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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 09:11

L’opposition n’est pas partie prenante d’une Liste électorale permanente informatisée (Lépi) taillée sur mesure. C’est la leçon que l’on peut tirer de la réaction des ténors de l’Union fait la nation, ce mardi à Cotonou. Des démonstrations avec des preuves à l’appui ont été faites pour permettre à l’opinion publique nationale et internationale de comprendre la gravité des manœuvres qui s’orchestrent dans l’établissement de la Lépi par le chef de la Commission de supervision de la Lépi (Cps/Lépi), Epiphane Quenum, et les représentants des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Tripatouillages, fraudes, manœuvres politiciennes, dérives, violations des textes et autres ont été relevés et dénoncés par les différents intervenants. Pour amener les Béninois à toucher du doigt les réalités du terrain, l’Union fait la nation a opté pour une méthode scientifique. Le député du Parti du renouveau démocratique (Prd), Raphaël Akotègnon, Fataou Djiman, spécialiste du domaine, et l’honorable Théophile Montcho du Psd, ont fait des démonstrations techniques. M. Akotègnon a rappelé que depuis l’avènement du Renouveau démocratique, les élections ont été toujours organisées avec des listes manuelles. C’est pourquoi, pour corriger les dysfonctionnements qu’engendrent ce système, des dispositions ont été prises pour la mise en œuvre de la Lépi, afin que les prochaines consultations électorales se déroulent dans la paix et la concorde nationale. « La réalisation de la Lépi revêt beaucoup d’intérêts pour la nation », a-t-il déclaré. Mais pour y arriver, selon ses propos, il faut la volonté politique, l’instauration d’une approche consensuelle, une vaste opération de sensibilisation. Malheureusement, il a indiqué que rien de tout cela ne se fait à la Commission de supervision de la Lépi. Après lui, ce fut le tour du jeune Fataou Djiman de se prononcer sur la mise en œuvre du Recensement électoral national approfondi (Rena) par l’institution que dirigent les Fcbe et Epiphane Quenum. Avec amertume, il a noté que le recrutement des agents cartographes et des membres de la Mission de recensement national approfondi a été fait de manière partisane pour favoriser la fraude dans l’établissement de la Lépi. De son côté, le député Théophile Montcho a fait savoir qu’il y a actuellement une violation constante et permanente de la loi. Sa démonstration a permis de toucher du doigt les manigances des éléments du pouvoir à la Cps/Lépi. Selon ses déclarations, c’est la cartographie qui détermine et fixe les circonscriptions, les bureaux de vote et autres. Il a souligné que c’est précisément à ce niveau que M. Quenum et ses compagnons manœuvrent contre la fiabilité de la Lépi. Les trois premiers intervenants n’ont pas hésité à affirmer que le processus de la réalisation d’une Lépi transparente a déjà pris un coup dur du fait de la machine à fraude du pouvoir en place. Ils ont invité les uns et les autres à plus de responsabilité.

Déclarations des leaders

Georges Bada de la Rb, Lazare Sèhouéto de Force-clé, Kolawolé Idji du Madep, Me Adrien Houngbédji du Prd et Bruno Amoussou du Psd ont tous dénoncé les tentatives de fraude à la Cps/Lépi. A l’unanimité, ils exigent une Lépi consensuelle. « Nous constatons que le processus est entaché d’irrégularités », a fait savoir, M. Bada. De son côté, Lazare Sèhouéto a relevé le blocage du financement de la Cps par le gouvernement. Pour lui, la Lépi est un gage de la paix. Pour sa part, Me Houngbédji a souhaité qu’à défaut d’une Lépi fiable, une organisation des élections à base de listes manuelles. Pour conclure, Bruno Amoussou a appelé les uns et les autres à la même table pour débattre du sujet.

Cécile Agossa

Par Richard Boni - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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