| Par Marc Antoine Colombus | 19/10/2009 | 22:05:23 |
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::Koaci Abidjan:: Le chef de l'Etat Laurent Gbagbo ici avec le chef d'état major des Fanci:: Le chef de l’Etat Laurent Gbagbo a agité le poing pour sa première sortie à l’intérieur du pays depuis qu’il a déposé sa candidature pour la présidentielle, le vendredi 16 octobre dernier. En visite dans le village natal du commandant du groupe de sécurité présidentielle, dans la ville côtière de Grand Lahou, Laurent Gbagbo a menacé de frapper par les armes tous ceux qui voudront utiliser la force pour lui ravir son fauteuil. « Quand tu es battu à des élections, tu ne gouvernes pas. Tu ne vas pas prendre les fusils. Pourquoi tu vas prendre les fusils. Mon rôle est de montrer aux ivoiriens qu’on ne sème pas la pagaille pour rien. Celui qui veut prendre le fusil pour arriver au pouvoir ne trouvera ni le fusil ni le pouvoir. Désormais, ce sera ainsi. Mais celui qui va tranquillement demander les suffrages des ivoiriens, peut avoir le pouvoir. C’est la règle que je m’emploierai à rappeler chaque fois, pendant toute cette période qui nous sépare des élections. Celui prend un fusil trouvera un fusil devant lui. Mais celui qui prend la parole trouvera une parole devant lui également », a t il lancé menaçant et déterminé Le discours du chef de l’Etat a fait tic dans l’opinion nationale en cette période de pré campagne au point de susciter des interrogations. Le chef de l’Etat parle t il ainsi en prévision de troubles ? Un énième coup d’Etat menace t il encore la république ? Laurent Gbagbo n’a pas donné de réponse mais a clamé qu’il ne laisserait pas son pouvoir au premier venu. « Aujourd’hui on dit que Laurent Gbagbo est riche, il est président de la République. Est-ce que vous savez d’où je viens ? Est que vous savez ce que j’ai traversé pour être ici. Il y en a qui disent, on va l’enlever. Je leur demande de venir le faire. Un pouvoir ne se donne pas. Un pouvoir ça se gagne. Un pouvoir ça ne se donne pas, un pouvoir ça se gagne », a-t-il martelé. Pour nombre d’ivoiriens, cependant, il est aisé de décrypter les cibles du chef de l’Etat. Sans les nommer Laurent Gbagbo mettrait ainsi en garde ses adversaires politiques, au sein de la coalition de l’opposition du rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP) qui regroupe le Rassemblement des républicains (RDR) de l’ancien directeur général adjoint du fonds monétaire international (FMI) Alassane Dramane Ouattara, du parti démocratique de Côte d’ivoire (PDCI) de l’ancien président Henri Konan Bédié, l’union pour la démocratie et la paix (PDCI) et le mouvement des forces de l’avenir de Anaky Kobenan. |