En toute chose, il y aura toujours des gens qui ne cesseront pas de chercher à voir un couac là où il
n’y en a pas. C’est ce qui se passe actuellement avec les machines acquises pour la relance de l’agriculture en d’autres termes pour la révolution verte. Contrairement à la campagne
d’intoxication entretenue par certaines personnes qui se plaisent à dire que les machines achetées à des prix exorbitants sont toutes en panne, il n’en est rien. Au contraire, les machines sont
en train de réaliser des prouesses au-delà des espérances de la commission interministérielle qui a jugé bon de leur achat. C’est ce qui ressort de nos enquêtes effectuées à travers les diverses
communes ayant bénéficié de ces machines. Cependant, on ne peut ne pas dire qu’il n’y a pas eu de pas de pannes. Les pannes constatées sont mineures. Il s’agit de : cassures de roulement disques,
de boulons, de bras ou axes d’attelage, fuite d’huile, usures de disques, de crevaison. Voilà les pannes constatées dans quelques localités. Des pannes mineures que toute machine
rencontre de temps en temps. Dans ces conditions, si ce n’est pas de la mauvaise volonté, comment comprendre que des individus s’en prennent au coordonnateur Okounlola Biaou pour de telles
choses alors qu’ils ne cherchent pas à aller à la source afin d’avoir les vraies informations. Comme le dirait l’autre, ils cherchent des poux sur le crâne d’un chauve. De toute façon, les
populations ont aujourd’hui la possibilité de constater elles-mêmes la véracité des faits à travers les documents que nous mettons à leur disposition. Par ailleurs, pour une grande compréhension
de tous au sujet de l’acquisition des machines, on est allé à la source de ce dossier afin d’apporter plus de lumière à la lanterne du peuple.
Le processus d’acquisition des machines
Le gré à gré est une procédure administrative qui permet à l’Etat d’acquérir une marchandise de façon bénéfique. Le souci de faire des
économies amène beaucoup de personnes autres que l’Etat à y faire recours car entre des objets de même qualité, c’est le moins cher qui est prisé. Ainsi, avant le gré à gré ayant conduit à
l’achat des machines du Programme de promotion de la Mécanisation Agricole au Bénin (PPMA-B), il y a un certain nombre de processus qui a été suivi. D’abord, tout a commencé par une commission
interministérielle mise sur pied. Elle a eu pour tâche de juger de la qualité des machines qu’il faut pour la relance de l’agriculture au Bénin. Autrement dit des machines qui pourront
résister au sol béninois pour que son exploitation soit plus fructueuse. A cet effet, les membres de la commission se sont rendus en Chine, en Inde et en Europe pour procéder une analyse de la
situation et sonder les machines à évaluer. D’après les conclusions de cette commission interministérielle, les machines de la Chine et de l’Inde sont de bonne qualité et aussi moins chères.
Alors, la Chine a été choisie pour l’acquisition des machines. Cependant, il s’est fait que les fournisseurs chinois ont refusé que l’achat des machines se fasse directement avec l’Etat
béninois parce que selon eux, cela ne facilite pas un paiement rapide. De plus, ils ont souvent des problèmes au Bénin pour des affaires pareilles. Pour remédier à cela, ils ont renvoyé
la délégation béninoise vers le Bénin afin que celle-ci traite avec leurs représentants dans le pays. Donc, la transaction s’est faite entre Béninois, c’est-à-dire entre l’Etat béninois et les
représentants béninois des fournisseurs chinois et indiens au Bénin. C’est comme cela que s’est passée l’acquisition des matériels agricoles acquis sur financement du budget national dans le
cadre de la mise en œuvre du Programme de Promotion de la Mécanisation Agricole au Bénin (PPMA-B). Toutefois, il convient de signaler que jusque-là, le Bénin doit encore de l’argent aux
fournisseurs. Une situation qui n’est pas souvent permise dans des acquisitions du genre. Cela, personne n’en parle car ça n’arrange pas les détracteurs du coordonnateur André Okounlola
Biaou, dont la mission est de montrer que tout va mal, que les machines sont hors service. Une chose est sûre, c’est que le bien ne fait pas du bruit et le bruit ne fait pas du bien.
Affaire à suivre !!!
Article publié dans ''Le Béninois Libéré' du mercredi 11 Novembre 2009
Les ennuis continuent pour le maire de Dangbo. Après les controverses autour de son dossier en première instance et à la Cour d’appel, l’ordonnance
délivrée hier, lundi 09 novembre 2009 par le juge pour sa libération provisoire dans la matinée lui a été refusée dans la même journée par le Procureur de la République.
Le maire de la commune de Dangbo incarcéré depuis plus d’un mois restera certainement en prison pendant longtemps encore. C’est ce qu’il convient de comprendre à travers
la situation qui a prévalu hier au tribunal de première instance et de première classe de Porto-Novo. En effet, vers 09 heures hier, le juge du premier cabinet d’instruction Mme Marie
Madeleine Adjallian assumant l’intérim du président de l’institution accepte la demande de libération provisoire du maire Clément Gnonlonfoun de Dangbo contre une caution de 500 000 f cfa. Et
au terme des dispositions des textes en vigueur, le Procureur de la République à qui le dossier doit être affecté pour appréciation dispose de 24 heures pour statuer et décider de la conduite à
tenir. C’est suite à sa décision que le juge libère ou confirme la poursuite de la détention. C’est justement ce qui s’est passé dans la soirée d’hier. Mais avant et dès 10 heures déjà, les
proches du maire en difficulté s’organisaient pour verser cette caution. Ils se rendront compte des heures après qu’il était inutile de continuer le processus. Parce que des messages
circulaient déjà un peu partout dans les juridictions pour refuser cette libération provisoire. Selon certaines sources, le refus de libération de Clément Gnonlonfoun serait du à la pression
politique. Pourtant, dès la prise de la décision par le juge Marie Madeleine Adjallian, c’était le branle-bas dans la mouvance présidentielle et dans le clan de ses adversaires qui ont porté
plainte contre lui. Contre toute attente, les intéressés ont fait diffusé des heures durant hier, un communiqué sur la radio ‘’La Voix de la Vallée ’’ pour implorer la clémence du chef de
l’Etat et demander en urgence la libération du maire Clément Gnonlonfoun. Des communiqués qui ont été suspendus aussitôt après l’appel interjeté par le Procureur de la République près le
tribunal de première instance et de première classe de Porto-Novo. Du côté des leaders de l’Alliance ‘’Union fait la Nation’’, on continue de se demander ce qui a pu se passer entre deux pour
que la décision du Procureur soit si rapide. Joint, la famille estime qu’il y a un complot contre leur fils. Surtout que plusieurs situations s’entremêlent depuis l’ouverture du dossier Clément
Gnonlonfoun. ‘’C’est un scandale’’ a déclaré la fille du maire incarcéré. Elle affirme qu’on tente même d’étouffer la presse nationale dans ce dossier dans lequel son père végète en
prison.
J-C H (Br.Ouémé-Plateau)
Article publié dans ''Le Matinal'' du mardi 10 Novembre 2009
Transporteurs et forces policières se sont affrontés hier, à Sèmè Kraké, quelques heures seulement après une rencontre qui a regroupé des responsables de
transporteurs et le ministre de l’Intérieur à propos des rançonnements sur les voies publiques.
Les décisions issues de la rencontre entre le ministre de l’Intérieur Armand Zinzindohoué et les travailleurs du Collectif des syndicats des conducteurs et travailleurs
assimilés du Bénin (Cosycotrab) s’appliquent déjà sur le terrain. En effet, l’autorisation donnée aux transporteurs de créer l’incident en cas de rançonnement policier sur les voies semble être à
l’origine de l’affrontement survenu hier, à Sèmè Kraké, entre forces de l’ordre et transporteurs. L’incident survint quelques heures seulement, après la séance de travail sur l’interdiction du
rançonnement sur les voies publiques tenue hier, par les responsables du Cosyntrab avec le ministre de l’Intérieur. Tout porte donc à croire que les transporteurs auraient délibérément choisi de
profiter de la carte blanche donnée par les autorités gouvernementales, pour joindre les recommandations du ministre Zinzindouhoué à l’acte. Ainsi ont-ils –créé l’incident qui a occasionné
l’affrontement et poussé les agents des forces de l’ordre à faire usage de gaz lacrymogène. Heureusement que tout est rentré dans l’ordre, sans que les policiers aient fait usage d’armes. Ainsi,
le pire a pu être évité. Comme quoi, les paroles sont sacrées et il faut savoir s’en servir afin d’éviter de malencontreuses situations comme celle survenue hier à Sèmè Kraké. Surtout
lorsqu’elles sont proférées par l’autorité. Sinon salut les dégâts.
I. Y. D
Article paru dans ''Le Matinal du mardi 10 Novembre 2009