Jeudi 10 décembre 2009
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::Koaci.com Cotonou::Un jeune cultivateur::
De plus en plus les producteurs du coton manifestent une désaffection pour la culture de l'or blanc. Une chose préjudiciable à la nation vue que c’est le principal produit d’exportation que le
Bénin dispose.
Les impayés du fonds coton sont à l'origine de cette antipathie, ont fait savoir les producteurs des communes de Banikoara, Pèrèrè, et des douze autres communes des départements du Borgou et de
l'Alibori région par excellence de production du coton au Bénin à l'occasion de la tournée statuaire du préfet. A Banikoara, un producteur n'a pas su contenir son exaspération. Dans l'assistance,
il se lève et s'indigne du l'injustice de la caution dite solidaire. Selon lui, il est inconcevable que lorsqu'au niveau de la commune on achète des intrants, les producteurs laborieux qui ont
utilisé leurs intrants pour cultiver le coton ne reçoivent pas la rémunération de leur travail à cause de leurs homologues qui utilisent leurs intrants à d'autres fins. C'est de l'injustice à t-il
déclaré devant le directeur général du centre régional pour la promotion agricole, Sévérin Challa et le préfet des départements du Borgou et de l'Alibori, Dénis Ali Yérima. Ensuite, le producteur
parlant au nom de ses pairs menace de boycotter la cérémonie officielle de lancement de la campagne de commercialisation du coton prévue pour se tenir dans une semaine.
Non, a dit le directeur du Cerpa Borgou-Alibori, M. Sévérin Challa. Pour lui, il ne s'agit de boycotter le lancement officiel de la campagne mais de venir poser ce problème le jour du lancement au
ministre de l'agriculture. A Pèrèrè, le maire, M. Babio Inoussa Issaou en faisant le point de la vie de sa commune au préfet, a fait observer que sa commune produit de moins en moins de coton. La
cause, les producteurs préfèrent cultiver les vivriers et des tubercules au lieu de produire du coton à crédit. Ce qu'a confirmé le directeur du Cerpa Borgou-Alibori, M. Sévérin Challa. Pour lui, à
voir les statistiques, il ne s'agit pas de la chute de la production de l'or blanc à Pèrèrè mais de l'abandon progressif de la culture. Toujours selon lui, une réforme de la filière est en cours.
Selon cette réforme, la caution solidaire par commune sera remplacée par la caution solidaire par village. Il a expliqué qu'ainsi, les producteurs d'un même village peuvent se surveiller et éviter
le bradage des intrants, sources des défalcations et des impayés.