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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /2009 03:36

Rédigé le 09 novembre 2009

Candidat à la candidature mais pas fossoyeur de l’Union pour la nation. Léhady sur Africa 24 le jeudi 05 novembre 2009 n’a pas fait que revendiquer son brevet d’invention sur le G4. Les Béninois ont découvert un des chantres irréductibles de l’union sacrée contre Yayi. Houngbédji, Idji, Séhouto, Golou ou lui-même Léhady se pliera au choix de UN quel qu’il soit. Pari perdu pour les gourous de la Marina contraints de réfléchir sur un plan B. Le A était celui conçu en fonction d’affrontements croisés entre les différents acteurs du protocole d’union du 1er septembre 2009. On se souvient encore de ce pasteur enflammé qui n’a pu s’empêcher d’implorer le ciel afin que la division s’empare des ennemis de Yayi. Un prêche improvisé à l’occasion d’une séance de prière en l’honneur du chef de l’Etat dans une banlieue de Cotonou dans une atmosphère de ferveur en présence de ministres, de députés et de courtisans littéralement en transe.

Parallèlement à la piste des pasteurs, la Marina a essayé la stratégie de la division par l’exemple. A l’image de la fièvre de partis et de mouvements créés tous azimuts afin de ramer à contre courant de la tendance unitaire chez l’adversaire. Sait-on jamais ? Ouinsavi, Tokpanou, Adambi ou Abiola chefs de parti ? Cela pourraient susciter de la jalousie et même de l’envie qui pourrait précipiter la mise à mort de UN. C’en aurait fini du tous contre Yayi. Une cacophonie des ambitions au sein des coalisés équivaudrait à coup sûr à une résurgence des vieux antagonismes. Opportunité grandeur nature pour les émergents de mettre en évidence une nouvelle fois leurs talents de pêcheurs en eaux troubles. Une tactique expérimentée avec panache après les municipales de 2008 et son cortège de violence, d’intimidation, de trucages de résultats, de remise en cause, de terreur tout simplement.

La légende de la propagande tissée autour des prétendues velléités personnelles de Léhady s’est effondrée comme un château de mensonge sur le plateau de notre confrère Babilas Boton. Ce n’était ni l’accroc du pouvoir qui brandissait l’arme du chantage : « c’est moi ou ça casse ». En fait d’ambition demeurée, on a eu droit à une ambition saine et contenue du présidentiable prêt à se soumettre aux suffrages internes de ses camarades d’union et à accepter le choix définitif qui aura été fait. Autre cliché qui prend un coup de ride c’est l’accusation du frère aigri et hargneux contre son frère ministre. Les amateurs de fratrie tragique comme dans les mythologies grecques ont été déçues. « Un problème politique se règle politiquement ».

Le best, c’est lorsque le N°2 de l’hôtel de ville de Cotonou décide de porter l’estocade à la gestion Yayi, sans concession et sans demi-mesure : « échec et immense gâchis ». Un « compliment » destiné à laver les accusations de collabo entretenues à travers certaines causeries. Un condensé du contraste de l’immense espoir déclenché en avril 2006 progressivement mué en un cauchemar sans fin. A voir si après ce lugubre diagnostique, il se trouvera un propagandiste de service qui surferait encore sur de présumés atomes crochus entre Léhady et Yayi. Le premier adjoint au maire de Cotonou s’affranchi du coup du chantage permanent du soutien au régime contre une aide massive pour le développement de la ville. De plus, du haut de sa cinquantaine, Léhady ne risque pas d’être soupçonné de mal vieillir comme il a été dit de son illustre père après le brûlot de ce dernier déclencheur de la lutte contre l’imposture du 06 avril 2006 sur Rfi en avril 2008.

Boton aurait tout simplement constaté que l’anti-yayisme a du vent en poupe…

arimi choubadé

Par Richard Boni - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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