19 octobre 2009
L’anicien ministre de la Communication et président du parti Anfani, Gaston Zossou s’est prêté ce dimanche 18 octobre 2009 aux questions de
Virgile Ahouansè dans le cadre de l’émission sociopolitique « Cartes sur table » de la radio Océan Fm. Durant 1 heure et 30 mn, l’ex porte-parole du gouvernement
du Général Mathieu Kérékou a montré comment le régime du Changement s’est fortement compromis avec de grands scandales.
« On a lancé précipitamment les audits dans le but, dit-on, d’améliorer la gouvernance publique. Mais depuis, ceux qui prétendaient corriger le
système et se présentaient comme des redresseurs de tort se sont embourbés. Alors que plusieurs milliards de Fcfa sont dans la nature dans le dossier Cen-Sad, on a retenu
en prison avec précipitation et sans preuves, le maire d’une Commune ». Ces propos résument assez bien le bilan que fait l’ancien ministre de la Communication du
régime du Général Mathieu Kérékou, Gaston Zossou des actions du président Yayi Boni depuis l’avènement du régime du Changement. Le moins qu’on puisse dire c’est que le
président de Anfani, parti de l’opposition, n’est nullement emballé ni par les résultats, ni par les méthodes du régime actuel. Ainsi, concernant la lutte contre la
corruption, Gaston Zossou regrette qu’après avoir presque livré les acteurs politiques à la vindicte populaire, le pouvoir du président Yayi Boni se soit négativement
illustré à travers les dossiers de la Cen-Sad ou par l’interpellation du Fmi sur 68 milliards de Fcfa de dépenses publiques engagées par des Ordres de paiement. Sur le
plan infrastructurel, l’invité a défendu le principe selon lequel l’Etat est une continuité. « On ne peut nier le mérite de celui qui a réalisé mais il est tout aussi
injuste d’ignorer celui qui a conçu », a –t-il expliqué avant d’affirmer que le peuple béninois, ne peut se contenter de quelques infrastructures. « On ne peut
continuer à nous vendre 2 passages supérieurs », s’est-il presque exaspéré ce d’autant qu’ à plusieurs reprises, relève-t-il, ces projets qui étaient déjà dans le
programme du régime défunt avaient même fait l’objet de plusieurs échanges en conseil des ministres. « Depuis le renouveau démocratique, des milliers de mètres
linéaires ont été réalisés par le régime du président Soglo sans autant de tapage », a rappelé l’ancien ministre. Concernant l’affaire Titan, Gaston Zossou affirme
que son exhumation ces derniers jours par la presse apparaît comme du réchauffé et traduit l’impuissance des adversaires politiques en panne d’imagination. Ce d’autant que
les différentes enquêtes le concernant se sont révélées infructueuses.
« Ce régime est une dérive et nous allons le sanctionner »
Apparu à plusieurs reprises aux côtés de l’opposition, le président du parti Anfani défend plus que jamais l’idée de la nécessité d’une alternance politique en 2011. Pour
lui, « le peuple béninois qui a fait la Conférence nationale est encore capable de mettre en place un système politique fiable avec des hommes valables ». Et ce
nouveau système, c’est les membres de l’Union fait la Nation qui l’incarnent même s’il reconnaît que le choix du candidat unique peut générer quelques querelles internes.
« Mais le principe est acquis. Le bloc est homogène et majoritaire et les élections sont déjà gagnées », s’est-il immédiatement repris, plein de conviction.
Concernant les craintes de défection de dernière minute, l’invité reconnaît qu’il n’il y a pas de risque zéro et il invite d’ailleurs les électeurs à jouer leur rôle de
veille contre d’éventuels dévoiements et ceux qui chercheront à fissurer le groupe.
Calixte Adiyéton
|