Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /2009 19:46
::Koaci.com Conakry::Comme nous vous l'annoncions, Dadis serait revenu au pays, pour l'heure mort ou vivant, silence total du CNDD::

De source sure, Moussa Dadis Camara, le président du conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) serait arrivé discrètement à Conakry.

Selon la même source, il serait venu dans la nuit du mercredi à jeudi et l’avion qui l'aurait transporté aurait atterrit à l’aviation militaire de Yimbayah qui était sous haute surveillance de l’armée et de la gendarmerie.

A en croire notre source rencontrée ce matin , la nuit dernière n’a pas du tout été de repos au camp Alpha Yaya Diallo.

Puisqu’il a été question de tirer les leçons de ce qui est arrivé afin de repartir sur de nouvelles bases, apprend on de la même source. Quand à son état de santé, il se serait beaucoup amélioré, dit-on.

Il ne reste plus donc que l’apparition publique du Capitaine Moussa Dadis Camara pour que les populations soient rassurées que leur président est revenu en chair et en os et qu’il a bien la tête sur les épaules. Au niveau de la junte, c'est le silence total. Reste donc à savoir si Dadis est arrivé vivant ou mort à Conakry.

Pendant ce temps, Toumba Diakité court toujours.

D'autre part, une première des lauréats du bac unique furent primés ce vendredi au palais du peuple, l’Image de Dadis fut fortement applaudit.

Le ministre de l’enseignement pré universitaire, technique, professionnelle et de l’éducation civique a organisé ce vendredi au palais du peuple la cérémonie officielle de remise des récompenses aux lauréats du baccalauréat unique session 2009.

Pour l’occasion, la cérémonie a mobilisé élèves, parents d’élèves, cadres et professeurs du système éducatif guinéen. Et avant les choses sérieuses, l’assistance a eu droit au menu à une animation culturelle, déclamation de poèmes, chants et danses à travers un hommage qui a été rendu aux enseignants.

Dans son discours, le ministre de l’enseignement pré universitaire, technique, professionnelle et de l’éducation civique, Rougui Barry a indiqué que grâce à la bonne collaboration des enseignants et cadres du département, un certain nombre de chose ont été entreprise pour relever le défi d’une formation et d’un enseignement de qualité.

Dont entre autre, l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan d’action prioritaires, nouvel organisme destiné à opérationnaliser les services centraux et déconcentrés,visites de terrain,réalisation des bibliothèques régionales, formations de plus de 3000 nouveaux enseignants, révision des programmes d’études du secondaire et textes réglementaires, création du mutuelle nationale des enseignants, différentiel de salaire de plus de 9000 enseignants contractuels qui était en souffrance, voyages d’étude, excusez du peu, la liste est longue.

Avant d’ajouter que pour bien préparer « notre jeunesse à son rôle de responsabilité patriotique de demain, il faut leur inculquer l’esprit de l’effort personnel. C’est par le travail bien accompli à l’école ou au poste que nous pouvons prouver notre engagement à aider le pays à cultiver des vertus solides pour bâtir une guinée débarrasser de toutes formes de pauvreté ». Ce n’est pas tout car la chef de département de l’éducation nationale à aussi des ambitions et un plan d’urgence pour 2009-2010.

Puis suivra la présentation sur diapo des tournées et prises de contact réalisées par le ministre. Coïncidence ou savamment préparé, en tout cas à la place des images qui défilaient est apparu soudain sur l’écran l’image du Capitaine Moussa Dadis Camara que les élèves et l’assistance ont chaleureusement applaudi. Est-ce à dire que le chef de l’état est revenu dans le cœur de sa population. Rien n’est évident.

Pour le reste de la cérémonie, des cadeaux, prix ont été remis aux lauréats plus 500 000 GNF à chaque heureux récipiendaire.

Des récipiendaires très heureux, pour l’un d’entre eux ce prix va le motiver de plus pour la suite de son parcourt universitaire .
Par Richard Boni - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /2009 07:03

La politique énergétique telle que définie aujourd’hui au Bénin, ne saurait sortir le pays du gouffre dans lequel il est tombé. Les priorités des politiciens étant aux antipodes de celles des populations, il nous viendrait à l’esprit que le Bénin a besoin de technocrates et non de politiques qui ont lamentablement échoué dans leur mission.

Khaled Aguemon

Khaled AGUEMON

 

ImageDe quelle opposition veut- on parler aujourd’hui ?

Le fait est là, le pays va mal et vit en autarcie due à la mauvaise gouvernance, aux abus et autres maux qui gangrènent la vie politique béninoise. Doit – on rejeter le tort uniquement au régime en place ? Là n’est pas la question actuelle. Aujourd’hui nous voulons parler d’opposition, d’une opposition  qui semble  en l’occurrence plutôt préoccupée par la défense de ses  intérêts politiques étroits.
 Alfred Sauvy écrit dans la Tragédie du pouvoir (1978) : « La démocratie ne consiste pas à s’unir mais à savoir se diviser. L’unanimité, le plein accord, est un mauvais signe. »
L’opposition assure donc certaines fonctions indispensables en démocratie. Elle permet d’abord une information contradictoire des décisions et des intentions du gouvernement du pays. Il revient à l’opposition de soulever des questions, de critiquer les interrogations ou les orientations de telle ou telle politique. L’opposition doit ensuite constituer pour les électeurs un éventuel gouvernement de rechange. Cela signifie que l’opposition doit avoir un programme réalisable. Le principe de l’alternance fait donc de l’opposition un gouvernement en puissance.
Le socle du programme reste le même ; un  principe auquel on doit croire … ou que l'on doit admettre.
Je plaide depuis longtemps pour l’institution du permis de mots. Payer pour les mots que nous utilisons à mauvais escient ou de manière exagérée. Il est vrai, reconnaissons le, que les politiciens et en particulier ceux béninois font et feront toujours des promesses qu’ils ne pourront respecter ; promesses avouons le qui sont pour le moins utopiques. Un certain homme politique a promis d’ici à quelques années de faire du Bénin la nouvelle Chine africaine. D’autres ont promis enrayé le phénomène de l’essence frelatée communément appelée l’essence « kpayo » ; la liste est longue on ne saurait la finir.

Le manque de propositions et d’anticipation.

A la lecture de cet article, des personnes diront : Mais celui- la, sait-il seulement de quoi il parle? Quel âge a-il? Où a t-il vécu?  A t-- il des yeux pour voir? Quelles sont ses opinions ?
Prenons un exemple tout simple, j’étais à Cotonou en Août dernier pour deux semaines et il m’est arrivé de prendre un zémidjan, ce conducteur de taxi  moto, trentenaire, m'expliquait le plus sérieusement du monde que "le peuple" se contaminait avec les péripatéticiennes, qu'il était du devoir du Gouvernement de veiller à l'hygiène de celles-ci, dans un souci de santé et de salubrité publique . J'appréhende en écrivant ceci, de voir l'idée reprise par un/e politique, vu la rareté de propositions de nos jours.
Et c’est ce que nous condamnons  aujourd’hui : le manque de propositions.
Quoiqu'il en soit il est triste de voir déverser sa bile sur un Yayi Boni même si c’est justifié, pour paraître original. Cela ne prouve pas notre indépendance de pensée, car ce genre d'attitude est exactement, le type de gage que l'on attend de nous, de nos jours. S'en abstenir plaiderait davantage en faveur de notre autonomie. L’opposition ne sait que s'opposer, pas proposer d'alternative crédible !!  On oublie les ... Depuis des années, une opposition dure, mais pas de programme.

Le statut de l’opposition, un vide législatif pourtant comblé depuis...


Le gouvernement béninois, a adopté, un décret portant modalités d’application de la loi portant statut de l’opposition au Bénin qui stipule dans l’un de ses textes que :
 « l’opposition politique béninoise, a pour rôle de critiquer le programme, les décisions et les actions du gouvernement ; de développer des programmes propres ; de proposer des solutions alternatives à la nation et d’œuvrer pour l’alternance au pouvoir par des voies légales. »
Des différents groupes et alliances de formations politiques qui ne sont pas de la mouvance présidentielle, veulent continuer de mener leurs activités politiques, dans la confusion, en dépit des dispositions de la loi portant statut de l’opposition et du décret d’application.
En observant l’actualité politique béninoise d’un œil averti, nous constatons que l’opposition ne propose que sa personne, elle ne propose pas d’alternative. Ce n’est pas la même chose. Depuis des années, nous n’avons entendu aucune idée nouvelle, aucune proposition concrète. Le message, est toujours simple « je suis là pour vous»
Eh bien, je crois que les Béninois aussi sont las. Las de ces hommes politiques qui n'ont qu'eux-mêmes à proposer en guise de programme. On s'aperçoit que l'action est aujourd'hui au pouvoir et cette action, une fois de plus, démontre l’absence de propositions de l’opposition  et vient masquer artificiellement les divergences de plus en  plus criantes de ses responsables.
Il y a là une dérive qui montre bien que l’opposition est bien un exutoire alors qu'elle doit être au service de la nation, ce sont les conséquences de la politique de la chaise vide.



Pour conclure, je dirai qu’ aujourd’hui, il  faut compter avec la jeunesse béninoise. Une jeunesse qui a le souci de vouloir améliorer  les conditions de vie de ses compatriotes ; une jeunesse avertie qui n’acceptera plus qu’on  lui fasse miroiter des  programmes « bateau ». Une jeunesse qui se veut artisan et partisan de la nouvelle politique béninoise et qui suscite une vraie opposition de développement axé sur le débat d’idées et la confrontation pacifique de projet et de programmes.
Politiques, à vos stylos, épatez nous, éblouissez la Jeunesse parce que désormais vous devrez compter avec  Elle.

Khaled AGUEMON

Juriste droit des affaires.

Doctorant à la faculté de Lyon III - FRANCE.

 

Par Richard Boni - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 17:11
::Koaci.com Conakry:: En attendant Dadis, "Toumba" l'auteur de la tentative d'assassinat sort lui de son silence « j’étais au stade pour sauver les leaders politiques et j’ai tiré sur Dadis parce qu’il ma trahi ».::


Le sulfureux lieutenant était resté muet et dans la clandestinité depuis sa tentative d’assassinat du chef de la junte le 3 décembre dernier au camp Koundara de Conakry.

Koaci.com a réussi a rentrer en contact avec "Toumba" et a recueilli les propos du Lieutenant et aide de camp de Dadis ce mercredi, il nous livre les raisons de son désir d'en finir avec son "patron": « j’ai tiré sur lui parce qu’il ma trahit et il voulait me faire porter seul les événements douleurs du 28 septembre dernier au stade du même nom, alors qu’il était le principal instigateur des événements, alors qu’il y avait entre nous un pacte de non-trahison ».

Aboubacar Toumba Diakité nous livre aussi qu’il était au stade ce jour pour défendre les leaders politiques « j’étais au stade effectivement pour sauver les leaders politiques, je suis arrivée à 11heures, alors que la situation était désespérée parce que Dadis Camara avait réussi à infiltrer plusieurs centaines de jeunes recrues en civils parmi les manifestants depuis la présidence de la république et le ministère en charge de la Sécurité présidentielle diriger par le capitaine Claude Pivi".

Toumba Diakité ajoute que tous les corps de l’armée qui étaient présents sur les lieux, les Bérets rouges, l'armée, la police et la gendarmerie ainsi que des centaines de jeunes éléments infiltrés parmi les manifestants on commit des bavures ce jour au stade.

L'ancien aide de camp dévoile que Dadis Camara avait ordonné à son adjoint, le lieutenant Marcel Guilavogui, de diriger les opérations contre les leaders politiques présents à la manifestation. L'opération de répression avait été planifiée, selon lui, par la présidence.

Sur le terrain, au sein de la population, les avis sont ce mercredi matin partagés, nombreux sont ceux qui apprécie l’acte qu’ils qualifient de courageux, selon eux le Capitaine Dadis Camara est victime de son propre discours dans lequel il avait pris l’engagement je le cite « le jour que je braquerais ou je donnerais l’ordre de tirer sur un guinéen que le coup se retourne contre moi et ma famille » fin de citation.

Par contre les familles proches de la junte qualifient la tentative d’assassinat de Dadis Camara de "honte" pour l’armée guinéenne. Pour le moment la junte n’a fait aucun commentaire par rapport a cette interview de l’ex aide de camp de Moussa Dadis Camara.

A signaler que le lieutenant Aboubacar Toumba Diakité court toujours.

Ibrahima
Conakry
Par Richard Boni - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 19:39
LA UNE DU JOUR 14 décembre 2009
Cérémonie d’ouverture du festival Danhomè:Panique autour de Yayi et Soglo [...]

La fin de la cérémonie officielle d’ouverture de la 7ème édition du festival de Danhomè, lancé le samedi 12 décembre 2009 à Abomey, a été perturbée par la manifestation d’une violente tempête qui a obligé les éléments de la garde républicaine à dresser les muscles et à organiser précipitamment le départ du chef de l’Etat, suivi du couple Soglo et des officiels. Les commentaires vont bon train.


C’est ni plus ni moins le sauve qui peut, le samedi 12 décembre 2009 à Abomey, à l’occasion de l’ouverture officielle de la 7ème édition du festival de Danhomè, marquant également le tricentenaire de l’anniversaire de décès du roi Akaba. La météo avait fait une mauvaise surprise à l’assistance, composée entre autres du chef de l’Etat, Yayi Boni, des membres de son gouvernement, du Président-maire Nicéphore Soglo et son épouse, Rosine, du 1er adjoint au maire de Cotonou, Léhadi Soglo et un parterre d’invités de marque. Durant un long moment, les nuages ont assombri le ciel d’Abomey, annonçant une pluie qui va finalement déjouer les pronostics. Par extraordinaire, malgré les signes probants d’une pluie torrentielle, la terre des « Houégbadja » n’a pas été mouillée par les eaux de pluie. Mais, c’est le moins auquel on s’attendait qui s’est produit. A la fin du discours officiel d’ouverture prononcé par le ministre de la Réforme institutionnelle, Ahanhanzo, intérimaire de son collègue en charge de la Culture, Galiou Soglo, l’assistance était alors saisie d’effroi. Un grand vent, violent, fort et insistant surprend tout le monde. Dans sa manifestation, il a tenté de démolir les installations apprêtées pour l’évènement, mais surtout le podium où étaient installés les officiels, dont le chef de l’Etat et le couple Soglo.

Prenant l’allure d’un cyclone qui ne s’est jamais produit depuis que le festival est créé, il a contraint les invités à imaginer le pire, s’ils restaient encore sur les lieux. Dans une atmosphère de forte appréhension, la panique a trouvé sa place sur les lieux. Le dispositif de sécurité du chef de l’Etat se déploie aussitôt et le cortège présidentiel se met en place. Tellement, on craignait cette tornade que la garde rapprochée du président de la République n’a pas permis à Yayi Boni, de placer un mot à cette occasion, ou alors de lui permettre de prendre un bain de foule de départ, ou encore de faire les civilités aux officiels avant de se retirer. En deux temps trois mouvements, il s’est retrouvé dans son véhicule et a quitté précipitamment les lieux. A sa suite se sont alignées d’autres personnalités parmi lesquelles le couple Soglo, et son légitime dauphin Léhadi, des ministres du gouvernement. C’était la débandade, une panique généralisée. Toutefois, la peur n’a pas gagné tout le monde. Le maire de la ville d’Abomey Blaise Ahanhanzo Glèlè, des têtes couronnées et de véritables curieux n’ont pas pris la poudre d’escampette face à ce phénomène rare. Pendant qu’on tente d’expliquer cela en glissant vers une interprétation malveillante, les gardiens de la tradition n’ont pas la même compréhension. Ce n’est point un hasard, répond un sage, qui réfute toute interprétation qui montre le président de la République comme la cible de ce tourbillon. Selon la vraie interprétation, il s’agit d’un signe de puissance du roi Akaba, dont on célèbre également le tricentenaire de l’anniversaire du décès. A en croire la légende, le réputé roi s’est souvent signalé par ces faits significatifs de sa présence à des endroits. Une explication qui paraît la plus raisonnable, quand on sait que c’est pour la première fois qu’un phénomène s’est produit à l’ouverture et durant le festival de Danhomè, dont la célébration cette année coïncidait avec le tricentenaire de la mort du roi Akaba.

Par Richard Boni - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /2009 14:35

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Le ministre Issifou Takpara interpellé

Les centres publics de santé du Bénin sont pires que ceux d’un pays nouvellement sorti de la guerre et qui est en manque cruel de matériels de soins. Au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou par exemple, un centre dit de référence, il n’y a pas de matériels propres à l’utilisation escomptée. La sortie des praticiens hospitaliers du CNHU nous aura donc permis de nous rendre compte de la réalité : il n’y a pas de simples ciseaux médicaux pour couper le cordon ombilical à la naissance, sauf peut-être de vieux ciseaux rouillés qui, plutôt que de préserver la vie, auront vocation à tuer en inoculant le tétanos aux nouveaux-nés. Les Béninois ont pu suivre à la télévision, scandalisés, que les salles d’accouchement et peut-être également les autres services de nos hôpitaux publics fonctionnent avec des matériels rouillés. Autrement dit, ces centres sont des lieux de transmission de maladies, au lieu d’être des lieux de guérison. Car il ne sied plus d’appeler hôpital un lieu où il faut mettre de l’eau sur une paire de ciseaux ou un autre matériel médical atteint par la rouille pour les rendre utilisables, ceci parfois en pleine intervention chirurgicale.

Voilà mon pays, le Bénin. Un pays où l’Etat refuse délibérément de soigner ses citoyens ; un pays où l’Etat assassine ses fils, par déni de santé. Un pays où l’hôpital dit de référence manque du minimum, tandis qu’en face, juste à quelque mètres, il y a une nouvelle bâtisse de la Présidence de la République, construite à plus de 15 milliards de FCFA, surtout avec une épaisse clôture presqu’entièrement en béton. Certainement parce qu’il est plus possible de toucher des pots-de-vin dans le ciment que dans les matériels de santé adéquats et modernes.

Dès lors, on comprend les praticiens hospitaliers dans leur lutte qui s’est radicalisée en grève sans service minimum pour compter du 1er décembre 2009. C’est à croire que personne ne s’émeut lorsqu’il y a grève dans le domaine de la santé, un secteur sensible et vital. Or la vérité est que les conditions actuelles de travail dans ce secteur sont désastreuses et nécessitent une lutte quotidienne contre la pénurie. En effet, l’article 4 de l’ordonnance N°73-14 du 8 février 1973 instituant le code de déontologie médicale dispose qu’ « en aucun cas, le médecin ne doit exercer sa profession dans des conditions qui puissent compromettre la qualité des soins et des actes médicaux ». Le fait pour eux de continuer à exercer leur métier dans les conditions actuelles de nos hôpitaux est purement et simplement en désaccord avec cet article de leur code de déontologie.

Lire ci-dessous certaines de leurs déclarations assez troublantes sur leurs conditions de travail.

Amoussou Guenou Marcellin :

« Ici, comme vous le voyez, c’est des pinces qui datent de la création du Cnhu »

Kiki Ahouandjinou, membre du Cph

« Nos revendications prioritaires à l’heure actuelle concernent :

L’équipement des hôpitaux à hauteur de 5 milliards, l’adoption et l’application des décrets portants statuts des praticiens hospitaliers et des hospitalo-universitaires, la mise en œuvre de la 2ème clause du protocole d’accord du 22 mai 2008 concernant le logement des médecins et l’incitation à la fonction hospitalière, la revalorisation des indemnités de risque au personnel paramédical, la prise de l’arrêté concernant les gardes et astreintes, la mise en application des conclusions de la commission interne du 26 mai 2008 portant sur la nomination des responsables à la tête des établissements hospitaliers, le recrutement d’au moins 50 médecins dans les établissements hospitaliers publics et le reversement dans la fonction publique des contractuels locaux, le rétablissement transitoire sans délai du conseil d’administration du CNHU conformément aux statuts en vigueur, la prise du décret portant restructuration de l’espace hospitalier universitaire ».

Docteur Hans Marie-Reine Houinsou

Actuellement, on ne peut pas faire une radio pulmonaire à l’hôpital de Porto-Novo. Il y a eu des mois où on n’a pas pu faire la glycémie et on est obligé d’envoyer les malades à la CM. C’est le monde à l’envers.

Témoignage du Docteur Cohovi Dètongnon

Si on montrait nos boîtes d’accouchement aux patients ou aux maris des femmes que nous recevons, ils ne voudront jamais faire accoucher leur femme dans nos centres parce que tout est attaqué par la rouille. Les ciseaux ne peuvent même pas couper le cordon ombilical. Les pinces elles sont dans un état de dégradation très avancé et on n’arrive pas parfois à les décoincer et nous sommes souvent obligés d’ajouter de l’eau en pleine intervention chirurgicale.



11-12-2009, Brice HOUSSOU
Par Richard Boni - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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