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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /2009 05:35
 
Guinée : fin de l'ultimatum de l'UA samedi, les Français partent
La tension montait en Guinée avant l'expiration samedi d'un ultimatum de l'Union africaine (UA) et un sommet des chefs d'Etat d'Afrique de l'Ouest, qui devraient déboucher sur des sanctions ciblées contre une junte de plus en plus isolée.
Ancienne puissance coloniale, la France a dans le même temps demandé à ses ressortissants résidant en Guinée de quitter le pays en raison de la détérioration de la situation, notamment à Conakry.
Et le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a décidé vendredi de créer une commission internationale d'enquête sur la répression d'une manifestation de l'opposition ayant fait plus de 150 morts, selon les Nations unies, le 28 septembre à Conakry.
"La tension prévaut. Il y aurait une manifestation samedi à Conakry en faveur de la junte, comme une sorte de défi à la communauté internationale", a déclaré à l'AFP le responsable de la branche guinéenne de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho).
"C'est ressenti comme une insulte par une partie de la population, j'ai peur que cela dégénère", a ajouté M. Mamadi Kaba, joint au téléphone depuis Dakar.
L'UA a donné jusqu'à samedi minuit aux membres de la junte, notamment à son chef le capitaine Moussa Dadis Camara, pour s'engager par écrit à ne pas se présenter à l'élection présidentielle de janvier, comme ils l'avaient promis lors de leur coup d'Etat du 23 décembre 2008.
Le même jour, à Abuja, les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) doivent se réunir pour décider de la conduite à tenir.
"La Guinée va bien, nous avons plus de pression extérieure qu?intérieure", a estimé de son côté Idrissa Cherif, conseiller spécial du capitaine Dadis Camara, lors d'un entretien avec la télévision nationale du Burkina.
"Nous sommes venus rencontrer le président Compaoré pour lui apporter les solutions des recommandations faites lors de son dernier séjour à Conakry", le 5 octobre, a déclaré M. Cherif.
"Ces recommandations portent sur la libération des prisonniers, la prise en charge des blessés et la mise en place d?une commission internationale d?enquête", a-t-il rappelé.
Mais des dissensions apparaissent au grand jour et depuis le début de la semaine les ministres de l'Agriculture, de la Fonction publique et le porte-parole du gouvernement ont démissionné pour protester contre la tuerie du 28 septembre.
De son côté, l'opposition réclame des "mesures draconniennes", dont "le départ du capitaine (Dadis Camara) et de toute son équipe", des "sanctions" et l'envoi d'une "force de protection", a déclaré à l'AFP l'opposant Mouctar
Par Richard Boni Ouorou - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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