La rue demande le départ du colonel Mamadou Tandja
Des milliers de Nigériens sont descendus dans les rues de Niamey, dimanche pour réclamer le départ du président Mamadou Tandja, a constaté un correspondant d’AfriSCOOP dans la capitale nigérienne. Ce pays est plongé dans une crise politique aigüe depuis des mois. A cause de sa gloutonnerie remarquable du pouvoir, le colonel Tandja n’a pas hésité à sacrifier toutes les institutions de la Républiques, malgré le haro de la communauté nationale et internationale.
La tension est encore montée ; dimanche au Niger. Des milliers de manifestants ont battu le pavé à Niamey, la capitale de ce pays pour exiger la démission de leur président Mamadou Tandja. Une marche organisée par la Coordination des forces démocratiques pour la république (Cfdr), une coalition de partis politiques, d’organisations de défense des droits de l’Homme et de syndicats. « Tandja doit partir ! », « Non à sa Constitution ! », « A bas le démolisseur de la démocratie », scandaient-ils avec leurs banderoles et pancartes ameres. A leur point de chute au centre de Niamey, les manifestants ont lu une déclaration. « Le mandat du président Tandja prend fin le 22 décembre (...) il nous appartient de nous mobiliser pour mettre un point final à la restauration autocratique », affirment-ils dans ce document.
Le vieux président Mamadou Tandja avait convoqué, en août, le corps électoral pour se prononcer sur une rallonge de son pouvoir. Malgré le boycott de l’opposition, l’abstention criarde et les avertissements de la communauté internationale, il a prolongé son mandat jusqu’en 2012. Pis encore, il a organisé en octobre, des législatives controversées, une fois de plus. Il s’est adjugé une majorité confortable au parlement qu’il a pris soin de dissoudre en mai.
L’opposition dénonce toujours un « coup d’Etat » et a saisi les instances régionales. L’Union africaine (Ua), la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) et l’Union européenne (Ue) ont rappelé le vieux président à de meilleurs sentiments mais en vain. Même les sanctions de la Cédéao et de l’Ue n’ont pas fait bouger le régime nigérien. Véritable homme fort, dirait quelqu’un ! Mais, jusqu’à quand ?