confessions religieuses marchandées et payées… la liste de la méthode yayi est longue. Face à cette batterie, il importe de se demander la position réelle de certains dinosaures politiques qui ont l’art de déboulonner et de faire des présidents et dont le silence pour le moment inquiète. Au nombre de ceux-ci, figure l’homme d’affaires et habitué du jeu politique, Sévérin Adjovi, actuel maire de la commune de Ouidah. Depuis que la coalition des  G et F se fait de plus en plus forte autour d’Adrien Houngbédji, le maire Adjovi n’a pas encore, ne ce serait-ce que dans une petite phrase donné sa position au sujet de ce regroupement. Dans le même temps, il a été vu à la tête d’une délégation au cabinet de Boni Yayi. Même s’il est l’un des rares à avoir refusé de courber l’échine face aux pressions titanesques du chef de l’Etat, rien n’exclut qu’il accepte de monter dans la barque du Changement si Boni Yayi changeait de méthode à son endroit.

Réalité dans l’écurie de Houngbédji

Des informations glanées auprès des têtes pensantes de la grande famille des G et F, c’est Bruno Amoussou qui organise la maison. Adrien Houngbédji qui mesure très bien la capacité de nuisance, de trahison de ses alliés, sait qu’il doit jouer au docile pour continuer à bénéficier de leur confiance. Cette réalité propulse le Renard de Djakotomey dont la fertilité d’esprit à défaire est sans égale, au devant de la scène. C’est Bruno Amoussou qui prend les contacts, organise la maison et sait qui il faut pour bâtir la fondation. Sa mission est d’autant plus délicate que la moindre faille serait suicidaire pour le candidat. Mais à l’analyse, il semble que ça piétine. Le G13 quoiqu’en lambeaux, taxe  Amoussou   de sectariste, même son de cloche du côté de certains fans du président Houngbédji qui estime à juste titre d’ailleurs que Bruno Amoussou au lieu de rassembler du monde autour de Houngbédji, fait uniquement dans les règlements de compte  avec Yayi. Il semble qu’il limite ses efforts à se venger seulement de Yayi. Et certains se demandent s’il est vraiment pour la candidature de Houngbédji. Trêve de polémiques !

Le cas Adjovi

Sans savoir de quel côté se situe le président Sévérin Adjovi dans cette série de reproches faits à Bruno Amoussou, il est un fait très important que l’homme pourrait devenir un cheveu dans la soupe de l’alternance qu’il soit ou non lui-même candidat à la prochaine campagne. Adrien Houngbédji doit dorénavant redoubler de stratégies pour ne pas offrir à certains compagnons de lutte du gotha politique le moindre alibi de se retrouver sur les cuisses  du Jupiter du Changement. Même cas chez le candidat Abdoulaye Bio Tchané qui doit aussi, pour maximiser ses chances d’aller au second tour, éviter de voir Ouidah sous la coupole de Sévérin Adjovi dans le giron de Boni Yayi. Mais de sources proches du G13 agonisant, Sévérin Adjovi qui jouit maintenant d’une parfaite adhésion d’une partie de l’Atlantique à sa cause grâce à ses démonstrations à la tête de la commune de Ouidah, pourrait bien être tenté de jauger ses propres chances à la présidentielle prochaine. Toute chose qui pourrait arranger le schéma de  Boni Yayi, visiblement décidé à susciter plus d’une douzaine de candidature dans le sud du pays.  Pour mettre dans une gargoulette celui qui lui fait ombrage dans le sud Adrien Houngbédji. Désespéré par la certitude de la candidature d’Abdoulaye Bio Tchané, Boni Yayi a des raisons de voir même des proches à lui se porter candidat pour aliéner le plan des G et F. C’est pourquoi il est impérieux  pour la classe politique que la mobilité d’Adjovi et toutes les autres grosses cylindrées du sud du pays soient maîtrisées, si elle veut affronter un Boni Yayi sous sa forme naturelle ou un Boni Yayi mutant qui a eu le temps d’avaler beaucoup d’autres dinosaures. A suivre…

Aboubakar TAKOU
Article paru dans ''Le Béninois Libéré''
Par Richard Boni Ouorou
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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /2009 11:52
Démarrée depuis le 21 septembre dernier, la semaine de la paix a connu son épilogue hier après que la flamme a fait le tour des 12 départements du pays.  Comme à l’ouverture, les forces de l’opposition ont boycotté la cérémonie. Interrogé sur les probables motifs de son absence, le maire de la commune de Porto-Novo, Moukaram Osséni avait déclaré que face aux problèmes de développement qui s’imposent, cette cérémonie de semaine de la paix n’était pas une priorité encore que le régime en place ne fait rien pour consolider la paix qui règne au Bénin depuis le renouveau démocratique. Pour étayer ses propos, il avait donné plusieurs exemples dans lesquels, le gouvernement du Changement s’est illustré par ces dérives attentatoires à la paix.  Comme pour confirmer  leur position, les forces de l’ordre ont encore boycotté la cérémonie de clôture qui a eu lieu hier au Palais des Congrès de Cotonou. C’est la preuve qu’en matière de paix dans le pays, le gouvernement n’est pas un modèle. Car si ce n’était pas le cas, toutes les forces du pays ne s’entendaient pas de façon unanime pour boycotter la cérémonie. Face à cette situation, le gouvernement doit se poser des questions et se rendre à l’évidence que rien ne va dans le pays.

Sylva TOE
Article paru dans ''Le Béninois Libéré''
Par Richard Boni Ouorou
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