Le jeudi dernier, les leaders de la coalition l’Union fait la Nation (Un)
sont allés rencontrer le maire de Ouidah. De l’entretien de cette rencontre qui a duré deux heures d’horloge, rien n’a filtré. Mais connaissant la force de frappe du président du
Rdl-Vivoten sur l’échiquier politique national, on peut aisément imaginer les raisons qui ont conduit les leaders de la coalition Union fait la Nation vers ce baobab politique qui n’est
plus à démontrer. En effet, l’objectif de l’Un est clair : faire partir Boni Yayi en 2011 et pour réussir cette mission, il faut additionner les individualités. Et c’est certainement cette
raison qui a motivé les membres de l’Un vers Adjovi Sévérin afin de bénéficier de son soutien. Une démarche d’autant plus stratégique quand on connaît la position du maire de Ouidah face
aux agissements du pouvoir en place. Il n’est un secret pour personne que le maire Adjovi ne manque pas d’occasion pour dire les quatre vérités à Yayi et ses collaborateurs.
Le moins que l’on puisse dire après la rencontre d’hier, ce que l’Un est vraiment décidée à faire partir Boni Yayi en 2011. Pour cause, réussir une telle mission nécessite le soutien du maire
Adjovi dont les moyens et relations tant sur le plan national qu’international pèseront lourds dans la balance. On se souvient qu’en 1996, la classe politique mécontente de la gestion du pouvoir
d’Etat faite par le président Soglo a eu besoin de son apport pour atteindre leur objectif, celui de faire partir du pouvoir au profit du Général Mathieu Kérékou, le premier président du
Renouveau démocratique. Si le maire Adjovi a osé dire à Yayi, un président en exercice que s’il lui ferme une porte, il va en ouvrir 10 autres, c’est qu’il est vraiment puissant et pour cela, il
vaut mieux l’avoir avec soi que contre soi. A ce sujet, on peut dire que l’Un a frappé un gros coup et par la même occasion dope ses chances pour 2011.
Sylva TOE Paru dans ''Le Béninois Libéré'' du vendredi 16 octobre 2009