La dilapidation des caisses de l’Etat dans laquelle excelle le
gouvernement depuis l’avènement du Changement n’est plus un secret d’Etat, mais un secret de Polichinelle et vient de provoquer la colère des bailleurs de fonds qui, du coup,
ont compris la nécessité de se méfier de l’homme fort du Changement. Depuis peu, force est de constater que le gouvernement a multiplié ces derniers temps les dépenses imprévues à travers des
décisions prises à l’improviste. Sans oublier la générosité poussée à outrance du docteur Boni Yayi qui, lors de ses descentes ou rencontres avec ses militants, ne manque plus d’occasions
pour se faire passer pour ‘’Papa bonheur’’. L’une des plus récentes décisions prises est l’augmentation des fonds alloués aux microcrédits aux plus pauvres qui seraient passés de 10 milliards à
20 milliards. On se souvient encore comme si c’était ce matin du « farotage » de Boni Yayi à Godomey où des billets de banque ont plu et ont semé du grabuge au sein des
populations faisant des blessés graves. Le gouvernement du Changement préoccupé par un second mandat en 2011 ne rate jamais l’occasion pour se lancer dans une campagne électorale précoce.
Des meetings de remerciement et des marches de soutien sont organisés presque chaque week-end avec l’argent du contribuable. Bref, un cocktail de dépenses qui plonge lamentablement le pays
dans les profondeurs de la crise financière. Le Fmi, lors de sa récente mission à Cotonou, ayant remarqué un béant trou de quatre cent milliards(400.000.000.000) de francs Cfa de dépenses
inopportunes, a jugé bon de revoir sa copie pour ce qui est de l’aide à apporter à notre pays. Les donateurs informés de la gabegie qui sévit sous ce régime dit du Changement a décidé de réduire
l’aide budgétaire de 30%. Une honte pour le Bénin puisqu’il est désormais connu de tout le monde même à l’échelle internationale que le pays est mal géré. C’est clair dans tous les esprits
que le gouvernement dit du Changement est en train d’échouer dans la mission à lui confiée par le peuple béninois en votant à 75% au second tour des élections en 2006. Avec une telle réduction de
30% de l’aide des bailleurs de fonds, il y a de quoi affirmer que la crise économique qui sévit dans le pays et qui malmène le panier presque vide de la ménagère n’arrange outre mesure le train
du citoyen lambda qui va s’empirer davantage pour le reste du mandat.
Aboubakar TAKOU Article paru dans ''Le Béninois Libéré''