A 80 ans passé l’homme trône sans vergogne, comme
incrusté au milieu du paysage institutionnel du Bénin ; à coup de bluffs colportés savamment sur ses dons, génie, titres et actions. Qu’a t-il fait de concret au pays ? En quoi la nation lui
sera-t-elle reconnaissante, lui qui meurt de laisser une image d’homme incontournable après sa mort ? Ah oui, il a promis 20 000 emplois à la jeunesse au titre fantastique de Notre
Cause commune ! Mais il suffit qu’il démissionne de son poste de Médiateur pour créer un emploi sur les 20 000, dont nulle n’a jamais vu la couleur. A propos de cet homme qui ne se prend
pas pour une merde, on dit qu’il aurait fait revenir Kérékou, et amené Yayi Boni. Et vaniteux jusqu’au trognon, il engrange le compliment avec une subtile délectation, bien qu’il soit
douteux et même criminel de revendiquer de telles actions rétrospectivement. Mais au vu de l’indigence notoire de l’homme, de sa vacuité essentielle servie par une fortune
politico-médiatique fondée sur la mystification, au vu de ce que ce vieillard hante encore la vie sociopolitique et institutionnelle du pays en dépit de son âge, il est permis de poser une
simple question à ceux qui n’entendent pas abdiquer leur droit à la réflexion : Est-ce que c’est Tévoédjrè qui a amené Yayi Boni, ou bien au contraire n’est-ce pas Yayi Boni qui a amené
Tévoédjrè ?