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| LA UNE DU JOUR |
10 mars 2010Réalisation de la Lépi:Vers un consensus entre Yayi et l’opposition [...] La rencontre d’échanges qui a eu lieu ce mardi 09 mars 2010 au Palais de la République entre le chef de l’Etat Yayi Boni et les acteurs impliqués dans le processus de réalisation de la Lépi, notamment l’opposition incarnée par l’Union fait la Nation, a permis d’engager un langage franc et de vérité qui a débouché sur l’adoption de trois importantes résolutions : la poursuite du processus, la mise en place d’un groupe de travail regroupant toutes les sensibilités pour le suivi et l’engagement de l’Etat à combler le gap financier afin de boucler le financement du projet. Les différents protagonistes qui n’arrivaient pas à dégager le consens pour que le processus de la Lépi soit conduit à bon port, se sont mis d’accord sur un certain nombre de résolutions. Hier au Palais de la République à la faveur de la rencontre d’échanges que certains acteurs ont qualifié de séance d’évaluation à mi-parcours du processus, d’autres de présentation de rapport d’activités, la volonté de décrisper la crise s’est fait sentir dans les différentes interventions. Par exemple, il a été question de mettre en place un cadre de travail qui regroupera à la fois des représentants de l’Union fait la Nation, ceux du G13, du gouvernement, de la Société civile, des Fcbe, des partenaires techniques et financiers. Toutes les parties sont tombées d’accord sur le principe. Le chef de l’Etat, Yayi Boni a montré que le consensus recherché finira par être trouvé. Dans sa volonté et sa détermination de doter le Bénin d’une Lépi, il s’est engagé au nom du gouvernement à combler le gap financier qui manquait au panier commun destiné à la réalisation du projet. Ce qui permettra de boucler le financement nécessaire. Une fois encore, Yayi Boni a affiché sa détermination à poursuivre le processus. Au regard des concessions qui sont sur le point d’être faites, on peut affirmer que les uns et les autres veulent sauver la Lépi, le chef de l’Etat en premier. Le G13 s’est exprimé en faveur de la poursuite des opérations. Même si l’Union fait la Nation conduite par son président Bruno Amoussou, n’applaudit pas le rapport qui a été présenté par la présidente de la Miréna, elle a renouvelé son accord pour la mise en place d’une Lépi dans un pays, modèle de démocratie. Mais une Lépi consensuelle, qui prend en compte ses observations. Par ailleurs, la délégation de l’Union fait la Nation qui était composée de Antoine Kolawolé Idji, Lazare Sèhouéto, Eric Houndété, Moukaram Badarou, Georges Bada, Raphaël Akotègnon a été confortée dans ses observations par Léa Hounkpè et plus tard par la présidente de la Miréna en ce qui concerne les opérations de recensement. Ces deux personnalités membres des organes de supervision et de gestion du processus de la Lépi, ont reconnu que les dispositions proprement dites ne sont pas réunies pour faire démarrer cette étape après celle de la cartographie censitaire. En sorte une position qui rejoint celle de l’opposition. Le recensement devrait être lancé le 15 mars prochain, mais cette échéance a été repoussée à une date ultérieure. Il s’annonce très périlleux dans la mesure où la saison pluvieuse donnera du fil à retordre aux agents recenseurs, a fait observer la présidente de la Miréna, Mme Bachabi. FN |
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