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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /2009 16:14
Justice à double vitesse sous le Changement

Les derniers développements de l’actualité nationale ont mis à nu la justice à double vitesse sous l’ère du Changement. Soupçonné d’avoir détourné une somme de 2,6 millions de francs Cfa, le maire de Dangbo Clément Gnonlounfoun est emprisonné alors que le maire de Kouandé soupçonné lui aussi de détournement de deniers publics est libre de ses mouvements.

La grande innovation du régime du Changement est la politique de deux poids deux mesures dans laquelle il s’illustre au grand dam des principes fondamentaux de la démocratie. Pour environ 2,6 millions de francs Cfa, Clément Gnonlonfoun, maire de la commune de Dangbo lime ses dents contre les barreaux de la prison civile de Porto-Novo pendant que le maire de la commune de Kouandé, Georges Bouko est libre de ses mouvements malgré les soupçons de détournement de deniers publics pour plusieurs millions de francs Cfa qui planent sur lui. La tournure qu’à prise l’incarcération du maire Clément Gnonlonfoun, un élu de l’opposition est inquiétante lorqu’on connaît le traitement rservé au maire de Kouandé, élu des Forces cauris pour un Bénin émergent. Par contre ce dernier n’a été tout autre. Il n’a été nullement inquiété. N’eut été la fibre patriotique du premier adjoint au maire de la commune qui a saisi la justice pour faire la lumière sur les élans de délinquant financier du premier responsable de la commune, personne n’aurait eu vent des magouilles financières de cet élu de l’alliance Forces cauris pour un Bénin émergent. Une situation qui révolte plus d’une conscience et amène d’aucuns à se poser la question de savoir pourquoi le leader du système en place s’illustre t-il dans cette politique. La réponse est facile à donner. L’objectif 2011. User de tous les subterfuges pour rempiler lors des prochaines consultations électorales. Plusieurs actes posés par les actuels dirigeants rappellent en effet, la triste période de l’histoire du Bénin. Contrairement à ce qu’il a fait croire aux Béninois lors de son investiture à la Magistrature suprême, le président Yayi s’illustre dans une politique de plus en plus inquiétante. L’affaire Sonapra L’affaire Sonapra étalée au grand jour depuis quelques mois, devrait interpeller le chef de l’Etat Boni Yayi dont le maître mot était de combattre le détournement des biens publics sous toutes ses formes. Et, il devrait mettre en branle des procédures pour faire la lumière sur cette nébuleuse dans laquelle, l’un de ses plus proches collaborateurs est cité. Mais loin s’en faut. On constate malheureusement que cette affaire qui est en réalité la partie visible de l’iceberg, ne semble pas intéresser la Haute Autorité. Dès lors que ce collaborateur à une mission précise au gouvernement, il ne saurait être inquiété au risque de bousculer le plan du ‘’Prince du Changement’’ pour la présidentielle de 2011. Quand on se réfère à l’embastillement illégal du président du Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (Madep) et richissime homme d’affaires Séfou Fagbohoun, l’incarcération des anciens ministres de Kérékou, Alain Adihou et Cosme Sèhlin, ce que subit actuellement le maire de Dangbo Clément Gnonlonfoun et la manière brutale dont certains directeurs de sociétés d’Etat ont été limogés de leur poste, on devrait logiquement s’attendre à une réaction prompte de la part de Boni Yayi. Avec ce silence coupable et complice, on comprend aisément que la déclaration du chef de l’Etat de combattre jusqu’à leur dernier retranchement, les pilleurs de l’économie nationale n’était que du leurre, de la poudre aux yeux des populations. Cette trompette est embouchée quand il s’agit des personnages qui ne partagent pas la vision du régime en place. Tout porte à croire que tout avait été planifié pour nuire à l’honorabilité de certains acteurs politiques afin de mieux contrôler leur fief électoral. Est-ce parce que l’on scande ‘’Boni Yayi 10 ans’’ qu’on peut se donner certaines libertés? Tous les citoyens ne sont-ils pas égaux devant la loi? Autant de questions qui mettent à nu l’impartialité du régime en place dans certains dossiers de malversations. A vrai dire la politique du régime en place suscite de graves inquiétudes qui ne sont pas de nature à assurer la cohésion nationale.

Publié: 07/10/09 Source: 24haubenin Auteur: 24haubenin/pressebeninoise.com

Par Richard Boni Ouorou - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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