Chaque jour que Dieu fait l’histoire ne cesse de donner raisons aux acteurs politiques dites de l’opposition
non déclarée qui forts des remarques sur le terrain ont estimé que le projet de micro finance aux plus pauvres mis en place par le gouvernement de Boni Yayi n’a aucun intérêt pour les
populations. Si au sud on dénonce le caractère partisan de l’octroi de ce prêt, au nord notamment dans les communes de Péhunco et de Kèrou, ce sont les animateurs des Ong mandaté pour conduire
les opérations qui s’enrichissent sur le dos des populations. En effet formés pour renseigner la cible sur ce projet, ces animateurs abusent de l’ignorance des populations et surtout de la grande
confiance qu’on les accordée dans l’élaboration du projet. Ainsi en lieu et place des populations, ils conçoivent eux même des dossiers, s’octroient les crédits en place des pauvres laissant ces
derniers dans leur état de pauvreté.
Le comble, conscients du caractère politique du projet, ils ne peinent même plus à rembourser les prêts. Comme ils savent que dans toutes les conditions sont déjà réunis pour montrer que le
projet saluées par les populations, le gouvernement est tenu de dire à l’opinion que le recouvrement est à 100%, ils inscrivent seulement dans les fichiers qu’il a trop d’impayés. Mais c’est sans
compter avec la vigilance des populations qui ayant compris leur jeu montent déjà le ton. Dans ces deux communes où le phénomène est devenu criard, les populations dans leur campagne de
dénonciation se seraient déjà rapprochées des autorités à divers niveaux pour leur porter la puce à l’oreille. A Kèrou informé de la situation, le maire n’a pas eu la langue de bois. Un tour sur
le terrain, on a effectivement remarqué qu’en plus de ce que l’octroi de ce crédit se fait sur fond partisan, il a un retard criard dans le placement.
Les animateurs juste pour se faire d’argent on donné une couleur de népotisme à l’opération en ne servant en plus d’eux même que des frères, amis et copines. Pour le moment, nos
investigations continuent sur le terrain, dans les autres communes de ces deux départements et dans nos prochaines livraisons on citera le nom de ces agents qui se livrent à la sale manœuvre
ainsi que leurs organismes. Mais avant, on ne peut que demander au gouvernement, précisément au ministre de la micro finance de prendre ses responsabilités pour mettre à l’état de nu ces
collaborateurs indélicats qui sabotent par leurs pratiques l’image de Boni Yayi dans cette partie du pays où il n’a plus grande chose en terme de popularité.
Laurent YOVO Article paru dans ''Le Béninois Libéré'' du mardi 20 octobre 2009