Alors que tout semblait aller pour le mieux entre le président de l’Assemblée nationale et les députés, le
dernier vote vient de l’affecter prouvant ainsi que les députés gardent une dent dure et même pourrie contre lui.Il y a de cela quelques jours, lors de la rentrée parlementaire, on avait cru
enfin la hâche de guerre enterrée entre la deuxième personnalité du Bénin et les parlementaires de tous les bords. Son discours d’ouverture avait reçu visiblement l’assentiment de toutes les
composantes politiques de l’Assemblée nationale et y compris ceux de son bord. C’est pourtant ces derniers qui l’ont lâché hier dans les premières heures de la soirée. En effet c’est par 39 voix
contre, 33 pour et 10 abstentions que son rapport d’activités a été sanctionné. Ce qui étonne, c’est qu’en dehors de Tidjani Serpos, ce sont 9 députés de la mouvance qui ont fait l’option de ne
point apporter leur soutien audit rapport en adoptant une posture neutre. Ainsi, plutôt que de s’ajouter aux autres députés Fcbe qui ont voté pour, ils ont choisi de ne pas se prononcer, agissant
du coup sur le nombre et faisant passer la majorité Fcbe en minorité du fait de leur abstention. Dès lors, Nago qui était parti pour obtenir au moins 42 voix donc la majorité suffisante pour
faire passer son rapport, s’est retrouvé avec 3 dizaines le soutenant et presqu’une dizaine l’observant avec défiance alors qu’elle aurait dû voter pour en temps
normal.
Analyse faite de cette réaction des députés de la mouvance, on n’est pas surpris, car depuis quelques
temps déjà, ceux-ci affichaient des signes évidents de mécontentements à l’endroit du chef de l’Etat. On se souvient encore des deux rencontres organisées par le Docteur Boni Yayi et finies à
queue de poisson. L’objet de la dissension est de notoriété publique ; le chef de l’Etat n’a jamais accordé un égard aux députés de sa majorité. C’est à peine qu’il se souvient de ce
qu’ils sont, comme lui, des élus du peuple et qu’à ce titre, s’ils le soutiennent, c’est une partie non négligeable de ce peuple qui est avec lui. A force de négliger ce paramètre capital,
plutôt que Mathurin Nago, c’est Yayi qui vient ainsi de perdre environ une dizaine de députés. Le rejet du rapport du président de l’Assemblée dans le cas d’espèce n’est que le début
d’une bronca lancée par un groupe de députés pro Yayi qui aujourd’hui tourne casaque pour dénoncer les errements politiques du Président de la République qui ne les a jamais
considérés. Par Eric Tchiakpé
''Le Béninois Libéré'' du vendredi 13 Novembre 2009
Edgar Alia, André Dassoundo, Eloi Aho, da Matha Sant’Anna, Bio Bagou, Sammou Adambi, Janvier Yahouédéhou,
Dègla Benoit, sont les 8 mouvanciers qui, ajoutés à Joachim Dahissiho et Tidjani Serpos, ont formé les 10 abstentions qui ont cloué le rapport d’activités de Nago. Sans dire un Non massif, les
nouveaux dissidents de Yayi, par le rejet implicite du rapport Nago, ont annoncé les couleurs des prochains jours politiques. De ce côté, pour le chef de l’Etat, il faut dire
que ce sont des jours plutôt gris. Après le G13, initialement à la base de la majorité acquise par le chef de l’Etat au début de la présente législature, c’est le tour de
ce groupe de députés qui venus d’horizons divers formaient le deuxième rideau défensif de la mouvance présidentielle après le départ du G13. Plus d’un an après la formation puis le départ
clair et net du G13, c’est le tour de ces 8 députés. Ce qui porte à plus d’une vingtaine de nombre de parlementaires qui ont, au cours du trajet, choisi sauter du navire Fcbe avant le
port. Pour la plupart, c’est le capitaine qui est à la base de ces départs. Sa conduite présagerait d’un naufrage avant accostage. Plutôt que d’être des naufragés volontaires, ils préfèrent
déserter le bateau avant les écueils qui pointent à l’horizon.
Quitter la mouvance ou mourir de faim
Quoi qu’on puisse dire avec ce mouvement de défiance, si la nouvelle se formalisait, Boni Yayi serait
le premier chef d’Etat à connaître au cours de son quinquennat autant de défections dans ses rangs. En général, le mouvement se fait dans le sens inverse. Les députés, comme le
commun des Béninois, préfèrent le goût du miel. Et le miel, s’il en est, devrait couler du côté du pouvoir, c'est-à-dire dans les rangs de la mouvance. Pourtant c’est de là-bas que
partent les députés pour l’opposition et ses abords supposés arides et sans bonheur, c’est encore là-bas qu’il y a le plus de mécontents. Alors on est en droit de se demander qu’est ce qui
ne va pas ? Très peu de réponses, mais une constante cependant qui revient presque toujours, le fruit n’a pas tenu la promesse des fleurs. Une façon de dire qu’en réalité, il y a dans les
rangs de la mouvance beaucoup de déçus.
Eric Tchiakpé
Article paru dans ''Le Béninois Libéré'' du vendredi 13 novembre 2009
C’est pendant l’année en cours que le président Boni Yayi s’est déplacé dans l’Atacora, la Donga et l’Alibori
avec la ferme intention de lancer les travaux de construction de trois grands marchés dans lesdits départements. Notamment un marché à Djougou, un à Kandi et un autre à Natitingou. A
cet effet, le chef de l’Etat et une forte délégation en provenance de Cotonou se sont rendus dans les villes respectives sur les sites choisis pour poser les premières pierres.
Cérémonie fastueuse, puisque ça été l’occasion pour le gouvernement de s’offrir une propagande gratuite. Plusieurs mois après, Natitingou se mord les doigts avec le sentiment d’avoir été
grugé. En effet alors qu’à Djougou, la construction du grand marché est très avancée, à Natitingou même pas l’ombre d’une brouette ou d’une pelle. Aux dernières nouvelles, le site sur lequel la
pose de la première pierre a été effectuée n’était qu’un site virtuel puisque jamais, il n’avait été question de faire du domaine, le marché central. Le terrain appartenant à la gendarmerie
nationale qui n’envisage pas de céder son bien. Malgré toute la bonne volonté de la commune, rien n’y fait, les hommes en armes ne veulent pas transférer le titre foncier. Pour
tenter de les amadouer, la mairie leur a offert en son temps deux sites mais ils n’en n’ont pas voulu.
Selon des sources proches de la préfecture, l’autorité administrative était informée du litige avant
d’effectuer cette mascarade de pose de pierre. Pis un entrepreneur croyant avoir eu l’affaire de l’année en obtenant l’adjudication pour la construction du marché central de
Natitingou a dû revendre aux enchères les trois titans chargés de ciments qui, à force d’attendre les travaux qui ne commençaient pas, subissaient les intempéries. C’est avec regret que les
populations sont obligées de constater qu’elles ont été flouées par le régime du Changement qui depuis son avènement n’a rien fait pour restaurer leur ville, au contraire l’a entretenu avec des
promesses en bois. Elles en ont donc déduit à tort ou à raison que Boni Yayi n’est pas un homme de parole. En plus, sans être jalouses de Djougou, elles l’envient quand même pour toutes les
attentions dont elle est l’objet depuis que Boni Yayi a été convaincu que Abdoulaye Bio Tchané, originaire de Djougou sera candidat à la prochaine présidentielle. Une idée que le chef
de l’Etat n’aime pas particulièrement et qui le fait courir par monts et par vaux. Son idée de construction des trois marchés dans les 3 départements répond à un besoin politique d’occuper
le terrain et de rassurer les masses afin de les laisser rêver d’un bonheur virtuel.
Aujourd’hui, l’amertume se lit sur tous les visages car si la construction du marché de
Natitingou a été un leurre pour la majorité des populations du Bénin, il en est de même pour plusieurs autres infrastructures qui devraient relancer la vie économique de cette ville du
nord-Bénin, mais hélas, du musée à la stele de Kaba en passant par le fameux marché virtuel, il est clair comme le nez sur le visage, que Boni Yayi n’a aucune intention de restaurer la
ville de Natitingou et qu’il préfère concentrer son énergie sur une ville comme Djougou où il envisage mettre en difficultés son principal challenger Bio Tchané.
Les sages et les autorités de Natitingou ont donc décidé tourner le dos au Changement tant
qu’il n’y aurait pas une politique de développement sérieuse qui prenne en compte leur ville.
Eric DJANGOUN
Article paru dans ''Le Béninois Libéré'' du jeudi 12 Novembre 2009
Lorsqu’on a le Satan aux fesses, on ne s’en défait que lorsqu’il reçoit une belle gifle de la main divine.
Trois (03) citations en moins de deux (02) semaines, cela devient plus que de l’acharnement pour ne pas dire une grave menace pour ceux qui oeuvrent afin que la vérité transparaisse. La
menace de François Tankpinou est d’autant plus réelle que sa cabale contre les animateurs de votre journal Le Béninois Libéré, est qu’il déclare partout et à qui veut l’entendre qu’il aura leurs
têtes car il affirme sans ambage que le procureur de la République est son parent. Donc, il nous enverrait une vingtaine de citations voire plus tant que nous continuerons à fouiner notre nez où
il ne le faut salon lui, c’est-à-dire dans l’affaire vol de 4 milliards de l’Iranien Mohamed Sadrollahi à la Boa de Paul Dereumeaux. Une affaire qui montre comment un homme d’affaires a vu
de viles individus lui voler ses 4 milliards à la Boa, tout simplement parce qu’il est étranger et que c’est de l’argent gratuit qu’il faut se faire. Qui se sent morveux se mouche, dit-on. Donc,
la réaction toute fougueuse de Tankpinou, après les différents articles de votre journal sur cette affaire, se comprend. Et pour cause, si la justice vide le dossier, il n’y a pas de doute que
François Tankpinou et son gang seront épinglés et feront face aux implications de cette décision de justice. Il s’agit maintenant pour François Tankpinou de passer aux pressions, menaces contre
les journalistes dudit journal surtout que ceux-ci sont restés indifférents à ses nonbreuses opérations de charme à coup de millions pour qu’ils enterrent le dossier et lui permettent enfin de
retrouver le calme de jouissance de l’objet du topo mal ficéllé qui lui reste au travers de la gorge tel un os en acier. Fait marrant dans ces ciatations, c’est que Tankpinou ne cesse de
brandir ou parler d’honneur, comme si la recherche de la vérité dans laquelle s’est lancé Le Béninois Libéré est un acte de déshonneur pour lui. Si ce n’est le cas qu’y a-t-il de mal à
vouloir bloquer le travail de vérité s’il n’en est pour rien. De toute façon, en Afrique, quand on prend le bien d’autrui à plus forte raison son argent sans son contentement ou à son insu, on
est considéré comme un voleur. Et il est connu de tous que le voleur ne connait pas de honte, d’honneur, sinon pourquoi se livrerait à un tel acte. Ce qu’il oublie aussi, c’est que nous avons le
rapport de commission qui l’a écouté sur le vol de 4 milliars à la Boa. Rapport dont les conclusions ont fait qu’il a déjà ciré ses dents contre les barreaux de la prison. De plus, s’il n’en est
pour rien pourquoi il a été arrêté et foutu en prison. Pourquoi ce n’est pas Tévoèdjrè, Gbégnonvi, Gbèdo, un artiste ou un footballeur qui ait été envoyé en prison et non lui ? Question très
cruciale qui en dit long sur l’implication de François Tankpinou dans le dossier. D’ailleurs, il ne doit aujourd’hui sa liberté sous caution qu’après avoir payé une grosse somme. Ce sont ces
informations qui mettent mal à l’aise Tankpinou. Aujourd’hui, du Directeur général du journal jusqu’au gardien, tout le monde est menacé. Prenant les menaces au sérieux, le journal prend le
peuple à temoin au cas où quelque chose arrivera à l’un de ses journalistes. Il en sera responsable et répondra devant qui de droit. Au point où nous sommes, le journal ne peut en aucun cas
abandonner ce dossier qui constitue un des handicaps de l’émergence du Bénin. Les menaces peuvent continuer, une chose est sûre, c’est que nous, nous avons la bénédiction de Dieu pour
l’honorabilité de notre combat. Il faut que les Ong, Alcrer, l’Olc et autres organisations soucieuses du devenir de notre pays doivent se joindre à nous afin que le dossier vol de 4 milliards ait
finalement une fin. Nous sommes une proie facile pour Tankpinou, certes mais il est à savoir que s’il arrive à ses fins en ce qui concerne Le Béninois Libéré, c’est qu’il aura au moins 20 000
Béninois Libéré qui vont se monter contre lui et faire en sorte qu’on découvre le type d’homme qu’il est, mieux le rôle qu’il a joué que cette affaire de vol.
Aricle publié dans ''Le Béninois Libéré''du jeudi 12 novembre 2009
Le requiem du Changement chanté samedi dernier par les rossignols Issa
Salifou et Edmond Agoua a fait mouche. Le chef de l’Etat s’est senti tellement ébranlé que son naturel a réagi. Spécialiste des réactions hâtives, non pensées et non mûries, Boni Yayi, dans sa
colère de vite rétablir son image exquintée par Issa Salifou, a envoyée Gbadamassi jouer au costaud samedi prochain à Kouandé. Le problème qui se pose ici, a trait à la qualité de la personne
choisie. Il se fait que, ceux qui aiment réellement Yayi n’aiment pas Rachidi Gbadamassi dont le combat politique avant et après l’arrivée du Changement jusqu’à une époque récente se résume aux
attaques contre le chef de l’Etat. De même, ceux qui aiment Rachidi Gbadamassi ne peuvent jamais accepter Boni Yayi malgré la pirouette de leur chef. Gbadamassi devenait alors la personne
la moins indiquée pour défendre Boni Yayi dans le Septentrion. Le chef de l’Etat aurait gagné à désigner quelqu’un de sa famille politique pour effacer les sequelles du passage de Saley et de
Agoua. Bien de Fcbe pur sang reprochent déjà à Yayi de vouloir toujours utiliser les ouvriers de la 25ème heure pour leur faire ombrage dans leurs localités sur des questions qui
les touchent au premier chef. Le choix de l’honorable Gbadamassi pour la campagne de Kouandé apparaît simplement comme une grosse erreur, marque de fabrique du Changement de Boni Yayi. Où sont
passés les Fcbe de Kouandé et les autres cadres natifs de cette localité et proches du chef de l’Etat pour que Gbadamassi soit mandaté pour aller faire son show ? En tout cas, ils sont
nombreux, ces proches du chef de l’Etat qui sont déjà sur le terrain à Kouandé non pas pour étouffer la germination de la déferlante Abt mais plutôt pour mettre les bâtons dans les roues à
Rachidi Gbadamassi. Voilà qui annonce le fiasco samedi prochain à Kouandé comme quoi Yayi a le don de se fabriquer d’autres problèmes plus graves quand il dit vouloir apporter une solution à une
situation même mineure.
Aboubakar TAKOU
article paru dans ''Le Béninois Libéré'' du jeudi 12 novembre 2009