LA UNE DU JOUR
6 avril 2010
Plus de deux semaines après le recours des Fcbe:La Cour rejette l’abrogation de la Lépi [...]
Les sages de la Cour constitutionnelle ont cassé l’abrogation de la loi No 2009-10 portant Recensement électoral national approfondi (Lépi) et établissement de la Liste électorale permanente informatisée (Lepi). La décision intervenue tard dans la soirée du lundi 05 avril 2010 vient simplement en rajouter à la crise.
Personne en dehors des sages de la Cour constitutionnelle ne connaît pour l’instant les raisons évoquées pour casser l’abrogation de la Lépi. Cependant, dans les couloirs de l’institution que dirige Robert Dossou, les sages se seraient appuyés sur le préambule, l’article 35 et les dispositions du titre IX c’est-à-dire les articles 144 à 149 de la constitution du 11 décembre 1990 pour débouter les 46 députés initiateurs de l’abrogation de la loi 2009-10. On peut déjà deviner la suite de ce dossier fumeux. C’est que les positions à l’Alliance ‘’Union fait la Nation’’ risquent désormais de se radicaliser. Déjà, le groupe dirigé par le président Bruno Amoussou s’est retiré le 05 avril 2010 de la Commission politique de supervision de la Lépi (Cps-Lépi) et rend assez difficile la poursuite des travaux de recensement électoral qui devrait démarrer depuis le 1er avril 2010. Dans la même journée du 05 avril, la présidente de la Commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme, Me Hélène Aholou Kèkè que l’opposition accuse de tous les noms, rompt le silence et explique la non convocation de ses collègues pour examiner la nouvelle proposition de loi sur la Lépi. Elle est allée plus loin en montrant que le président de l’Assemblée nationale, lors d’une rencontre de la conférence des présidents, n’aurait pas accédé à la demande de la convocation d’une session extraordinaire. De son côté, l’alliance Force cauris pour un Bénin émergent est montée hier au créneau, à travers un communiqué lu à la Télé dernière sur l’Ortb, pour donner son explication des résultats du groupe de travail. Quatre faits qui se sont succédés dans la même journée et qui ne doivent pas être dissociés. Pour les forces politiques de l’opposition, c’est le seul moyen qui leur reste pour marquer l’événement. Le groupe Bruno Amoussou qui devrait claquer la porte de la Cps-Lépi depuis le jeudi dernier a dû se rebiffer du fait que deux des six démissionnaires qui, sous la pression, ont retardé le processus. Selon une source, plusieurs réunions se sont multipliées entre samedi et lundi sans que les parties ne trouvent le bout du tunnel. Alors que du côté de la Cour constitutionnelle où l’Alliance ‘’Union fait la Nation’’ (Un) a ses hommes qui informent au fur et à mesure de l’évolution de la situation, les choses se précisaient déjà. Faudrait-il continuer à attendre les deux autres démissionnaires qui hésitent toujours ? Les gens de ‘’Un’’ ont opté pour la démission à quatre. Le temps de poursuivre les négociations pour convaincre le député André Dassoundo et un autre militant Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Et en annonçant ainsi les couleurs, Amoussou et les siens retirent du coup à la Lepi la légitimité politique avec toutes les conséquences y afférentes.
La stratégie de la mouvance
La réaction communicationnelle de Me Hélène Aholou Kèkè apparaît comme un moyen pour justifier la violation du Règlement intérieur du fait que toutes les conditions étaient réunies pour la convocation de la session extraordinaire. Pour dédouaner la Cour constitutionnelle qui avait besoin de s’autosaisir parce que les articles 05 et 17.alinéas 3 de la loi n’ont été respectés. Selon ces dispositions en effet, le président de l’Assemblée nationale convoque la session extraordinaire à la demande du chef de l’Etat ou de la majorité des députés sur un ordre du jour précis. Des formalités qui ont été remplies sans que la session ne s’ouvre. Parce qu’en ouvrant cette session, l’Assemblée nationale complique la tâche à la haute juridiction qui, entre temps, a de besoin de prendre en compte le rapport du groupe de travail sur la Lepi. Mais, en réagissant, Me Kèkè s’est fait plus de mal qu’on n’aura pas pensé. Elle vient de se faire d’autres adversaires dans sa commission où la majorité se réunit déjà pour la destituer. Et puis, toutes les conditions semblent, dit-on, en cours pour le blocage des activités à l’Assemblée nationale. A commencer par le rejet du prochain rapport d’activité du professeur Mathurin Nago avant les habituels renvoies sine die de la plénière.
Jean-Christophe Houngbo (Br.Ouémé-Plateau)
Article 35 : Les citoyens chargés d’une fonction publique ou élus à une fonction politique ont le devoir de l’accomplir avec conscience, compétence, probité, dévouement et loyauté dans l’intérêt et le respect du bien commun.
Article 147 : Les traités ou accords régulièrement ratifiés ont dès leur publication une autorité supérieur à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l’autre partie.
La Cour rejette l’abrogation de la Lépi Les sages de la Cour constitutionnelle ont cassé l’abrogation de la loi No 2009-10 portant Recensement électoral national approfondi (Lépi) et établissement de la Liste électorale permanente informatisée (Lepi). La décision intervenue tard dans la soirée du lundi 05 avril 2010 vient simplement en rajouter à la crise. Personne en dehors des sages de la Cour constitutionnelle ne connaît pour l’instant les raisons évoquées pour casser l’abrogation de la Lépi. Cependant, dans les couloirs de l’institution que dirige Robert Dossou, les sages se seraient appuyés sur le préambule, l’article 35 et les dispositions du titre IX c’est-à-dire les articles 144 à 149 de la constitution du 11 décembre 1990 pour débouter les 46 députés initiateurs de l’abrogation de la loi 2009-10. On peut déjà deviner la suite de ce dossier fumeux. C’est que les positions à l’Alliance ‘’Union fait la Nation’’ risquent désormais de se radicaliser. Déjà, le groupe dirigé par le président Bruno Amoussou s’est retiré le 05 avril 2010 de la Commission politique de supervision de la Lépi (Cps-Lépi) et rend assez difficile la poursuite des travaux de recensement électoral qui devrait démarrer depuis le 1er avril 2010. Dans la même journée du 05 avril, la présidente de la Commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme, Me Hélène Aholou Kèkè que l’opposition accuse de tous les noms, rompt le silence et explique la non convocation de ses collègues pour examiner la nouvelle proposition de loi sur la Lépi. Elle est allée plus loin en montrant que le président de l’Assemblée nationale, lors d’une rencontre de la conférence des présidents, n’aurait pas accédé à la demande de la convocation d’une session extraordinaire. De son côté, l’alliance Force cauris pour un Bénin émergent est montée hier au créneau, à travers un communiqué lu à la Télé dernière sur l’Ortb, pour donner son explication des résultats du groupe de travail. Quatre faits qui se sont succédés dans la même journée et qui ne doivent pas être dissociés. Pour les forces politiques de l’opposition, c’est le seul moyen qui leur reste pour marquer l’événement. Le groupe Bruno Amoussou qui devrait claquer la porte de la Cps-Lépi depuis le jeudi dernier a dû se rebiffer du fait que deux des six démissionnaires qui, sous la pression, ont retardé le processus. Selon une source, plusieurs réunions se sont multipliées entre samedi et lundi sans que les parties ne trouvent le bout du tunnel. Alors que du côté de la Cour constitutionnelle où l’Alliance ‘’Union fait la Nation’’ (Un) a ses hommes qui informent au fur et à mesure de l’évolution de la situation, les choses se précisaient déjà. Faudrait-il continuer à attendre les deux autres démissionnaires qui hésitent toujours ? Les gens de ‘’Un’’ ont opté pour la démission à quatre. Le temps de poursuivre les négociations pour convaincre le député André Dassoundo et un autre militant Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Et en annonçant ainsi les couleurs, Amoussou et les siens retirent du coup à la Lepi la légitimité politique avec toutes les conséquences y afférentes.
La stratégie de la mouvance
La réaction communicationnelle de Me Hélène Aholou Kèkè apparaît comme un moyen pour justifier la violation du Règlement intérieur du fait que toutes les conditions étaient réunies pour la convocation de la session extraordinaire. Pour dédouaner la Cour constitutionnelle qui avait besoin de s’autosaisir parce que les articles 05 et 17.alinéas 3 de la loi n’ont été respectés. Selon ces dispositions en effet, le président de l’Assemblée nationale convoque la session extraordinaire à la demande du chef de l’Etat ou de la majorité des députés sur un ordre du jour précis. Des formalités qui ont été remplies sans que la session ne s’ouvre. Parce qu’en ouvrant cette session, l’Assemblée nationale complique la tâche à la haute juridiction qui, entre temps, a de besoin de prendre en compte le rapport du groupe de travail sur la Lepi. Mais, en réagissant, Me Kèkè s’est fait plus de mal qu’on n’aura pas pensé. Elle vient de se faire d’autres adversaires dans sa commission où la majorité se réunit déjà pour la destituer. Et puis, toutes les conditions semblent, dit-on, en cours pour le blocage des activités à l’Assemblée nationale. A commencer par le rejet du prochain rapport d’activité du professeur Mathurin Nago avant les habituels renvoies sine die de la plénière.
Jean-Christophe Houngbo (Br.Ouémé-Plateau)
Article 35 : Les citoyens chargés d’une fonction publique ou élus à une fonction politique ont le devoir de l’accomplir avec conscience, compétence, probité, dévouement et loyauté dans l’intérêt et le respect du bien commun.
Article 147 : Les traités ou accords régulièrement ratifiés ont dès leur publication une autorité supérieur à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l’autre partie.
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"Vous appelez les militaires parce que vous en avez besoin. Mais ils
s'apercevront que le pouvoir est très facile à prendre quand on a la force. Et, demain, ils interviendront sans que vous les appeliez." Emile Derlin Zinsou,
président du Bénin de 1968 à 1969.
"Le fait d'avoir dit aux Béninois que dieu n'existe pas a suffi pour que tout
le monde proclame que Dieu est vivant." Mgr Isidore De Souza, ancien archevêque de Cotonou.
