Le sulfureux dossier Boa-Bénin-Sadrollahi continue de couler beaucoup
d’encre et de salive. Selon les dernières informations à nous parvenues, le richissime homme d’affaires iranien n’est toujours pas rentré en possession de ses sous. Mais cette fois-ci, la faute
n’incombe plus aux responsables de la Boa-Bénin qui, après avoir reconnu tout le tort qu’ils ont fait à l’homme d’affaires, ont fini par jouer leur partition pour que cette affaire soit
close. A cet instant, les comptes de l’homme seraient déjà crédités du montant à lui précédemment escroqué, la crédibilité de leur institution étant en jeu. Seulement, Sadrollahi n’a pas encore
accès à ses sous puisque la justice qui devrait définitivement décanter, met tout en œuvre pour bloquer le dossier. Alors que la procédure a été enclenchée après plusieurs négociations pour que
cette affaire connaisse un aboutissement heureux, voilà la justice de notre pays qui vient tout bloquer.
Il n’est un secret pour personne que cette affaire qui a fait le tour des réseaux d’investisseurs du Golfe a porté un coup dur à notre pays. Qu’il vous souvienne que les hommes d’affaires de
cette région de la planète qui étaient annoncés au Bénin, dès l’annonce de cette affaire, avaient mis une croix sur cette destination en guise de solidarité avec leur
compatriote faisant perdre ainsi à notre pays des opportunités d’affaires inestimables et surtout de développement économique reporté. Aujourd’hui, ce sont les pays limitrophes qui bénéficient de
la générosité de ces gros investisseurs dont la force de frappe n’est plus à démontrer. Il revient donc à la volonté politique d’user de toutes ses prérogatives nécessaires pour évacuer une fois
pour de bon ce dossier. Un dossier qui a non seulement noirci l’image de notre pays avec pour corollaire la fuite des investisseurs étrangers déjà présent sur le territoire et qui ne se
sentent plus en sécurité. Le chef de l’Etat est donc invité à faire peser de tout son poids dans cette affaire pour faire.
Aboubakar TAKOU Article publié dans ''Le Béninois Libéré'' du mercredi 30 septembre 2009