Deux rencontres entre Kérékou et Yayi en moins d’une semaine, c’est suspect. Cela cache une grande
manœuvre. Ce d’autant plus qu’il y a quelques semaines, le Général selon certains de ses proches ruminait toute sa colère contre Yayi allant jusqu’à
avouer qu’il ne le verra qu’au soir de mars 2011. Mais depuis quelques moments, bien des choses se sont produites et les deux hommes sont sur le point de signer un pacte. Aussi, la visite de Yayi
à son nouvel associé Kérékou hier donne-t-elle la preuve même de l’insondable qui est en préparation.
Le Kaméléon restera toujours inconnu des Béninois pour ses capacités, qui lui permettent non seulement de prendre la couleur de son milieu mais surtout, dans le cas d’espèce, de changer de nature
pour mieux faire corps avec son nouvel environnement en tenant compte des rapports de force. Kérékou est-il devenu Yayiste bon teint ? Bien
malin qui pourra répondre à cette interrogation. Cependant, il est à noter que chez le grand maître des Filaos, le hasard n’est pas dans le vocabulaire français. S’il n’y a donc pas de hasard, le
2ème tête-à-tête Yayi-Kérékou en moins d’une semaine est annonciateur d’un grand évènement. Nous en avons d’ailleurs quelques pistes en attente d’être confirmées pour notre prochaine
livraison. A suivre…
Aboubakar TAKOU Article paru dans ''Le Béninois Libéré'' du mardi 16 septembre 2009
La crise qui secoue le conseil communal de la marie de
Dangbo depuis plusieurs jours a connu une nouvelle tournure ces dernières heures avec l’arrestation du responsable Clément Gnonlonfoun. Ecroué à la brigade territoriale de Porto-Novo pour une
affaire de deux millions, le maire Gnonlonfoun n’est plus libre de ses mouvements depuis quelques heures. En effet, il n’est plus un secret pour personne que depuis l’installation du conseil, le maire, au regard de ses critiques acerbes à l’endroit du gouvernement, n’a pu faire régner une atmosphère qui facilite une
meilleure collaboration avec les autres conseillers appeler à l’aider dans cette mission.
En agissant ainsi, le premier responsable de la commune de Dangbo qui est issu du G13, ignorait que ses prises de position mettaient sérieusement mal à l’aise bon nombre de ses collaborateurs
surtout ceux issus du camp Fcbe. Ces derniers ont fini par avoir raison de lui puisque le coup magistralement monté pour le réduire à néant semble
porter ses fruits depuis sa mise en application. Après une destitution orchestrée qui a lamentablement échoué, les conseillers dissidents Fcbe pour
la plupart sont revenus à la charge avec une ridicule affaire de 2 millions qu’il aurait extirpé des caisses de la mairie sans l’avis consultatif du
conseil. Cette fois-ci, tous les moyens sont mis à contribution pour ternir son image et noircir son intégrité.
Pour la circonstance, les appareils administratifs chargés de dire le droit auraient été manipulés pour jouer le jeu. Sinon comment comprendre que pour des raisons aussi fallacieuses les
unes que les autres, nous dit-on, on puisse mettre aux arrêts un responsable de ce rang. Il y a là une volonté manifeste des Fcbe de se venger de Gnonlonfoun qui ne dit son nom. En attendant la
réaction de l’intéressé qui sera présenté au procureur ce jour, il faut remarquer que c’est la première partie du feuilleton d’une crise qui s’annonce indigeste pour les deux camps. Affaire à
suivre…
Aboubakar TAKOU Article paru dans ''Le Béninois Libéré'' du mardi 16 septembre 2009
Tous les élus des alentours de Bassila, maires, conseillers et autres chefs quartier ont été embarqués
pour une séance d’explication toute particulière. En effet, munie de 4X4, des hommes dits pros Yayi ont entrepris de convaincre tous ceux qui dans la
région, pourraient éventuellement loucher du coté d’un autre candidat que Yayi. Inutile de dire que dans cette région de notre pays, le choix qui revient le plus souvent est celui qui se
porte sur Abt. Raison pour laquelle l’entourage du chef de l’Etat s’est mis en tête de convaincre tout
ce qui peut encore l’être de basculer dans leur camp. A un an et demi de Mars 2011, se sont des liasses de billets et beaucoup de promesses plus ou moins faramineuses qui foisonnent. On comprend
l’option faite par l’entourage du chef de l’Etat, la région étant réputée largement favorable au président de la Boad, il n’y a plus qu’à procéder par des arguments autres que le discours
politique. D’où l’orgie financière organisée pour assurer la réélection de Boni Yayi.
Eric Tchiakpè Article paru dans ''Le Béninois Libéré'' du mardi 16 septembre 2009
Modeste Kérékou, Arifari Bako, Venance Gnigla et Basile Ahossi au prochain
gouvernement Yayi. C’est la substance du document dénommé ’’Protocole d’entente 2009’’ que Boni Yayi a fait écrire à son nouvel ami, Bako, pour servir de contrat à la nouvelle collaboration entre
le président de la République et le G13. Ledit document a été déjà porté à la connaissance de la plupart des membres du groupe de Saley par les bons soins, arguments à l’appui du député Arifari
Bako dont la soif d’entrer au gouvernement Yayi n’est qu’un secret de polichinelle.
Les grandes lignes du document
Si Boni Yayi ne lisait pas à l’envers les pages de sa bible préférée,
Le Prince, nul doute qu’au jour d’aujourd’hui, il aurait tellement gagné de Machiavel qu’on se demanderait de lui et l’auteur, celui qui a
inspiré l’autre. Vouloir faire rentrer Modeste Kérékou au gouvernement à la place de Reckyath Madougou tient du génie politique. Une trouvaille de Boni Yayi pour faire d’une pierre deux coups
-pardon- trois coups. Modeste Kérékou au gouvernement, c’est le G13 qui est représenté par sa branche Nord. C’est aussi un chocolat tendu à l’orgueil du Général Kérékou invité à se calmer. Sortir
Réckyath Madougou du gouvernement au profit d’un fils du vieux, Yayi pense qu’il n’y a pas mieux pour calmer son prédécesseur qui refusait il y a quelques jours de le rencontrer en territoire
libyen. Enfin, Modeste Kérékou au gouvernement, c’est réussir à humilier un jeune qui osa tenir tête à son omniprésidence du palais de la Marina. Mais la mayonnaise n’a pas pris puisque de
sources proches du démarcheur Bako Arifari, le sang Kérékou aurait grondé des veines de Modeste qui rejeta l’offre de Yayi et même le plateau. Du côté de Basile Ahossi, nos sources sont unanimes
que le député ne veut pas de cette sauce-là et est d’ailleurs trop proche du potentiel candidat, Abdoulaye Bio Tchané. Avant même que Houdé ne soit à nouveau contacté dans le cadre du nouveau
protocole, il a été remplacé dans le cœur de Boni Yayi au profit de Venance Gnigla suite à une certaine pression du groupe Bolloré. Il n’est donc pas exclu que le ministre Gnigla retourne dans
son fauteuil maintenant que le G13 est totalement en lambeaux et où chacun se positionne en fonction de ses intérêts.
Le cas Arifari Bako
Le député Bako, intellectuel pointu, a vu ses jeunes camarades d’université
goutter aux délices de la fonction ministérielle et a fait l’option de la politique pour pouvoir inscrire dans son curriculum vitae qu’il a été ministre. On ne peut donc pas lui en vouloir de
vouloir entrer dans un gouvernement. Ce qui explique la facilité avec laquelle Yayi l’a définitivement conquis lors de leur récente tête-à-tête de Kandi. Il faut préciser aussi que le
travail de Rachidi Gbadamassi qui a juré de dépouiller Issa Salifou de tous ses soutiens a pesé lourd dans la conclusion du député Bako. En effet, Gbadamassi a attiré l’attention de son collègue
sur les implications de l’arrivée du député Fcbe, Tokou Dari, au G13 qui partage la même circonscription électorale que Bako. Dans le même temps, le coordonnateur du G13 soupçonne son président,
Issa Salifou, de les prendre toujours pour des moutons de sacrifice dont il sait s’en servir pour se tirer d’affaire. On raconte même que le président Saley n’est pas totalement étranger à la
présente option de Yayi de composer avec le G13 pour serrer le cou au G4. C’est d’ailleurs cela qui explique la colère des autres membres G13 farouchement opposés à Boni Yayi et qui pensent que
ce rapprochement Yayi-G13 qui ne dit pas son nom est l’un des boutons sur lequel le président Saley pense appuyer pour décanter sa situation de la vente de Bbcom. Au vu de tout ce qui précède, il
sera difficile de taxer Arifari Bako de traîte même si on le méconnaît bougrement dans son nouveau job.
Le G13, la queue entre les jambes
Si Boni Yayi parvient, à coups de ruses, lesquelles sont déjà vidées de
toutes leurs substances, à faire rentrer des G13 dans son prochain gouvernement, ce sera triste pour Issa Salifou et ses hommes. Et ce sera dommage pour la carrière politique de ces 13
lieutenants qui ont fait rêver la jeunesse béninoise quand ils ont pensé et conçu un groupe qui a le mérite d’être le premier à reprocher à Boni Yayi ce qui ne va pas dans sa maison. Ce serait
dommage que Issa Salifou et ses hommes donnent raison aussi bêtement à ceux-là qui les prenaient pour un simple groupe de maîtres-chanteurs insatiables qui se sont réunis pour mettre la pression
sur Yayi aux fins de se voir accepter plus proches de la marmite d’Etat. Les Béninois attendent les jours à venir pour voir s’il faut ou non railler des pages de l’histoire et de leurs mémoires
des noms comme Edmond Agoua, Saka Fikara, Issa Salifou, Basile Ahossi, surtout Antoine Dayori et les autres. Des gens qui, si le mariage Yayi-G13 portait, auront été tout malgré leurs gros
moyens, sauf des exemples. Pouah !!!!
Avec l’Ige, le chef de l’Etat le Docteur Boni Yayi dispose d’une seconde arme pour faire marcher ou chanter les opérateurs économiques, puisque ceux-ci échappent
pour la plupart au champ d’action de la première arme (IGE). En effet, faire de la politique quand on est homme d’affaires n’est pas chose aisée et ce n’est pas El Hadj Sasif qui dirait le
contraire. Ici c’est toujours un risque de soutenir une autre tendance que celle du pouvoir. Ce d’autant que, lorsque la machine fiscale est lancée à vos trousses, elle peut occasionner
beaucoup de dégâts. Serait-ce pour cela que le grand frère spirituel de l’honorable Issa Salifou, Daouda Lawal, aurait pris ses distances de la vie politique ?
En tout cas certaines sources l’accusent d’avoir, contre une relative paix fiscale, précipité dans les bras de Yayi un de ses filleuls, Gbadamassi il y a de
cela quelques mois. Officiellement l’homme d’affaire ne se reconnait pas dans cette opération. Même si certaines sources parlent d’un chantage orchestré depuis la marina avec le fisc comme maitre
d’œuvre. En effet ce serait sous le coup d’une ardoise fiscale de plus d’une dizaine de milliards que Daouda Lawal aurait été contraint de négocier l’entrée de l’un de ses jokers dans la
mouvance, Gbadamassi.
Ce que ne reconnait pas l’opérateur économique. La seule chose à ce stade, qu’il ne peut refuser est liée à sa religion et à son désir de
paix traduit à travers les prières commandées à travers le Bénin en faveur de la paix et la bonne gouvernance dans notre pays. Comme si ça ne suffisait pas, c’est une ardoise fiscale
qui a été augmentée de 3 milliards qui vient alourdir sa dépendance vis-à-vis d’un Yayi très malin et féroce. Difficile situation dont la suspension dépendrait du retour au sein de la
mouvance de quelques pontes sur lesquelles le milliardaire a de l’influence. Toujours selon les mêmes sources, le milliardaire a été incité à un peu plus de bonne volonté par la
dernière facture des impôts. Trois milliards supplémentaires à payer. Une façon très simple de lui rappeler qu’il se doit de ramener Issa Salifou et les autres à la mouvance. Même s’il ne
le souhaite pas, la pression est si forte qu’il lui sera difficile de ne pas s’exécuter…
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