Noureïni Tidjani-Serpos, n’a rien pu faire au cours de la campagne pour la Direction Générale de l’Unesco. Les observateurs avertis, l’avaient prédit, pour eux, rien de nouveau sous le Soleil. Nouréini n’avait aucune chance de gagner et il n’a pas gagné. Visiblement, à sa cause il n’a pu réunir que sa propre personne. Piètre résultat mais prévisible et symptomatique de la méthode Yayi. Si ce cadre de l’Unesco a perdu la face et nous Béninois avec, c’est avant tout parce que les hommes de Yayi n’ont pas voulu écouter la raison. Une fois de plus la parole donnée a été bafouée. En effet, il faut rappeler que l’un des adversaires de Nouréini Tidjani-Serpos, l’Egyptien avait eu en plus de l’aval de l’Union africaine, le quitus de Cotonou pour compétir. A partir de ce moment, présenter un candidat avait tout l’air d’une félonie. Juste sanction donc, comme dirait l’autre. Mais ce qu’il faut surtout déplorer, c’est que dans cette aventure perdue d’avance, l’argent du contribuable a été gaspillé sans se sourciller.
Où sont passé nos millions ?
Pour cette campagne éclopée, c’est la bagatelle somme de 250 millions de nos francs qui a été mise à disposition pour convaincre à soutenir le candidat. Un montant sensé nous permettre de susciter l’adhésion du plus grande nombre de pays. Il faut dire que Yayi convaincu de ce que la précipitation pouvait payer, n’a vu aucun inconvénient à mettre à la disposition de la délégation béninoise conduite par Kogui N’Douro, cette somme d’argent. Si on doit se pencher sur la méthode et le résultat, on peut dire sans se tromper, que le contribuable a été une fois de plus gruger. D’abord, le choix de se présenter de Noureïni Tidjani-Serpos était tardif et reposait sur l’amateurisme. Sa cinglante défaite a été d’ailleurs à la hauteur de l’impréparation dont sa campagne a fait preuve.
Ensuite, alors que les autres ont fait, en plus de s’être pris à temps, le choix du lobbying souterrain, nous avons eu droit nous autres Béninois a un battage médiatique en règle avec des apparitions à l’endroit du grand public qui lui ne vote pas. Emission sur Africa 24 et autres journaux béninois et étrangers, prêchi-prêcha d’hommes politiques, soutien ostentatoire et grossier de la mouvance Fcbe pour un candidat dont l’échec était connu d’avance. Le tout couronné d’une virée ministérielle dans la capitale française au frais du contribuable évidemment. Le chef de la délégation, ou du moins celui qui a été le plus en vue dans ladite délégation, le ministre d’Etat Kogui N’Douro, à ce stade et vu les résultats désastreux, devrait pouvoir venir nous expliquer à quoi a servi l’argent mis à disposition pour cette aventure. Le Béninois de Missèbo et celui de Tchoumi-Tchoumi qui eux peinent à trouver 250 francs pour une journée, veulent bien savoir pourquoi sous le Changement, se sont les causes farfelues qui suscitent le plus l’intérêt du gouvernement.
Whenafa LECOMTE
Article paru dans ''Le Béninois Libéré''Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager