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::Koaci.com Abidjan::Le conseil de sécurité ne croit pas en cette amour soudaine entre ces deux hommes:: Le chef de l’Etat ivoirien Laurent Gbagbo avait fait la promesse ferme en 2003, tapant du poing sur la poitrine, de se débarrasser des « assaillants » avant de quitter le pouvoir. Après la signature de l’accord de Ouagadougou, le 4 mars 2007, l’on avait cru que le régime avait renoncé à son attitude belliciste. Dans son rapport e date du 15 septembre et publié, il ya mois de deux semaines, le conseil de sécurité vient de mettre à nu le plan initial du chef de l’Etat. Selon le rapport le chef de l’Etat nourrirait secrètement l’espoir de voir imploser l’ex rébellion des Forces nouvelles pour reprendre la main par la force. Pour arriver à ces fins celui-ci jouerait à fond la carte du blocage politique. Question de créer une révolte interne et embrouiller tout le monde comme on le dit à Abidjan. Le meilleur exemple reste la question des grades discutée en maintes reprises et pour laquelle tous les officiers des deux armées (Fanci et Forces nouvelles) soutenus par le ministre de la défense se sont accordés. Le dossier qui tient à cœur aux forces nouvelles est toujours dans les tiroirs présidentiels. En agissant de cette manière, le groupe des experts du conseil de sécurité « estime que le Gouvernement se contente par conséquent de retarder tout règlement politique qui pourrait l’amener à faire des concessions excessives aux chefs des Forces nouvelles, en particulier aux commandants de zone. Au lieu de cela, il espère reprendre le contrôle du nord, que ce soit par la force ou l’assimilation, dans l’éventualité d’une désintégration des Forces nouvelles ». Ce sont des officiers des FANCI interrogés par le groupe qui ont eux même vendu la mèche du projet du camp présidentiel. « Des officiers supérieurs de l’armée ivoirienne ont informé le Groupe que les Forces nouvelles ne constituaient pas à leurs yeux une grave menace. Ils prévoyaient plutôt que les Forces nouvelles finiraient par imploser à cause de luttes internes entre commandants de zone ou de l’absence de soutien populaire dans le nord », lit-on dans le rapport rendu public par le conseil de sécurité, rendu public la semaine dernière. Plus loin, le rapport indique clairement que les forces ont subit plusieurs querelles internes et ont mal à leur cohésion. Conséquemment ceux ci ne feraient pas le poids en cas de reprise des combats avec les forces gouvernementales. « Les forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire contrôlées par le Gouvernement (FDS-CI), bien qu’elles ne disposent pas de moyens aériens, ont une supériorité écrasante sur les Forces nouvelles en matière d’armement, de munitions et d’équipement militaire », lit on dans le rapport. Même si le Groupe estime que les FDS-CI ne sont probablement guère motivées à tenter d’importer des armes et du matériel connexe en vue de prendre à partie les Forces nouvelles dans le cadre d’une confrontation militaire, il existe des exceptions matérialisés par « la remise en état de l’aviation militaire, l’acquisition de moyens aériens militaires et l’assistance militaire étrangère aux fins de l’entretien ou l’exploitation de systèmes d’armes ou de transmissions existants des FDS-CI ». L’on comprend mieux le désir de réarmement des deux forces, constaté par le groupe d’expert de l’organisation des nations unies. Malgré le dialogue direct et tous les actes politiques d’apaisement et de réconciliation, la situation reste volatile. Chérif Ousmane le dernier samouraï des Forces nouvelles vient de terminer la formation au combat de quatre bataillons. Une sortie du chef de l’Etat annonçant que le désarmement se ferait par la force avait fait grincer les dents dans l’opinion. Et dire que tous, nous croyons que tout ceci était vraiment fini. |