Vendredi 25 décembre 2009 5 25 /12 /2009 01:09
Par sekodo | 24/12/2009 | 18:34:54
::Koaci.com Cotonou::Janvier Yahouédéhou décidé à dire la vérité::

Les derniers rebondissements dans l’affaire des machines agricoles démontrent à plus d’un titre les relations de plus en plus tendues entre le président Boni Yayi et le député-Fcbe (Forces cauris pour un Bénin émergent), Janvier Yahouédéou. Dans cette crise, les deux hommes sont pratiquement à la porte de non-retour. Ce lundi, une conférence de presse a été donnée pour apporter un démenti formel aux déclarations du député Janvier Yahouédéou concernant une certaine surfacturation de plus de 750 millions de francs dans l’achat des machines agricoles. Qui a raison entre les deux parties ?


Personne ne saurait le dire avec précision, car seule une commission d’enquête pourrait situer les uns et les autres dans ce nouveau scandale à l’ère du Changement. Mais au-delà de toutes ces considérations, le développement de ce dossier est la preuve qu’entre le chef de l’Etat et le député Yahouédéou, c’est la guerre totale. Ce dernier, soucieux de la bonne gouvernance depuis des lustres a mené des enquêtes sur l’achat des machines qui lui ont permis de faire des révélations troublantes sur le système en place. Depuis, c’est la panique générale dans la mouvance, surtout que lesdites attaques proviennent de l’intérieur du régime du Changement. Les déclarations de M. Yahouédéou ont une certaine crédibilité dans l’opinion publique parce qu’il est lui aussi au cœur du système politique actuel. Cela ne peut qu’ébranler tous les caciques du Changement qui se prenaient pour des donneurs de leçons de bonne gouvernance économique et sociale. C’est pourquoi, il est devenu pratiquement l’homme à abattre, car il constitue un danger pour le pouvoir en place. Apparemment, un plan bien ficelé a été mis en place pour atteindre l’objectif. Dans sa région à Agonlin, des mouvements naissent comme des champions pour le fragiliser. Il y ressort clairement que le député Janvier Yahouédéou est victime du combat qu’il mène contre la mauvaise gestion des ressources de l’Etat qu’il prônait depuis des lustres. La leçon à tirer de cette affaire des machines agricoles est qu’il est presque interdit de dire la vérité à l’ère du Changement. Pour être l’abri de toutes sortes de manœuvres politiciennes, il faut fermer les yeux sur les scandales ou applaudir même si le pays va mal. Malgré ce système d’intimidation, la classe politique nationale résiste et complique l’existence au pouvoir en place. Depuis 2006, toutes les bonnes initiatives du gouvernement se transforment en scandales politico-financiers.

Les micro-crédits, la gratuité de l’enseignement primaire et maternel, la révolution agricole et autres sont aujourd’hui des cauchemars pour le peuple béninois. Janvier Yahouédéou, en donnant raison aux dénonciations de l’Union fait la Nation, a-t-il tort de dire la vérité au peuple béninois ?
Par Richard Boni - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Vendredi 25 décembre 2009 5 25 /12 /2009 01:05
ar sekodo | 24/12/2009 | 18:17:40
::Koaci.com Cotonou::Cette fin d'année connait beaucoup de d'insécurité::

Deux présumés braqueurs ont été brûlés tôt le matin dans la rue du cimetière Pk 14 de Cotonou. Ils ont été brûlés par des inconnus avec leur moto et un pistolet et une machette.

Les deux présumés braqueurs ont été arrêtés au moment où ils voulaient commettre un forfait dans le quartier, selon les témoignages. Interpellés, ils ont pris la fuite. Mais ils ont pu être arrêtés par des jeunes qui montaient la garde dans le quartier. Après les avoir battu à mort, des pneus usagers ont été déposés sur leurs corps, qui ont été arrosés d’essence avant la mise à feu. Les deux corps ont été calcinés avec la moto, la machette et un pistolet. La scène a drainé du monde sur les lieux toute la journée. La plupart des habitants ont appréciés le sort qui a été réservé aux présumés bandits. « C’est bien fait pour eux. Ça servira de leçon aux autres », a déclaré une dame qui promet de récompenser ce qui ont commis cet acte.
Ce n’est qu’aux environs de 18h que les cadavres ou du moins ce qui en reste a été enlevé à bord d’un taxi ville par des personnes non identifiées pour une destination inconnue.
Le quartier Pk 14 est l’objet depuis quelques semaines de braquage de tout genre. Des bandits arrachent les sacs des femmes en les menaçant avec des armes blanches ou des pistolets. Et depuis, certains habitants du quartier ont décidé de lutter contre les criminels sans foi ni loi.

Selon les informations recueillies auprès de certains habitants, deux bandits présumés avaient été ligotés à mort à un cocotier au même endroit dans la quartier, il y a une dizaine d’années.
Par Richard Boni - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /2009 21:36
LA UNE DU JOUR 21 décembre 2009
Assemblée nationale : Enquête parlementaire sur les scandales de la Cen-Sad [...]

Le sulfureux dossier de la Cen Sad refait surface. Après les polémiques autour du sujet, les récriminations contre le gouvernement, la suspension de certains fonctionnaires de l’Etat et l’abrogation de cette décision, c’est l’Assemblée nationale qui vient à la charge à travers la proposition d’une résolution en vue de la mise sur pied à cet effet d’une Commission d’enquête parlementaire d’information.


Des heures chaudes en perspective dirait-on pour le gouvernement Yayi Boni, les ministres souvent cités dans le dossier Cen Sad et les fonctionnaires de l’Etat déjà épinglés pour avoir été au cœur de la mauvaise gestion dans le cadre de cette affaire. Parce qu’on croyait au sommet de l’Etat avoir définitivement fini avec ce dossier. Erreur. C’est plutôt maintenant que ça va commencer. Pour ce qui concerne l’Assemblée nationale aujourd’hui, c’est presque toutes les tendances politiques qui souhaitent désormais comprendre le fond de cette affaire. Au-delà des députés de l’opposition non déclarée, il se trouve une frange des élus du peuple Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) qui s’intéresse désormais aux scandales de la Cen-Sad. Et la tendance vise à voir clair dans tout ce qui s’est passé, avant, pendant et après le sommet. Selon des sources parlementaires crédibles, ce sont surtout les opérations d’exonération au cours desquelles plusieurs commerçants, avec la complicité des cadres de l’administration et de hauts fonctionnaires au sommet de l’Etat, ont profité des mesures d’exonération pour faire importer d’importants biens dans le pays. Au lieu des matériaux de construction dont ils ont dépassé de loin les besoins, ces opérateurs économiques indélicats se sont donné le vilain plaisir de faire venir au Bénin toutes les sortes de marchandises. Lesquelles marchandises sont stockées en quantité non négligeable. La situation a créé un sérieux manque à gagner au gouvernement pour lequel les régies fonctionnent au ralenti du fait que personne n’importe plus comme avant. Elle a fait l’objet de longs et houleux débats lors des discussions en commission sur le budget général de l’Etat gestion 2010. C’est de là d’ailleurs que l’initiative de cette commission d’enquête aurait été prise. Avec le consentement des parlementaires de la mouvance qui viennent, dit-on, de comprendre l’ampleur des dégâts causés au pays lors des préparatifs du sommet sahélo-saharien par certains thuriféraires du Changement.

Des dessous hautement politiques

Selon d’autres sources parlementaires aussi crédibles, certains élus du peuple de la mouvance soutiennent la résolution pour des besoins politiques. Ils veulent en profiter évidemment pour écarter certains de leurs collègues de la mouvance de la liste gouvernementale pour les prochaines échéances électorales pour la députation. D’après ces sources, la concurrence est déjà très rude dans la mouvance présidentielle et la création tous azimuts de mouvements, partis et regroupements politiques autour du chef de l’Etat ne permettent plus de régler les problèmes et leur faciliter la tâche pour un meilleur positionnement sur la liste unique du gouvernement pour les prochaines législatives. Et face aux complications y afférentes, la réouverture du dossier Cen-Sad est venue à point nommé pour éliminer certains ténors du groupe Fcbe. Telle que la situation se présente désormais, le chef de l’Etat n’a pratiquement plus de choix. Il devra, bon gré mal gré, faire le ménage autour de lui. Selon un député Fcbe, le vendredi dernier, le président Yayi Boni a bien à gagner en sacrifiant, dans les conditions actuelles, certains de ses proches. Pour garder en l’état sa majorité à l’Assemblée nationale et reprendre la situation à son profit. Parce que c’est cette affaire de liste pour les députations qui fâche de plus en plus et cette occasion lui ouvre d’autres moyens pour contenir les siens et faire rapidement passer certains dossiers sensibles avant qu’il ne soit trop tard. Du côté des députés de l’Alliance ‘’Union fait la Nation’’, c’est une nouvelle occasion qui s’offre à eux pour manipuler l’opinion contre le chef de l’Etat.

Ministres, conseillers, hommes d’affaires de la mouvance au banc des accusés

La réouverture par les temps qui courent du dossier sur les scandales de la Cen-Sad s’annonce très mal pour certains ministres et conseillers du président Yayi Boni. C’est la même chose pour certains opérateurs économiques fortement cités dans cette affaire. Selon les mêmes sources, il est prévu leur audition au titre de cette enquête parlementaire et d’information. Ils devraient aussi fournir un certain nombre de documents aux députés de la commission. Le ministre François Gbènoukpo Noudégbessi serait la première autorité à plancher devant cette commission. Ensuite viendront certains membres de l’entourage immédiat de la première dame, certains grands conseillers et autres responsables de la cellule de passation des marchés du ministère de l’Economie et des finances. Mais, le plus grand devrait sortir de la douane où les plus grandes révélations sont attendues. Parce que certains, très fâchés seraient disposés à parler et à sortir des preuves de la mauvaise donne.

Jean-Christophe Houngbo

(Br.Ouémé-Plateau)

Par Richard Boni - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 19:50
e chef de l’Etat Boni Yayi entreprend ce jour une tournée dans la région Agonlin. Pendant quatre jours, il va parcourir toutes les contrées de Covè, Zangnanado et autres dans le département du Zou. Comme à l’accoutumée, on annonce qu’il va recueillir les préoccupations des populations de la région, afin d’en tenir compte dans son programme. Mais dans les coulisses, les informations révèlent que le président Boni Yayi cherchera certainement à mettre en difficulté le député de l’alliance des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), Janvier Yahouédéou, suite à ses observations sur les tracteurs usagés achetés par le gouvernement dans le cadre de son programme de la révolution verte. Sur le terrain, il sera certainement question de montrer que ledit député est manipulé par l’opposition et fait montre d’ingratitude à l’égard du chef de l’Etat après son élection à l’Assemblée nationale. Cet état de choses montre aisément que les critiques acerbes de Janvier Yahouédéou font mal à la mouvance déjà en perte de vitesse sur le champ politique. Connaissant l’influence de cet homme dans la zone, le chef de l’Etat sait que M. Yahouédéou est une force incontestable au pays Agonlin. A la dernière élection présidentielle, il a fait un score honorable. Avec un peu plus d’un pourcent des suffrages exprimés, il a damé le pion à certains abonnés à l’élection présidentielle tels que Lionel Agbo, Léandre Kouessan Djagoué. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, les Cauris étaient contraints de le positionner sur leur liste aux dernières élections législatives. Donc, le président Boni Yayi aura toutes les difficultés du monde à venir à bout de ce brave homme politique béninois. Pour plusieurs observateurs de la vie politique nationale, le chef de l’Etat peut passer toute une année avec les Agonlinou, il ne réussira pas à contourner Janvier Yahouédéou. Ce qui veut dire que c’est une peine perdue pour l’apôtre du Changement.

Inexpérience politique

La descente du président de la République en pays Agonlin à cause des critiques de l’honorable Yahouédéou démontre son incapacité à maîtriser les réalités du terrain. Autrement dit, il ne sait pas toujours les stratégies à mettre en œuvre pour maîtriser sa troupe et rallier d’autres forces politiques à sa cause. Il pense que sa présence aux côtés des populations suffit pour avoir le peuple derrière lui en 2011. Mauvaise stratégie ! Un chef qui ne sait pas entretenir ses faiseurs d’opinion, ne peut en aucun cas, contrôler le terrain politique. Le général Mathieu Kérékou en sait quelque chose. C’est dire que dans la région Agonlin, l’honorable Yahouédéou est le seul maître du terrain. Donc, la probabilité est forte pour que les fils suivent la direction de leur frère en 2011. D’ailleurs, cela se remarque partout dans la zone. Seul l’honorable Yahouédéou résistait à la force de frappe de l’alliance Force-clé. Son mécontentement est presque synonyme d’une domination totale de la région par l’opposition. Les Agonlinou ne sont pas dupes. Ils savent que le Changement du président Boni Yayi est le pire des systèmes politiques connus au lendemain de la conférence nationale de février 1990. En 2011, il saura que Covè, Zangnanado et autres lui avaient tourné dos, il y a très longtemps.

Cécile Agossa

Par Richard Boni - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 19:46
xcellence Monsieur le Président,

« Quand les intérêts particuliers commencent à se faire sentir et les petites sociétés à influer sur la grande, l’intérêt commun s’altère et trouve des opposants, l’unanimité ne règne plus dans les voix, la volonté générale n’est plus la volonté de tous, il s’élève des contradictions, des débats, et le meilleur avis ne passe point sans dispute…s’ensuit-il de là que la volonté générale soit anéantie ou corrompue ? Non, elle est toujours constante, inaltérable et pure »

. J’ai commencé par ces citations de Jean Jacques Rousseau, l’un des pères fondateurs de la philosophie politique, pour indiquer qu’en politique il faut avoir des repères éthiques et moraux, ce que Montesquieu, un autre père de la pensée politique dans son ouvrage célèbre « l’esprit des lois », appellerait la vertu politique.

En mars 2006, le peuple béninois n’avait pas fait l’unanimité autour de vous. Loin s’en faut ; personnellement, c’était la mort dans l’âme que je reçus l’appel de l’alliance Add dans laquelle je me retrouvais à voter pour votre personne. En effet je sais que les intellectuels carriéristes, ceux-là qui ne viennent en politique qu’opportunément c’est-a-dire à la faveur de certaines conjonctures ne sont rien d’autres que des opportunistes ou ne deviennent que des opportunistes sans boussole ou avec la boussole-argent.

Ils sont des hommes sans conviction citoyenne et patriotique et pour eux, la politique n’est qu’un moyen d’accomplissement personnel. Vous en êtes l’illustration. Cela dit, votre élection à la tête de notre pays avec un suffrage aussi écrasant,74,32%, en même temps qu’elle exprimait un désaveu des candidats en lice s’analysait comme un contrat social à travers lequel le peuple vous confiait une lourde et exaltante mission que je me permets de résumer en quatre points essentiels.

La consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit.

La construction de la paix et de l’unité nationale.

La lutte contre la corruption et l’impunité.

La relance économique pour le bien-être social.

Je me dois de vous dire que si j’étais à votre place, quelles que puissent être mes tares, je m’efforcerais, contre vents et marrées, de mériter cette confiance et de conduire à terme ce pacte social. Dans votre cas, vous ne vous êtes jamais donné ce défi et pour causes : Sur le plan de la démocratie et de l’Etat de droit, le recul constaté par le peuple béninois en 3 ans et demi de gouvenance est si grave et fait penser sans équivoque que si vous aviez été au pouvoir dans les années 70 vous auriez été un tyran de l’ère que l’on sait ; à l’allure où vont les choses vous n’en êtes pas d’ailleurs loin.

En effet, selon le petit Larousse le mot démocratie se compose de deux mots latins : « demos » qui signifie peuple et « cratos » qui veut dire pouvoir et signifie donc pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple ; je voudrais vous inviter respectueusement non seulement à en percevoir le sens mais aussi et surtout à méditer et à vivre du plus profond de votre foi « chrétienne » le sens et l’essence de ce mot qui pour vous ne signifie rien.

Les élections municipales et communales que vous avez organisées démentent à la face de l’opinion publique nationale ces définitions car tout est mis en œuvre pour reprendre les élections en vue d’imposer par la fraude, donc par la corruption que vous prétendez combattre ceux que le peuple n’a pas élus ; tel aurait été le cas dans les localités comme : Idigny, Lalo, Covè, Seto, Adanhondjigon, Matéri, Avrankou et j’en passe, ou même une occasion de jeter en prison des citoyens gênants sur la base d’arguments fallacieux servant de prétextes, tel a été le cas de Monsieur Clément Gnonlonfoun Maire de la commune de Dangbo.

Vous êtes si allergique à la démocratie et aux libertés publiques que la séparation des pouvoirs dont vous n’avez jamais voulu l’effectivité, a donné lieu à des rapports conflictuels permanents entre institutions de sorte que l’Etat démocratique a perdu de son essence. Il est évident que ce faisant vous ne faites qu’allumer des foyers de tensions qui menacent gravement la paix et l’unité nationale. Vous convenez avec moi, à moins de tricher avec votre conscience, que le séminaire organisé sur la paix n’est alors qu’un subterfuge.

Aujourd’hui vous piétinez allégrement toutes les lois de la République ; la loi n°90-032 du 11 décembre 1990 portant constitution de la République du Bénin, la loi n° 2001-36 du 14/10/02 portant statut de l’opposition, la loi n°200l-2l du 21 février 2003 portant charte des partis politiques. Les exemples suivants l’illustrent bien :

1- A la suite de la conférence de presse organisée par mon parti le 04 juillet 2009, vous avez intimé l’ordre à votre Ministre de l’Economie et des Finances de m’affecter du poste du chef de Brigade de Cotonou Aéroport que j’occupais au secrétariat Général de son Ministère.

2- Par arrêté préfectoral 2009 n°2/150/DEP-ATL-LITT/SG/STCCD/D3 du 17/07/09, le Préfet Jules Honorat Hessou a interdit toutes manifestations publiques relatives au dossier Cen/Sad.

3- Dans la même logique, la marche pacifique des femmes militantes et sympathisantes de mon parti a été interdite le samedi 18 juillet 2009 maIgré l’accomplissement des formalités réglementaires en la matière.

4- Des informations font état de la tenue de réunions secrètes commanditées par vous et auraient eu comme préoccupation centrale de mettre hors d’état de nuire l’opposant déclaré que je suis. Je voudrais vous informer au passage que de simples citoyennes et citoyens ne cessent de me dire « fais attention, Yayi Boni est capable de tout, il est même capable du pire ». Lorsque des enfants en arrivent à dire cela du père de famille, lorsque vos compatriotes en arrivent à penser cela de vous, on est en droit de dire que c’est tout simplement malheureux et dangereux pour notre pays.

5 - De sources concordantes,

vous auriez demandé de faire des investigations à la Recette des Douanes de Cotonou-Port sur la période allant de 2005 à 2007 aux fins de me coller une affaire pour me mettre en prison. Je voudrais vous dire que c’est peine perdue car, comme certains de mes collègues, je ne suis pas un douanier vulgaire ; j’ai de la tenue, de la retenue et le sens de la probité. Si vous

connaissiez Dieu et si vous aviez été informé de l’histoire de Paul, vous auriez su que vous perdez votre temps en complotant contre moi.

6- Enfin, votre Ministre marionnette n’a trouvé qu’à m’affecter dans l’Atacora-Donga à moins de deux ans de ma retraite au mépris des pratiques et usages de la corporation.

Qu’est-ce qui aurait justifié au sein de l’administration publique cette affectation politique si ce n’est dans le dessein machiavélique de m’anéantir politiquement et de me liquider physiquement comme ce fut le cas de Hessou Pamphile et du juge Coovi. C’est ainsi que les nécessités politiques du machiavel béninois que vous êtes ont supplanté la notion administrative de nécessité de service. Pour moi, dans le combat citoyen que je mène, aucun sacrifice n’est de trop et le peuple béninois sait aujourd’hui que vous n’auriez été que l’instigateur et le principal auteur d’un assassinat éventuel et d’une machination quelconque qui s’abattraient sur mes proches, ma famille et moi-même.

Vous ne ratez aujourd’hui aucune occasion pour frapper toute velléité de contestation.

Des sources proches de vous racontent aujourd’hui que vous convoquez à la Présidence de la République des personnes que vous insultez, que vous intimidez et que vous menacez même de tuer. Le peuple béninois sait et les honnêtes citoyens dénoncent aujourd’hui cette répression qui consiste à mettre le service des impôts aux trousses des opérateurs économiques qui ne s’accordent pas avec votre méthode de gouvernance, l’Inspection Générale d’Etat aux trousses des syndicalistes. De façon ironique, on entend dire que les pasteurs évangélistes, protestants, célestes et les vodounnons à qui vous donnez de l’argent dans la perspective des élections de 2011, n’ont qu’à se préparer pour des contrôles inopinés de l’Inspection Générale d’Etat. Cela fait honte et illustre sans équivoque que le Bénin est malade de ses cadres politiques et intellectuels cupides. Depuis la dernière grève des agents des douanes et la déclaration d’appartenance de mon parti à l’opposition vous vous apprêtez contre vents et marrées à modifier le statut desdits agents pour les réintégrer dans les Forces Armées Béninoises. Je voudrais porter à votre connaissance ce qui suit : En application des dispositions de l’article 02 de la loi n° 90-016 du 18 juin 1990 portant création des Forces Armées Béninoises, l’administration des Douanes n’est pas une composante des Forces Armées Béninoises ; elle est régie par la Loi n° 86-013 du 26 février 1986 portant Statut Général des Agents Permanents de l’Etat.

Elle n’a ni une mission de défense, ni une mission de sécurité publique. Elle a une mission fiscale, une mission économique et une mission de protection. Sur le plan de l’unité nationale je me dois de vous enseigner et dans l’intérêt de tous qu’on ne regrette pas ce que l’histoire a fait et qu’on ne se venge pas de l’histoire. Et que lorsque l’on accède à une position aussi sacrée que celle qui est la votre aujourd’hui, on s’oublie et on ne pense que l’intérêt national. Dans votre cas, je suis au regret de constater que c’est tout à fait le contraire. Les honnêtes gens, ceux que vous n’avez pu tenir par le ventre en raison de leur intégrité morale s’inquiètent du sentiment ethnocentrique que vous nourrissez et mettez en avant dans la gestion des affaires d’Etat, de votre réponse laconique à la représentation nationale sur la déclaration du Ministre Fagnon, des manœuvres de corruption politique aux fins de diviser les partis politiques et les députés, des nominations régionalistes au sein des institutions de la République.

Je veux savoir parce que j’en ai le droit en tant que citoyen, le peuple a besoin de savoir pourquoi sur soixante dix sept (77) communes que compte le Bénin, les Hauts responsables de l’armée ne sont nommés pour la plupart que dans le rang des cadres militaires ressortissants d’une seule commune ? Le peuple béninois a besoin de savoir pourquoi les affectations à la douane se font toujours à la Présidence de la République, ce qui donne l’occasion à certains conseillers et chargés de mission de vendre des postes ? Le peuple béninois a besoin de savoir pourquoi depuis votre arrivée au pouvoir, le chef de service du dépôt des douanes est toujours issu d’une seule et même région ? Il est donc notoire qu’aujourd’hui vous faites le lit au régionalisme et à l’ethnocentrisme dans toutes vos démarches.

Sur le plan de la lutte contre la corruption, il est raconté publiquement que vous ne nommez dans votre gouvernement et à la tête des structures et sociétés importantes que les gens qui connaissent le « code » de l’enrichissement immédiat et sans cause, qui savent amener les mallettes d’argent à la présidence de la République, dans votre Qg ou chez ce Ministre originaire du Nord que vous avez choisi pour centraliser les fonds détournés. Le peuple est informé de l’insatisfaction de la dernière mission du Fond Monétaire International et de la Banque Mondiale par rapport à la gestion du banquier de son Etat et de l’économiste de renom et souhaiterait être éclairé. Le peuple sait que vous le trompez sur le dossier de la Cen-Sad car les gens disent que des sociétés fictives auraient été créées par vous et vos proches pour vous faire attribuer des marchés de gré à gré et qu’aucun ministre n’avait le droit de faire la moindre objection.

Dans l’affaire qui a éclaté au service du dépôt des douanes en février 2009 et dans laquelle votre frère Bawa Adam se retrouve en prison, c’est encore vous qui êtes indexé ; le rapport d’enquête aurait omis des noms de ceux-là qui sont proches de vous, de votre famille et de votre entourage immédiat. Le peuple qui vous a élu, qui est souverain et à qui vous devez rendre compte, attend des explications sur les multiples et ténébreuses affaires de la République que je me garde de citer car, vous les connaissez mieux que quiconque.

Il y a tellement à dire sur votre gouvernance et je voudrais m’en arrêter là pour l’instant pour ne pas écrire tout un livre. Sachez tout simplement qu’en dehors de la poignée de biches et de moutons bêlants qui ne peuvent se fâcher contre la rivière, les béninoises et béninois dans leur majorité ne sont pas fiers de vous. Je serais à votre place que je ne chercherais pas un deuxième mandat.

Recevez mes salutations patriotiques.

Par Richard Boni - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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