10 mars 2010Petite surprise tôt ce matin au siège de la Commission politique de supervision de la Lépi. Le Superviseur général a dribblé tout le monde en se retirant de son poste. Epiphane Quenum, a donc rendu son tablier à ses pairs, pour des raisons de convenance personnelle. A voir de près, il a été poussé à prendre cette décision au regard du vote de défiance qui a été lancé contre lui, le mardi 03 mars dernier. Il était déjà sur une chaise éjectable à laquelle il s’accrochait. C’est pourquoi sa démission a fait l’effet d’une reprise.
Qui est fou ? Pas Epiphane Quenum en tout cas. Le Superviseur général de la Cps-Lépi n’a pas attendu que la procédure de sa destitution aboutisse avant de se démettre de ses fonctions. Au cours d’une longue plénière tenue hier jusqu’au petit matin de ce mercredi, il a notifié sa démission aux membres de la Cps-Lépi à travers une lettre. Ceci pour des raisons de convenance personnelle, a-t-il écrit. Une décision très courageuse, mais avant tout réfléchie. Au moment où ses pairs se sont soigneusement apprêtés pour lui couper l’herbe sous les pieds, ce qu’ils ont d’ailleurs commencé le mercredi 03 mars dernier, c’est plutôt le député de la Renaissance du Bénin qui s’est fait hara-kiri, provoquant dans le rang de ses collègues des réactions diverses. Fin rusé, Epiphane Quenum a surpris la majorité de ses collègues. Un acte auquel ils ne s’attendaient pas. Le Superviseur général qui a fait mine de s’accrocher à son poste, savait ce qu’il avait derrière la tête quand il est revenu s’installer dans son fauteuil, après avoir évité de subir les conséquence de la rupture de confiance entre ses collègues et lui. Car, comme on l’évoquait plus haut, les autres membres de la Cps-Lépi, toutes tendances confondues se sont mis d’accord pour le renverser. Pendant que la procédure qu’ils ont engagée faisait son bonhomme de chemin avec à la clé, onze signatures en autant de membres présents sur les quinze, Epiphane Quenum s’est retiré des lieux. Une stratégie qui a mis en difficulté ses dénonciateurs bloqués à l’étape de la collecte des signatures. Si cela était suffisant pour le démettre, ils auraient déjà tourné cette page. Les textes en vigueur qui encadrent le fonctionnement de la structure exigent que durant la procédure, le superviseur démis y soit. Mais profitant de cette disposition, le Superviseur général s’est éclipsé et n’a plus fait signe de vie à la Cps-Lépi. Après mûre réflexion, il est revenu le lundi 08 mars 2010 pour s’installer dans son fauteuil. Il a présidé la plénière de ce même jour, comme si de rien n’était. C’est compter sans l’habileté de l’homme. Avec son retour, beaucoup avaient pensé qu’il a été dopé par les propos de la présidente de son parti, la Rb, à l’Assemblée nationale. Rosine Soglo avait eu à tempêter contre le coup qui a failli emporter son poulain. Après que les esprits se sont échauffés, le calme est revenu et profitant de cela, Epiphane Quenum est revenu. Il ne fallait pas plus pour lui faire porter les accusations selon lesquelles, il veut s’accrocher au pouvoir. Ce n’est qu’une illusion. Il a tout simplement démissionné. Son remplaçant sera connu ce jour.
FN